lundi 23 mars 2015

Le Salon du Livre de Paris 2015... en béquille !


Cette année, le Salon du Livre de Paris a été particulièrement épique : en effet, m'étant blessée à la cheville il y a deux semaines, je ne pouvais marcher qu'avec difficulté, et le moins possible... j'ai donc dû annuler ma venue du samedi (à ma grande tristesse, car j'ai manqué beaucoup de monde <3), mais j'ai pris mon courage à une main et ma béquille dans l'autre, et je suis tout de même venue le vendredi pour assurer dédicaces et rendez-vous professionnels.
Voici donc le compte-rendu de la visite du salon en béquille !

Vu ma vitesse d'escargot, j'ai mis à peine moins de deux heures pour me rendre au salon, quand il m'en faut une seule d'habitude. Je ne vous explique pas le soulagement quand j'ai aperçu le grand panneau caractéristique de l'entrée !


Pourtant, j'avais bien conscience que les ennuis ne faisaient que commencer. D'abord, puisque je ne pouvais pas accélérer, pas moyen d'éviter les multiples distributeurs de tracts sur tout le trajet jusqu'à la porte des professionnels. J'avais donc des papiers inutiles plein les mains - déjà bien occupées par mon sac et ma béquille - quand je suis arrivée devant les vigiles.
Vigiles qui, par ailleurs, ont beaucoup ri en ouvrant mon sac pour le fouiller et en découvrant le pain de glace que j'ai emporté pour soulager ma cheville après ce long trajet... Histoire de m'éviter de la marche en plus, je demande le chemin des toilettes à l'hôtesse, qui grimace en me disant qu'il n'y en a qu'à l'étage sans ascenseur. Je déglutis, compatis très fort avec les personnes qui ont une mobilité réduite en permanence et doivent faire face à ces problèmes partout où ils vont, serre les dents pour monter les escaliers... mais, ouf ! Il y avait bel et bien des toilettes handicapés au rez-de-chaussée. Ma première aventure se termine bien, finalement.

Voyant qu'il me reste un peu de temps et que je suis juste à côté du stand des Hackoeurs (Master édition de la Sorbonne), je fais un petit détour pour aller les voir, et découvre Flora du blog "Une page s'ouvre". Chic, j'avais peur de la manquer, mais j'ai le temps de discuter un peu et de signer son exemplaire de l'anthologie !
Je lui dis que je compte passer chez Lumen, et elle me vend très bien The Book of Ivy... si bien que, une fois sur ledit stand, je craque - et gagne des supers goodies au passage. J'en profite pour faire connaissance avec leur ligne éditoriale et leur équipe, très sympa. Je reviendrai !

L'heure tourne et ma dédicace approche. Munie du plan que j'avais préparé à l'avance pour calculer tous mes déplacements au mieux, je trouve la direction voulue. Le stand me paraît au bout du monde (juste sur l'autre côté du salon, en fait, mais il me faut un temps infini pour y parvenir, accompagnée de l'adorable Flora). Finalement, je finis par trouver le superbe stand du Chat Noir !


Avant le début des hostilités...

Je m'assieds, profite qu'il n'y ait personne pour troquer discrètement ma chaussure contre une poche de glace, sous le regard hilare de mon éditeur qui explique aux lecteurs qu'au Chat Noir, ils cassent la cheville de leurs auteurs pour les forcer à rester assis jusqu'au bout de la dédicace.

Avec Cécile G. Cortès et Cécile Guillot, sur le stand du Chat Noir
Merci à Alexandre pour la photo !

Pendant trois heures, je papote avec Cécile G. Cortes, toute fière de découvrir enfin "en vrai" sa Pelote d'épingles pour lequel j'ai eu le plaisir d'être directrice de collection - et de récupérer mon exemplaire dédicacé. On parle beaucoup en se goinffrant de macarons et de bonbons (qu'est-ce qu'on est bien, au Chat Noir !), on signe des romans, on discute avec des lectrices... un GRAND MERCI à tous ceux qui sont venus me voir en sachant que je ne pourrais pas les chercher dans le salon. 

Quelques mentions spéciales :
* Isabel Vitorino qui était bien occupée et toujours aussi adorable
* Celia et la merveilleuse carte de chat noir qu'elle m'a offerte, qui va très vite rejoindre mes autres trésors. Merci <3




Je précise que Wooky s'est incrustée toute seule au moment où je prenais la carte
en photo et a tenu à se montrer sous tous les angles.
J'en déduis qu'elle avait envie de vous faire un petit coucou (ou bien elle était jalouse du beau chaton) !


* Mathieu Rivero et son sublime "Or et Nuit" qui vient de paraître aux Moutons électriques (tu peux être fier !)
* La Bulle de Coco, que j'ai enfin pu rencontrer depuis le temps qu'on papote sur twitter. Merci pour le sourire, j'espère que De l'autre côté du mur te plaira !
* Carine Roulet, que je suis ravie d'avoir découverte en vrai après avoir travaillé avec elle sur plusieurs romans (comme éditrice). 
* Les demoiselles qui m'ont demandé de quoi parlait mon roman... quand j'en arrive à la scène où Sibel rencontre Aslan, voyant leur drôle de tête, je demande en riant :
"Vous imaginez ce que ça ferait de voir un garçon pour la toute première fois, sans savoir ce que c'est ? 
- Baaaaah ! répondent-elles dans un choeur de grimaces.
- Surtout si c'est Matteo ! ajoute l'une d'elles.
- Bah voilà, Sibel aussi a réagi comme ça."
J'ai bien ri !

Merci, aussi, pour votre enthousiasme pour la préquelle, j'ai d'autant plus hâte de la partager avec vous. Et en parlant de ça... entre deux romans, j'ai aussi apposé ma signature sur le contrat des Notes pour un monde meilleur


Merci à Flora pour la photo !


Mais l'heure tourne, l'heure tourne, et il est temps de retourner chez les Hackoeurs pour ma dédicace chez eux ! Là encore, il me faut un temps fou pour rejoindre le stand à l'autre bout du salon, mais je suis bien accompagnée alors c'est moins pénible (et puis, j'ai l'aval de ma kiné pour donner des coups de béquille à ceux qui me bousculeraient ^^). Sitôt arrivée, je découvre l'étudiante qui s'est chargée des corrections éditoriales de mon texte, avec qui je m'entends tout de suite très bien. Je suis super bien accueillie, je découvre l'anthologie qui est très bien faite, signe un peu, discute beaucoup. Je me revois quelques années en arrière, quand j'étais étudiante en Master édition, et je suis fière du chemin que j'ai parcouru depuis.




Je discute aussi avec une autre auteure de l'anthologie, qui a fait ce master l'an passé... et nous découvrons que nous avons fait la même prépa, à un an près ! On a donc dû se croiser devant les salles de classes, et je fais un bond dans le passé de quelques années de plus, à me rappeler les profs et les cours à l'époque... un très bon moment. Je souhaite à tout ce petit monde une belle réussite dans le milieu, espérant en recroiser quelques-uns à l'avenir, comme collègues ou dans les salons, et je reprends ma béquille pour discuter un peu avec les copines, en faisant un crochet au stand de Gulf Stream pour admirer le tome 3 de ma très chère Cindy Van Wilder - que je suis décidément très triste de manquer.



Ma cheville commence à me faire mal, alors on ne s'attarde pas dans les allées et on rejoint assez vite un coin un peu glauque mais qui a le mérite de me permettre de m'asseoir, pour discuter. A ce stade, je commence à être épuisée et frustrée de ne pas pouvoir faire des allers-retours dans les allées ; j'irais bien chez les Moutons électriques mais le stand est à l'opposé et je n'ai pas le courage d'aller jusque-là-bas pour revenir ici après, sachant que j'ai un rendez-vous pas loin. Mes amies, adorables, me tiennent quand même compagnie, et on en profite pour flâner un peu dans le coin pour découvrir d'autres éditeurs.

Finalement, j'arrive sur mon lieu de rendez-vous professionnel, qui se passe très bien malgré quelques difficultés pour se retrouver, et moi qui suis dans l'incapacité de les rejoindre ailleurs.
La sortie du salon est encore épique, j'ai mal et elle me semble plus loin que jamais. Je mets vingt-cinq minutes à rejoindre le lieu où on doit venir me chercher ! Heureusement, et à ma grande surprise, les gens sont très gentils avec moi, ils me laissent passer et me tiennent les portes ; sur la journée, deux seulement m'ont bousculée sans pitié (y'en a même une qui a trouvé le moyen de faucher ma béquille ET de me taper dans le pied qui fait mal), contre tous les autres qui me demandaient ce qui m'était arrivée et me proposaient leur aide. #Faithinhumanity : restored.

C'est donc épuisée mais ravie que je suis rentrée chez moi, munie de mon précieux butin de la journée et de superbes souvenirs, malgré mon gros pincement au coeur de ne pouvoir venir le lendemain. Encore MERCI à tous, j'espère vous revoir très bientôt en meilleure forme !


Mes précieux !

8 commentaires:

  1. Un salon épique à ce que je vois !
    Je suis ravie de t'avoir enfin rencontrée et j'ai hâte de découvrir ton univers ;)
    Bisous

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    1. Mini-croquemou te passe le ronron ! ^^
      Ravie également, et vivement la prochaine !
      Bise :)

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  2. J'adore les poses de Wooky (et je grogne contre la personne qui t'a fait mal... Heureusement qu'il y a eu plein de gentils en comparaison !)
    Gros gros câlins ma belle !

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    1. T'as vu comme elle fait sa belle ? ^^

      Câlins itou dear, et merci <3

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  3. Pareil que Cindy, j'adore comment Wooky fait la star et prend la pause ! (et j'ai ronchonné en lisant le passage sur la personne qui t'a fauché la béquille et cognée)
    C'est vraiment super d'avoir pu faire cette première séance de dédicaces en ta compagnie et celle de Cécile. Je n'ai pas vu le temps passer.
    Repose-toi bien surtout, profite de tes lectures pour soulager ta cheville ! (j'ai hâte de lire ton avis sur The book of Ivy)
    <3

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    1. Ouiii, c'était génial d'être avec toi ! Vivement les prochaines !
      Je te dirai pour "The book of Ivy", je pense le commencer assez vite (dès que j'ai fini Mystic City et terminé un ou deux manuscrits, en fait ^^)

      Repose-toi bien aussi ! <3

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  4. Raaah, la vilaine cheville ! Ma pauvre, tu as dû bien souffrir... je t'ai trouvée très courageuse car ça ne se voyait pas du tout. Comme d'habitude, c'est toujours un bonheur de te voir et de papoter avec toi, et j'enfile ma casquette éditrice pour te remercier d'avoir honoré notre stand malgré ton handicap passager, quelle abnégation !
    Vivement les Imaginales et le rétablissement de ta cheville pour en profiter davantage ! <3

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    1. Oh, ça va, je n'ai pas tant dégusté que ça... je m'attendais à pire ! C'était pénible mais pas horrible :)
      Et puis, j'en avais tellement assez de rester chez moi sans bouger que j'avais besoin de venir ^^

      Quant à votre stand, c'était un immense plaisir (et une chaise confortable :-p ), j'aurais aimé avoir un peu plus de temps/d'énergie pour papoter avec les gens de ton Master, j'espère qu'il y aura d'autres occasions !

      Vivement bientôt pour qu'on se revoie <3 Cette fois, il faut qu'on se prenne ce café !

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