mercredi 30 octobre 2019

Au bout du rêve

Ceux qui me suivent sur les réseaux le savent : dans quelques jours, je m'envole pour un voyage que j'attends depuis très, très longtemps.
18 ans, pour être exacte.
En 2001 est sorti le premier opus du Seigneur des Anneaux au cinéma. J'avais 12 ans, j'avais déjà dévoré les romans. J'en suis immédiatement tombée amoureuse. De l'histoire, de l'univers de Tolkien, bien sûr ; mais plus encore des paysages grandioses, de ceux qui contiennent à eux seuls le souffle épique d'une aventure.




Et puis j'ai regardé le making-off de plusieurs heures contenu dans la version longue des DVD. Au-delà de ma fascination pour tous les aspects du tournage, des effets spéciaux, etc., qui me marque encore aujourd'hui, j'ai retenu une chose.
Tous ces paysages (ou presque) existaient en vrai. Mieux : ils étaient tous dans un même pays, pas si grand que ça en plus. Depuis ce jour-là très précisément, je rêvais d'y aller un jour, et j'y ai pensé souvent. Je me suis assez vite renseignée sur la distance et le tarif des billets... et j'ai rangé cette idée dans la catégorie "quand je serai riche", avec un petit pincement au coeur et des étoiles dans les yeux.


Petit alpaga deviendra grand.

Et puis les années passent, je réalise un rêve (l'écriture), un autre (l'édition), mais je ne deviens pas riche (ha ha). L'expérience m'apprend que pour réaliser un rêve, il faut donner beaucoup de soi et se battre pour que ça fonctionne, et pas attendre qu'il tombe du ciel. Je fais d'autres voyages incroyables (et plus raisonnables ^^) : Toronto, New York, la Turquie, les Canaries, San Francisco et le Far West, Bali... J'en reviens toujours avec une soif de découvertes extraordinaire, un besoin de me confronter à d'autres paysages, d'autres modes de vie, et cette certitude, toute douce, de me sentir si bien chez moi quand je rentre. Avant de ressentir à nouveau l'appel du grand large.
Pendant toutes ces années, tous ces voyages, l'idée de la Nouvelle-Zélande ne m'a pas lâchée. Chaque fois, j'envisageais la possibilité avant de la mettre de côté parce qu'on n'avait pas les moyens, pas assez de temps sur place, ou pas assez de temps pour le préparer (on est les pros des destinations choisies à la dernière minute !). 




À Bali, au coucher du soleil face à un océan houleux, l'homme qui partageait ma vie depuis déjà dix ans m'a demandé de l'épouser. Un an plus tard, on réalise ensemble un nouveau rêve en nous disant "oui" devant nos proches. C'est à cette occasion qu'on s'est fait ce cadeau - que tous nos proches nous ont fait ce cadeau. Un voyage de noces en Nouvelle-Zélande.

On en a mis, du temps, pour le préparer : on voulait faire ça bien, pour une fois, parce qu'on savait qu'on n'aurait peut-être pas l'occasion de recommencer. Partir un mois tous les deux, au bout du bout du monde, en road trip comme on aime tellement ça. Un an et demi à économiser (l'argent et les jours de vacances), à préparer sans tout planifier, parce qu'on aime se laisser surprendre. À nous préparer physiquement, aussi, pour les randonnées (croisez les doigts pour que le Mordor soit accessible). Île nord en voiture, île sud en van aménagé. Un an et demi à aller chercher ce rêve, grâce à l'amour de nos proches.

Et nous voilà, en train de finaliser les derniers achats, pas loin de commencer les valises, à compter les jours. 
Prêts à embarquer au bout du rêve.