Notes pour un monde meilleur


Titre du roman 
: Notes pour un monde meilleur - éditions du Chat Noir
Préquelle de De l'autre côté du mur
Genre : Dystopie, avec du réalisme magique
Public visé : 14 ans et plus
Nombre de signes : 280 000 sec








Résumé :

Isaac est physicien, Azra auteure. Ils ont toujours formé un front uni contre l’adversité, mais une terrible nouvelle s’abat sur leur couple et brise leur rêve d’un avenir heureux. Isaac est persuadé de résoudre le problème avec sa création ; Azra, en pleine fuite de la réalité, se cache derrière ses mots. Inévitablement, leurs chemins se séparent peu à peu.
Jusqu’au jour où Isaac comprend que leur tragédie n’est que le reflet de celle qui déchire la société entière, partagée entre artistes et scientifiques depuis la découverte de deux énergies à la puissance incroyable. Fermement décidé à sauver tous ceux qui ont encore une chance, il place tous ses espoirs dans le chantier d’un nouveau monde : une institution où une poignée d’hommes et de femmes pourront, main dans la main, apprivoiser et maîtriser ces énergies avant de revenir vers les autres pour transmettre leur enseignement.

Voilà l’immense projet d’un homme qui consigne ses notes pour un monde meilleur pour les générations à venir. Pour sa descendance, qu’il n’aura peut-être jamais…

Dans cette préquelle indépendante de De l'autre côté du mur, vous découvrirez l'histoire d'Isaac, l'homme qui a écrit le journal et l'un des fondateurs de la société... mais Aslan et Sibel seront également au rendez-vous !


Extrait :

2189 – avril
Azra avait raison : je ne pourrai jamais me rendre dans le futur. La technologie dont je dispose n’est pas assez évoluée, les paradoxes temporels sont insolvables. Mes rêves de vieilles DeLorean et de voitures volantes demeureront rêves à jamais.
Mais je ne renonce pas pour autant. Je veux savoir ce que l’avenir nous réserve, et je le saurai. Je n’ai pas besoin d’être sur place pour jouer les observateurs : il me suffit de regarder de loin, sans modifier le futur.

Mes doigts restent suspendus au-dessus du clavier tandis que mes pensées dérivent vers de nouvelles théories, oubliant de les noter pour la postérité. Écrire n’a jamais été mon truc, mais c’est important de laisser une trace aux générations futures. Ce journal sera peut-être le seul témoin de mes avancées. Peut-être que dans cent ans, dans mille ans, quelqu’un tombera sur ce fichier et découvrira que je l’ai observé à son insu.
Du moins, si j’arrive à faire fonctionner cette foutue machine. Je laisse échapper un soupir de frustration avant de reprendre :

Les théories de l’intrication quantique nous permettent déjà de faire bouger simultanément des particules distinctes éloignées dans l’espace ; il ne me reste plus qu’à trouver un moyen de les éloigner dans le temps. Si je peux envoyer une projection de mon esprit à une date donnée, il reproduira exactement, et simultanément, ce que je ferai dans le présent ; je pourrai donc observer à ma guise, tout en restant invisible pour les êtres humains du futur. Il faudrait un réceptacle pour…

Une main se pose sur mon épaule, me fait sursauter. La voix douce d’Azra murmure à mon oreille :
« Le repas est prêt. Tu viens manger ?
– J’ai presque fini.
– Dépêche-toi, le risotto froid c’est un vrai gâchis ! »
J’acquiesce distraitement, la laisse repartir pendant que je réfléchis. Comment écrire simplement l’avancée de mes recherches sans perdre trop de temps sur mon travail ? Je ne suis pas un de ces savants qui rêvent à un projet fou mais ne font rien pour le réaliser : je veux des résultats, du concret.
« Mon chéri ? »
Je soupire. Azra est toujours si impatiente. Elle ne comprend pas l’importance que ces découvertes ont pour moi, pour nous. Pour elle, c’est facile, elle passe son temps à écrire des livres de fiction, elle n’a qu’à inventer ce qu’elle veut pour que ça devienne sa réalité. Ses personnages sont ses enfants, et elle s’en contente tant bien que mal. Pas moi.
Moi, j’ai besoin de savoir si nous finirons par avoir des vrais enfants malgré ce qu’ont dit les médecins. J’ai besoin de voir le monde dans lequel ils vivront pour leur préparer le meilleur avenir possible, un avenir où le chaos et les doutes ne seraient plus que des vieilles notions disparues depuis longtemps. Je veux savoir si les souffrances que nous traversons finiront par apporter une paix durable, si les hommes vivront enfin en harmonie quand nous aurons réglé les problèmes qui nous déchirent.

Le dîner peut bien attendre quand on construit un monde meilleur, non ?





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire