jeudi 24 mars 2016

Mon parcours éditorial - suite

Un commentaire récent sur un vieil article (coucou Erika !) m'a rappelé hier que je vous avais raconté mon parcours éditorial, il y a... gloups, presque trois ans. Souvenez-vous, c'était ici : Mon parcours éditorial. Je vous laisse relire l'article si vous voulez des détails mais, pour les autres, je résume en quelques mots : les éditions du Chat Noir avaient repéré mon projet de roman sur le forum CoCyclics et m'avaient demandé de le leur envoyer. Six jours après, j'avais une réponse positive pour De l'autre côté du mur ! 
Pendant ce temps, La Couleur de l'aube, que j'avais écrit avant, faisait son bonhomme de chemin et trouvait un éditeur d'OVNI littéraires : les éditions Armada. Ces deux romans avaient auparavant fait des séjours chez de gros éditeurs, qui m'avaient souvent répondu personnellement même s'ils n'étaient pas entièrement convaincus.
J'en étais là au moment de ce billet. Et j'ai réalisé qu'il s'était passé pleiiin de choses depuis, et que ça mérite un petit article !






De l'autre côté du mur étant dans les bacs et La Couleur de l'aube sur le point d'y arriver, j'ai parlé, pour le boulot, avec Xavier Décousus, qui montait alors sa collection jeunesse aux éditions Imaginemos. Il m'a expliqué le concept et m'a demandé si ça m'intéressait de lui écrire quelque chose. Son idée ayant tout de suite fait "tilt", j'ai dit oui ! Me voilà donc embarquée dans l'écriture du Secret des Bois-Noirs pour un nouvel éditeur. (Pour les détails, vous pouvez consulter l'article sur la genèse du roman : Le Secret des Bois-Noirs et moi : une longue histoire et de l'émotion).


C'est donc, déjà, mon troisième roman qui est accepté. Mais son histoire sera longue avant la publication et, pendant ce temps, je ne vais pas rester inactive.



J'écris d'abord un court roman, un projet de série en fait, Hoài et le tigre. C'est l'histoire d'un conteur vietnamien qui se lie d'amitié avec un tigre (un vrai, sauvage et tout). Ca fait penser à l'Odyssée de Pi, bien sûr, mais pour la petite histoire j'avais fini de l'écrire avant la sortie du film et c'est totalement fortuit. :) Très vite, ce roman vogue vers une nouvelle vie : je l'envoie aux (grands) éditeurs avec qui j'avais déjà eu de bons contacts pour les précédents. Encore une fois, les retours sont encourageants mais négatifs. Je finis par me dire qu'il n'est pas encore prêt, et j'abandonne l'idée de le soumettre ailleurs pour le moment, consciente que je devrai le retravailler un jour. Ce roman dort toujours dans un de mes tiroirs, attendant que je le réécrive pour lui donner une autre chance.


A la suite de cette soumission, cependant, l'un des éditeurs à qui je l'ai envoyé me demande de lui proposer un projet de trilogie. Moi qui n'écris que des one-shot, je suis un peu sceptique au départ. Pourtant, l'idée fait lentement son chemin dans mon esprit et, très vite, je commence à réfléchir à un nouveau roman Young Adult, au nom de code de Play Your Life... et qui s'appellera finalement I.R.L., des années plus tard :) Je propose assez vite un synopsis à l'éditeur, qui n'est pas convaincu par mon idée. Je suis déçue, forcément, mais... le roman s'est déjà ancré en moi, il me taraude. Je décide de l'écrire quand même. Tant pis pour l'éditeur !
Un NanoWriMo plus tard, j'ai écrit le premier tome. Je le retravaille, et l'envoie aux éditeurs pendant que j'écris la suite. Je vous raconterai peut-être les détails un jour mais, en gros, j'ai réécrit (partiellement) deux fois le premier tome suite aux retours d'éditeurs, enthousiastes mais pas convaincus ; et une fois le deuxième tome suite aux retours de mes primo-lectrices. J'ai fait un nano pour finir le premier jet du troisième et dernier tome, parce que cette histoire me hantait et demandait à sortir. En même temps, je ne savais pas par quel bout la prendre ; il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas, et j'avais la sensation très frustrante de n'être pas capable d'écrire cette histoire comme je l'aurais voulu. Comme si je n'étais pas encore prête.






A ce moment-là, j'avais déjà fait quelques salons avec De l'autre côté du mur et beaucoup de lecteurs avaient manifesté l'envie de lire une suite. Mon éditeur aussi, d'ailleurs ! L'idée faisant lentement son chemin dans ma tête, et têtue comme je suis, j'ai décidé d'écrire non pas une suite, mais une préquelle. Hé oui, je parle bien des Notes pour un monde meilleur ! Enfin libérée de Play Your Life puisque j'en avait écrit les trois tomes, même s'ils étaient encore en chantier, j'ai pu me consacrer à ce court roman et revenir dans l'univers de De l'autre côté du mur, que j'avais quitté depuis deux ans. C'était étrange, et ça a été difficile aussi (encore une fois, j'ai dû le réécrire après lecture par mes primo-lectrices), et en même temps étrangement réconfortant. 
Cette histoire était née en même temps que De l'autre côté du mur et la formuler si longtemps après me donnait l'impression de dévoiler un secret bien gardé, tout en m'attachant à de nouveaux personnages. C'était une belle aventure :)




Une fois le texte envoyé à l'éditeur, j'ai relevé mes manches pour reprendre Play Your Life.



Par hasard, c'était le moment du salon de Montreuil ; je m'y suis rendue, notamment pour voir Cindy, et j'ai discuté un peu avec Paola Grieco, éditrice chez Gulf Stream, qui avait déjà lu mes autres projets et m'avait toujours répondu de façon encourageante. Elle me demande où j'en suis ; je lui parle de Play Your Life, puisque j'ai les mains dans le cambouis à ce moment-là. Elle me demande de le lui envoyer. Aussitôt dit, aussitôt fait !
Quelques mois plus tard, Paola me répond : elle est prête à publier ce projet mais le préfèrerait en one-shot. Vu le nombre de fois où j'avais déjà réécrit le roman, j'ai commencé par prendre peur. Et puis j'ai réalisé que c'était le truc qui me manquait depuis le début. Le coup de pied aux fesses dont j'avais besoin pour reprendre ce roman et en faire quelque chose qui se tienne vraiment, sans toutes ces hésitations qui m'incitaient à le réécrire encore et encore. C'était vraiment libérateur. Bye bye Play Your Life, dites coucou à IRL ! :)


Pendant ce temps, mon éditrice du Secret des Bois-Noirs avait aussi parlé de moi à Play Bac, qui cherchait une jeune auteure pour un projet de commande... mais je vous en parlerai plus tard.

Et me voilà, à vous raconter tout ça sur mon blog, quelques jours après la sortie en avant-première d'IRL au Salon de Paris. Il en a fait du chemin, ce roman !

Merci au "blog d'une fangirl" pour la photo-souvenir ! :)


lundi 21 mars 2016

Retour de Livre Paris 2016... un week-end de fooolie !

Ce week-end, c'était donc Livre Paris 2016.
Je plane encore sur mon petit nuage tellement c'était génial ! Vous avez vraiment été formidables et vous avez fait de cette édition un moment très spécial dont je me souviendrai longtemps. Merci, merci mille fois pour votre présence, votre enthousiasme, vos sourires. Vous avez fait de moi une auteure comblée :)

Retour sur un week-end complètement fou !

Samedi matin, direction Livre Paris, très impatiente et un peu fébrile. Je vous passe le coup des mamies qui me laissent leur place dans le RER et me font sentir le poids des béquilles, ou la copine de Grenoble que je n'ai pas vue depuis 6 ans et que je croise par hasard en montant dans le tram. Une journée qui commence sous le signe de la folie, et qui va le rester !




J'arrive à la bourre à ma dédicace à cause du monde dans le tram (et parce que je me suis perdue dans le mauvais hall du parc des Expositions, ha ha). Au Chat Noir, comme toujours, c'est bonne humeur et enthousiasme. Il y a du monde, les gens sont curieux, posent des questions, sont là pour échanger. Entre les dédicaces de "De l'autre côté du mur" et des "Notes pour un monde meilleur" (dont celle de ma chère Sia, qui mérite la palme de la persévérance, après deux ans d'attente !), je signe déjà quelques exemplaires d'I.R.L. La première dédicace est pour mon éditrice de "De l'autre côté du mur", qui a publié mon premier roman. Un joli symbole ;)

Après deux heures bien remplies, je retrouve Kevane Saefiel et deux amies pour le déjeuner. Je suis bien contente d'avoir le temps de papoter avec elles, de découvrir un peu mieux ma copine de Twitter. Et d'avaler un sandwich, parce que je meurs de faim ! 
Eléonore Fernaye nous rejoint pour le dessert avec de merveilleux cookies faits maison <3 On parle boulot, traduction, écriture, deadlines... Un moment bien agréable, une fois encore. Mais le temps file, et l'heure de ma dédicace chez Gulf Stream approche ! Le temps de repasser au Chat Noir pour voir une amie que je connais sur le net depuis des années mais que je n'avais jamais rencontré "IRL" (ah ah), de me perdre dans le salon pour trouver le stand des Pays de la Loire, de poser mes affaires et mes béquilles dans la réserve, et me voilà assise à côté de Cindy, derrière I.R.L. et Les Outrepasseurs ! J'ai même des tout nouveaux marques-page pour l'occasion. 

Ils sont beauuuux !

En voyant la file qui attend déjà avant même que je m'installe, mon coeur manque un battement. Mon cerveau me dit que tout le monde est là pour Cindy, mais mes yeux repèrent bon nombre de couvertures rose pétant dans les mains des lecteurs, à côté des Outrepasseurs. Le temps de faire un câlin à Cindy et de lui tendre son exemplaire d'I.R.L dédicacé avec émotion (privilège de première lectrice !), et les premiers lecteurs arrivent.





Je n'ai pas de mot pour vous dire combien je suis émue par toutes ces rencontres, par votre bonne humeur, votre enthousiasme, votre patience, vos petits mots adorables. Nous devions signer deux fois 1h avec un meet-up informel au milieu ; nous avons été obligées d'annuler le meet-up pour que tout le monde puisse avoir sa signature (et on s'en excuse platement !). C'est donc presque trois heures de dédicaces non-stop qui nous attendaient !
Pour une avant-première d'IRL et une première dédicace au côté de mon amie de coeur et de plume, je ne pouvais pas rêver mieux. Je me suis bien marrée avec mes jeux de mots pourris autour d'IRL et en collant mes yeux un peu partout (si, si, ça a un sens ! Demandez-moi une dédicace et vous comprendrez :) ), j'ai enfin rencontré tout un tas de twittos et de Facebook-friends avec qui j'échange depuis des semaines, fait peur à des blogueuses qui avaient reçu les mails anonymes de L. et C., probablement dit beaucoup de bêtises. C'était fou-fou-fou !



Merci, vraiment, merci mille fois.
Je me souviendrai longtemps, aussi, des regards assassins qu'on m'a lancés quand j'ai récupéré mon exemplaire de Memorex. Nouvelle émotion <3


Je ne frime pas, c'est juste une impression !


Enfin, vers 18h, Carina Rozenfeld nous a rejointes et on est allées se faire un petit restau bien sympa, en compagnie de Paola Grieco, notre éditrice. Après un instant de flottement où chacune accusait le coup de la journée qui venait de s'écouler et quelques twitts, je pose ma caquette d'auteure et j'enfile celle d'éditrice pour un autre grand moment d'émotion : la signature d'un contrat avec Carina, qui est en train d'écrire un roman pour ma collection chez Scrineo ! Et puisque j'ai lu le début, je peux vous le dire sans mentir : ça va envoyer du pâté.

La photo souvenir qui va bien !

La soirée se termine dans les fou-rires et la fatigue finit par nous rattraper ; chacune regagne ses pénates, fourbue mais heureuse. Mais il me reste une dernière surprise sur le trajet du retour : sur Twitter, Erika de "Page après page", que j'ai rencontrée l'après-midi même, a déjà terminé I.R.L. ! 
Je la cite : "Juste wow. Merci pour ce put*** de roman !"
Voilà de quoi terminer cette journée en beauté. Mon petit coeur d'auteure en palpite encore !


Le dimanche a été un peu plus calme, l'affluence du salon ayant pas mal baissé, ce qui m'a permis de prendre plus le temps de discuter avec chacun. Comme je suis (un poil) bavarde, c'est toujours agréable !
La dédicace au Chat Noir me permet de faire la connaissance de Clémence Godefroy, dont le premier roman me semble prometteur, et de signer encore quelques exemplaires d'I.R.L. ;) Je m'esquive un peu plus tôt parce que je veux absolument une dédicace de Jean-Claude Mourlevat et d'Anne-Laure Bondoux pour leur roman "Et je danse, aussi", qui me fait de l'oeil depuis sa sortie. Je mets des plombes à trouver leur stand, merci mon légendaire sens de l'orientation... Mais, j'ai ma dédicace ! L'un et l'autre sont adorables, et j'ai vraiment hâte de commencer ce roman qui fait du bien. Je pense que ce sera ma prochaine lecture :)





Je me perds encore une fois pour trouver le stand de Gulf Stream, et suis heureuse de pouvoir papoter avec Charlotte Bousquet et Clémence Lossone. Ensuite arrive Coco, venue exprès pour Cindy et moi, et on bavarde pendant un bon moment, pipelettes que nous sommes ! Je résiste tant bien que mal à la pression qu'elle me met pour m'extorquer des infos sur mes prochains romans, et suis sauvée par l'arrivée de Cindy ^^ Le temps de croiser Bulledop et Margauxliseuse avec bonheur, et Paola me montre les affiches d'IRL ! Ca claque, hein ?


(OK, c'est un peu flippant aussi, mais c'est pour la bonne cause.)

Enfin, c'est l'heure de la dernière dédicace du weekend, pendant laquelle je peux discuter longuement avec les lectrices (oui, je ne verrai que des filles ^^), signer IRL et De l'autre côté du mur, m'empiffrer de macarons et papoter tout mon soul avec Cindy.
C'est épuisée et des étoiles pleins les yeux que je rentre chez moi pour une soirée détente, et je vous envoie des milliers de bises en attendant Grésimaginaire à Grenoble, dans deux semaines :)
MERCI !

Je n'ai plus qu'à dédicacer les exemplaires du concours... ;)


samedi 5 mars 2016

Un an.

Un an aujourd'hui que je n'ai pas dansé.
Un an aujourd'hui que je n'ai pas posé un pied devant l'autre sans me demander si ça va me faire mal, si je n'ai pas trop forcé, si c'est bien raisonnable.




Il y a un an, jour pour jour, je me rendais à la danse avec un enthousiasme renouvelé. Je sortais la tête de l'eau après une longue période d'épuisement, je sentais le frémissement du spectacle en préparation ; j'étais heureuse, tout simplement, de laisser la musique glisser sur mon corps et de suivre le rythme sans me poser de question.
J'ai bien dansé, ce jour-là. Je n'ai pas fait une performance exceptionnelle, ma technique était un peu hésitante après deux semaines de pause, mais j'étais dedans et je le sentais. Je le vivais.
Et puis il y a eu cette dernière choré avant la fin du cours ; celle où on se dit : "c'est le moment de tout donner", même si on n'en peut plus.
J'ai tout donné.
Et je suis tombée. Une mauvaise réception, sur un mouvement tout bête que j'ai fait des dizaines de fois auparavant. La cheville qui se tord. Les larmes qui montent. Je me traîne sur le bord de la salle pour laisser les autres continuer, les mains agrippées à ma cheville.




Ca pulse. J'ai mal, beaucoup, et j'ai l'impression de n'avoir jamais autant souffert, pourtant aujourd'hui cette douleur me paraît ridicule comparée à celles qui ont suivi. A ce moment-là, je me contente de boitiller jusqu'au robinet pour passer mon pied sous l'eau froide, je laisse ma prof regarder. Ca ne gonfle pas, j'arrive à poser le pied. "Tu seras de retour dans deux semaines."
Je suis frustrée de devoir renoncer à deux semaines de danse alors que je viens juste de retrouver la forme, mais je sais que j'ai intérêt à me soigner correctement si je veux éviter une récidive après cette première entorse.

Heureusement, je n'avais encore aucune conscience qu'un an plus tard je serais toujours là, à serrer les dents en attendant de pouvoir retrouver le parquet d'une salle de danse et à réfléchir à chaque pas que je fais pour éviter de déclencher la douleur devenue ma compagne de tous les jours.
Je n'avais pas conscience du lent processus d'acceptation et d'adaptation qui venait de commencer, et qui me rappellerait chaque jour à quel point ma vie a changé. Ca a été long, difficile, j'ai pleuré de rage et de douleur, j'ai serré les dents pour faire les choses les plus simples, j'ai accepté d'avoir besoin d'aide, et je me suis battue pour retrouver autant d'autonomie que possible, sans y perdre le reste de ma santé. Parfois, j'ai réussi ; d'autres fois pas. Je cherche toujours ma voie dans cet équilibre instable qu'est devenue ma vie.





Pourtant, je ne suis pas sûre de le regretter. Cette année m'a appris beaucoup de choses, sur moi-même comme sur les autres. Elle m'a permis de regarder autrement, m'a obligée à respecter mes besoins et à écouter les autres. J'ai découvert les sourires d'encouragement des anciens quand ils me voient lutter pour avancer avec mes béquilles, l'empressement à tenir une porte ouverte ; j'ai réfléchi à tous ceux qui souffraient en silence, qui enduraient secrètement une torture que personne ne comprend, et j'ai compris qu'ils étaient bien plus nombreux que je l'imaginais. Tous ces gens font preuve d'un tel courage que je n'ai pas de mots pour le décrire. Savez-vous la force que demande un sourire quand la douleur pulse dans votre corps ? Savez-vous le mal que peut faire une simple remarque quand chaque instant passé hors de chez vous vous épuise jusqu'à la moelle ? 
"Excusez-moi, madame, mais cette place est réservée aux handicapés et vous avez l'air en pleine forme."  "Tout va bien, puisque vous souriez."
Moi, je l'ignorais. Et je suis heureuse de l'avoir appris, en un sens, comme je suis heureuse d'avoir appris à écouter la souffrance. A déceler la grimace dissimulée derrière le sourire du papi qui marche avec sa canne, le regard compatissant, vrai, de "ceux qui savent" quand ils me voient monter dans le bus avec mes béquilles, bien loin de cette pitié humiliante qui domine souvent.




Bien sûr, j'ai hâte de ne plus en avoir besoin. Bien sûr, chaque progrès est source d'une joie intense, en même temps que de la peur terrible de perdre ce que j'ai regagné si difficilement. Il y a cette ivresse de mettre un pied devant l'autre sans utiliser mes béquilles, dans la rue ; cette sensation de liberté intense que je n'avais jamais ressentie auparavant - toujours accompagnée de la crainte d'en faire trop, d'aller trop loin. De trop y prendre goût, de perdre cette patience que je dois retenir au lasso tant elle menace de s'envoler à chaque progrès.
Il y a des jours où je ne sais pas ce qui me manque le plus, entre la danse et la facilité de mon quotidien. Mais j'ai aussi beaucoup appris, et cette expérience a changé ma vie à jamais.
Je regrette seulement d'avoir attendu de la vivre pour comprendre.



vendredi 4 mars 2016

Les infos de la semaine

La semaine a été chargée en infos et en émotions !
Petit récapitulatif des infos que vous avez pu manquer.

Le booktrailer est arrivé !
Il est là, il est beau, il donne des frissons : c'est le booktrailer d'#IRL par les éditions GulfStream !
Si vous voulez tâter un peu l'ambiance du roman, cliquez sur le lien... à vos risques et périls !
https://www.facebook.com/GulfStreamEditeur/videos/1100016093362772/

Alors, ça vous donne envie ?

IRL en avant-première !
Et ça tombe bien : la grande nouvelle, c'est que #IRL sera en avant-première au salon du livre de Paris. Dans deux petites semaines, certains pourront le tenir entre les mains !
Et, pour ceux qui ne peuvent pas y aller, je vous promets un concours très bientôt pour tenter votre chance.
Pour tous les autres, rendez-vous le 7 avril en librairie !





Les horaires de présence au salon
En parlant du salon du livre, voici les horaires détaillés de ma présence sur le salon, sur les stands du Chat Noir et de Gulf Stream.
http://lesmotsdaelys.blogspot.fr/2016/03/dedicaces-au-salon-du-livre-de-paris.html




Un concours flash
Vous ne savez pas si #IRL peut vous plaire et vous êtes curieux de découvrir de quoi ça parle ? Rendez-vous sur Facebook et Twitter pour participer au concours flash commun avec Cindy Van Wilder, et tenter de gagner un extrait de lecture d'#IRL et #Memorex. Vous avez jusqu'à 18 h !
Hop !






Les 10 trucs qu'on ne nous apprend pas quand on est auteur

Ca faisait un moment que cet article me démangeait, il est arrivé : le top 10 des trucs qu'on doit apprendre sur le tas quand on publie. Parce qu'être auteur, ce n'est pas juste écrire !


Et voilà pour le récapitulatif d'une semaine très dense ! En attendant, je continue d'écrire mon nouveau roman Yong Adult, et je m'éclate. Je vais bientôt envoyer les premiers chapitres à l'éditeur pour décider avec lui si on le fait ensemble... Suspense !

A très vite pour de nouvelles aventures :)



jeudi 3 mars 2016

Auteurs : top 10 des trucs qu'on ne nous apprend pas

Quand on est auteur (dans le sens : au point de présenter notre manuscrit à des éditeurs), il y a des tas de trucs qu'on ne nous apprend pas et qu'on découvre sur le tas.
Bon, pour être honnête, on ne nous apprend rien vu qu'en France, ça ne se fait pas d'apprendre à écrire et qu'il paraît que le talent est inné (ah ah). Mais admettons qu'on sache écrire une histoire bonne à être publiée, encore faut-il savoir le reste aussi.

"Le reste ? Quel reste ?" demande l'auteur paniqué, qui a sué sang et eau sur son manuscrit et qui pensait être au bout de ses peines.
Le reste, mon petit, tu vas l'apprendre comme tu pourras, en te plantant, en écoutant l'expérience des autres, en expérimentant à ton tour, parce que personne ne te dira jamais que ça fait partie du job et que tu dois t'y préparer (sauf, éventuellement, les copains auteurs qui sont passés par là et qui ont appris quelques trucs). Comme si, parce que tu sais écrire un livre, tu savais forcément les faire aussi.

C'est parti pour mon top 10 des trucs qu'on ne nous apprend pas !

1 - Présenter un roman aux éditeurs


C'est une étape incontournable si on veut être publié. Or, il y a tout un tas de trucs à ne pas faire si on ne veut pas se griller toute de suite dans le milieu et, à moins de connaître déjà ce milieu, vous serez bien en peine de savoir lesquels. 
Bon, en soi, c'est surtout du bon sens : ne pas harceler l'éditeur, éviter de lui dire que mamie a adoré votre bouquin, ce qui prouve bien que vous êtes un génie ; rendre un manuscrit lisible... Mais, il faut quand même y penser et se renseigner un peu sur le net. Heureusement, ça reste quelque chose de faisable.


Illustration : Stoni


2 - Signer un contrat


Là, ça se corse un peu : à moins d'avoir l'habitude de faire ça et de savoir quelles petites lignes regarder, vous allez avoir besoin d'un peu d'aide. Non, on ne signe pas un contrat les yeux fermés, juste parce que "c'est la publication qui m'intéresse, pas l'argent"... Ou alors, on le regrette souvent après, quand on découvre un peu les usages du métier !
On peut se renseigner sur la Charte des illustrateurs qui fait de supers guides explicatifs, mais encore faut-il savoir où chercher. 
Bref : mieux vaut demander à un auteur expérimenté de jeter un oeil, si vous en avez la possibilité.





3 - Faire sa promo


Donner envie sans avoir l'air trop lourd, être accessible sans faire amateur, gérer des réseaux sociaux, parler de soi en salon ou répondre à des interviews, tenir un blog... Vous devrez être à la fois community manager, rédacteur web et attaché de presse. Or, même quand on a ces aptitudes pour les autres (et ce n'est pas donné à tout le monde), le faire pour soi apporte un défi supplémentaire, vu que c'est assez mal vu de se vanter mais qu'on attend quand même de vous que vous parliez de ce que vous faites, histoire d'attirer vos lecteurs.




4 - Pitcher


Résumer son propre livre sans se perdre dans les détails, les détours de l'intrigue ; en donnant envie, encore une fois, en quelques mots. Le beau défi ! C'est un exercice à part entière, et si vous croyez que quelqu'un vous préparera le terrain, vous vous trompez. Un conseil : entraînez-vous devant des amis, testez les réactions et ajustez en fonction. J'ai une pensée émue pour mes premiers lecteurs, en salon, qui ont eu droit à des pitchs tout embrouillés où je m'enfonçais un peu plus à chaque mot... Et surprise du chef : ça recommence à chaque nouveau roman.

Illustration : Sophie Navas


5 - Faire une dédicace


Hé oui ! Ca, c'est de l'écriture, et pourtant... C'est pas si simple ! Déjà, il y a une page bien précise pour faire sa dédicace ; ensuite, c'est mieux d'éviter le "Pour Bidule, Bonne lecture, Cordialement.". 
Mettre la date, signer, écrire un petit mot à la volée tout en discutant avec le lecteur... Ajouter des tampons on des stickers, dessiner, mettre des jolies couleurs ou pas. Chacun sa technique, à vous de découvrir la vôtre sur le tas.
Ou de vous y préparer si, pour vous comme pour moi, ce n'est pas inné ;)

Source : Aaaboum Paboum


6 - Savoir comment se comporter en salon


Faut-il attirer le chaland ? Sourire ? Dire bonjour ? Laisser les gens approcher ? S'habiller d'une façon particulière ? Chacun y va de son conseil (surtout si vous n'avez pas de chance et que le public n'est pas pour vous ce jour-là), et avec ça, vous avez plus qu'à vous débrouiller... Là encore, on teste, on a une pensée émue pour tous ceux qui ont fait les frais d'une expérience ratée. 


Illustration : Alice Baguet


7 - Faire face aux trolls du dimanche

Qui dit salon dit troll du dimanche. Ce promeneur qui est là sans trop savoir pourquoi et qui s'ennuie assez pour venir vous dire que ce que vous faites, c'est nul / pas assez comme ci / trop comme ça, alors qu'il ne vous a même jamais lu (même pas la 4e !). Ou cet excentrique qui a l'air de vouloir vous dire un truc mais que vous ne comprenez pas ; celui qui veut un truc bien précis et vous jette un regard meurtrier si vous essayez de l'aider... 
Mais, mais... on m'avait pas prévenue, moi ! ;)




8 - Participer à une table ronde


Imaginez : quelqu'un qui vous pose des questions sur un sujet dont vous n'êtes pas forcément spécialiste, devant plein d'autres gens. Ca a l'air simple, quand on regarde les autres, mais une fois de l'autre côté... En fait, je peux pas vous dire, je n'en ai pas encore vraiment fait (et j'avoue être un poil stressée à l'idée que ça change !)
Ca non plus, on ne nous l'apprend pas !





9 - Faire une intervention scolaire

O.K. On est invités à parler devant une classe, c'est super génial ! En plus, tout le monde est persuadé que vous avez déjà fait ça mille fois et que les enfants vont adorer. C'est bien beau, mais n'est pas pédagogue qui veut. Que leur dire ? Comment gérer la classe ? Les éléments perturbateurs ? 





10 - Donner des cours d'écriture

Là encore, ce n'est pas parce qu'on sait écrire un roman qu'on est capable d'expliquer aux autres comment faire. Pourtant, personne ne vous posera la question, comme si c'était une évidence. Bien sûr, rien ne vous oblige à accepter, mais soyons réalistes, c'est quand même une expérience qui a l'air chouette. Et puis, après tout ce que vous avez déjà appris sur le tas, vous êtes prêt à toute éventualité maintenant, non ? ;)






Bref : être auteur, ce n'est pas juste savoir écrire (d'autant qu'on est déjà en perpétuel apprentissage de ce côté-là), loin de là. Ca vient avec un gros package d'apprentissages sur le tas, d'erreurs et d'expériences ratées (ou réussies). Mais c'est ça qui est chouette, non ? On n'a jamais fini de découvrir des choses ! :)

mercredi 2 mars 2016

Dédicaces au Salon du Livre de Paris 2016

Le Salon de Paris, c'est tout bientôt !

Il est temps de parler horaires de dédicaces, non ?

Je serai la samedi et dimanche, avec les Editions du Chat Noir au stand T44, bien sûr.



...et la grande nouvelle, c'est que je serai aussi chez Gulf Stream Éditeur pour l'avant-première d'‪#‎IRL‬ ! J'ai tellement hâte, vous n'imaginez pas !



 émoticône wink
Le détail :

Samedi 19 mars

10h-12h
: éditions du Chat Noir (T44) avec "De l'autre côté du mur" et "Notes pour un monde meilleur"
15h - 15h45 : Pays de la Loire (1-F13)  avec "IRL"

16h - 17h : Meet-up avec Cindy Van Wilder sur le stand de Gulf Stream (1-F13). Venez papoter avec nous !

17h - 18h : Gulf Stream Editeur (1-F13) avec "IRL"

Dimanche 20 mars

13h - 15h :
éditions du Chat Noir (T44) avec "De l'autre côté du mur" et "Notes pour un monde meilleur"
17h - 18h : Gulf Stream Editeur (1 – F13) avec "IRL"

Et bien sûr, je ne suis pas sectaire, vous pouvez venir avec n'importe lequel de mes livres sur chacun des stands ;) Et même des carnets, marques-page, feuilles volantes, plâtres... L'important, c'est qu'on puisse se rencontrer ! 

See you soon !