lundi 23 mars 2015

Le Salon du Livre de Paris 2015... en béquille !


Cette année, le Salon du Livre de Paris a été particulièrement épique : en effet, m'étant blessée à la cheville il y a deux semaines, je ne pouvais marcher qu'avec difficulté, et le moins possible... j'ai donc dû annuler ma venue du samedi (à ma grande tristesse, car j'ai manqué beaucoup de monde <3), mais j'ai pris mon courage à une main et ma béquille dans l'autre, et je suis tout de même venue le vendredi pour assurer dédicaces et rendez-vous professionnels.
Voici donc le compte-rendu de la visite du salon en béquille !

Vu ma vitesse d'escargot, j'ai mis à peine moins de deux heures pour me rendre au salon, quand il m'en faut une seule d'habitude. Je ne vous explique pas le soulagement quand j'ai aperçu le grand panneau caractéristique de l'entrée !


Pourtant, j'avais bien conscience que les ennuis ne faisaient que commencer. D'abord, puisque je ne pouvais pas accélérer, pas moyen d'éviter les multiples distributeurs de tracts sur tout le trajet jusqu'à la porte des professionnels. J'avais donc des papiers inutiles plein les mains - déjà bien occupées par mon sac et ma béquille - quand je suis arrivée devant les vigiles.
Vigiles qui, par ailleurs, ont beaucoup ri en ouvrant mon sac pour le fouiller et en découvrant le pain de glace que j'ai emporté pour soulager ma cheville après ce long trajet... Histoire de m'éviter de la marche en plus, je demande le chemin des toilettes à l'hôtesse, qui grimace en me disant qu'il n'y en a qu'à l'étage sans ascenseur. Je déglutis, compatis très fort avec les personnes qui ont une mobilité réduite en permanence et doivent faire face à ces problèmes partout où ils vont, serre les dents pour monter les escaliers... mais, ouf ! Il y avait bel et bien des toilettes handicapés au rez-de-chaussée. Ma première aventure se termine bien, finalement.

Voyant qu'il me reste un peu de temps et que je suis juste à côté du stand des Hackoeurs (Master édition de la Sorbonne), je fais un petit détour pour aller les voir, et découvre Flora du blog "Une page s'ouvre". Chic, j'avais peur de la manquer, mais j'ai le temps de discuter un peu et de signer son exemplaire de l'anthologie !
Je lui dis que je compte passer chez Lumen, et elle me vend très bien The Book of Ivy... si bien que, une fois sur ledit stand, je craque - et gagne des supers goodies au passage. J'en profite pour faire connaissance avec leur ligne éditoriale et leur équipe, très sympa. Je reviendrai !

L'heure tourne et ma dédicace approche. Munie du plan que j'avais préparé à l'avance pour calculer tous mes déplacements au mieux, je trouve la direction voulue. Le stand me paraît au bout du monde (juste sur l'autre côté du salon, en fait, mais il me faut un temps infini pour y parvenir, accompagnée de l'adorable Flora). Finalement, je finis par trouver le superbe stand du Chat Noir !


Avant le début des hostilités...

Je m'assieds, profite qu'il n'y ait personne pour troquer discrètement ma chaussure contre une poche de glace, sous le regard hilare de mon éditeur qui explique aux lecteurs qu'au Chat Noir, ils cassent la cheville de leurs auteurs pour les forcer à rester assis jusqu'au bout de la dédicace.

Avec Cécile G. Cortès et Cécile Guillot, sur le stand du Chat Noir
Merci à Alexandre pour la photo !

Pendant trois heures, je papote avec Cécile G. Cortes, toute fière de découvrir enfin "en vrai" sa Pelote d'épingles pour lequel j'ai eu le plaisir d'être directrice de collection - et de récupérer mon exemplaire dédicacé. On parle beaucoup en se goinffrant de macarons et de bonbons (qu'est-ce qu'on est bien, au Chat Noir !), on signe des romans, on discute avec des lectrices... un GRAND MERCI à tous ceux qui sont venus me voir en sachant que je ne pourrais pas les chercher dans le salon. 

Quelques mentions spéciales :
* Isabel Vitorino qui était bien occupée et toujours aussi adorable
* Celia et la merveilleuse carte de chat noir qu'elle m'a offerte, qui va très vite rejoindre mes autres trésors. Merci <3




Je précise que Wooky s'est incrustée toute seule au moment où je prenais la carte
en photo et a tenu à se montrer sous tous les angles.
J'en déduis qu'elle avait envie de vous faire un petit coucou (ou bien elle était jalouse du beau chaton) !


* Mathieu Rivero et son sublime "Or et Nuit" qui vient de paraître aux Moutons électriques (tu peux être fier !)
* La Bulle de Coco, que j'ai enfin pu rencontrer depuis le temps qu'on papote sur twitter. Merci pour le sourire, j'espère que De l'autre côté du mur te plaira !
* Carine Roulet, que je suis ravie d'avoir découverte en vrai après avoir travaillé avec elle sur plusieurs romans (comme éditrice). 
* Les demoiselles qui m'ont demandé de quoi parlait mon roman... quand j'en arrive à la scène où Sibel rencontre Aslan, voyant leur drôle de tête, je demande en riant :
"Vous imaginez ce que ça ferait de voir un garçon pour la toute première fois, sans savoir ce que c'est ? 
- Baaaaah ! répondent-elles dans un choeur de grimaces.
- Surtout si c'est Matteo ! ajoute l'une d'elles.
- Bah voilà, Sibel aussi a réagi comme ça."
J'ai bien ri !

Merci, aussi, pour votre enthousiasme pour la préquelle, j'ai d'autant plus hâte de la partager avec vous. Et en parlant de ça... entre deux romans, j'ai aussi apposé ma signature sur le contrat des Notes pour un monde meilleur


Merci à Flora pour la photo !


Mais l'heure tourne, l'heure tourne, et il est temps de retourner chez les Hackoeurs pour ma dédicace chez eux ! Là encore, il me faut un temps fou pour rejoindre le stand à l'autre bout du salon, mais je suis bien accompagnée alors c'est moins pénible (et puis, j'ai l'aval de ma kiné pour donner des coups de béquille à ceux qui me bousculeraient ^^). Sitôt arrivée, je découvre l'étudiante qui s'est chargée des corrections éditoriales de mon texte, avec qui je m'entends tout de suite très bien. Je suis super bien accueillie, je découvre l'anthologie qui est très bien faite, signe un peu, discute beaucoup. Je me revois quelques années en arrière, quand j'étais étudiante en Master édition, et je suis fière du chemin que j'ai parcouru depuis.




Je discute aussi avec une autre auteure de l'anthologie, qui a fait ce master l'an passé... et nous découvrons que nous avons fait la même prépa, à un an près ! On a donc dû se croiser devant les salles de classes, et je fais un bond dans le passé de quelques années de plus, à me rappeler les profs et les cours à l'époque... un très bon moment. Je souhaite à tout ce petit monde une belle réussite dans le milieu, espérant en recroiser quelques-uns à l'avenir, comme collègues ou dans les salons, et je reprends ma béquille pour discuter un peu avec les copines, en faisant un crochet au stand de Gulf Stream pour admirer le tome 3 de ma très chère Cindy Van Wilder - que je suis décidément très triste de manquer.



Ma cheville commence à me faire mal, alors on ne s'attarde pas dans les allées et on rejoint assez vite un coin un peu glauque mais qui a le mérite de me permettre de m'asseoir, pour discuter. A ce stade, je commence à être épuisée et frustrée de ne pas pouvoir faire des allers-retours dans les allées ; j'irais bien chez les Moutons électriques mais le stand est à l'opposé et je n'ai pas le courage d'aller jusque-là-bas pour revenir ici après, sachant que j'ai un rendez-vous pas loin. Mes amies, adorables, me tiennent quand même compagnie, et on en profite pour flâner un peu dans le coin pour découvrir d'autres éditeurs.

Finalement, j'arrive sur mon lieu de rendez-vous professionnel, qui se passe très bien malgré quelques difficultés pour se retrouver, et moi qui suis dans l'incapacité de les rejoindre ailleurs.
La sortie du salon est encore épique, j'ai mal et elle me semble plus loin que jamais. Je mets vingt-cinq minutes à rejoindre le lieu où on doit venir me chercher ! Heureusement, et à ma grande surprise, les gens sont très gentils avec moi, ils me laissent passer et me tiennent les portes ; sur la journée, deux seulement m'ont bousculée sans pitié (y'en a même une qui a trouvé le moyen de faucher ma béquille ET de me taper dans le pied qui fait mal), contre tous les autres qui me demandaient ce qui m'était arrivée et me proposaient leur aide. #Faithinhumanity : restored.

C'est donc épuisée mais ravie que je suis rentrée chez moi, munie de mon précieux butin de la journée et de superbes souvenirs, malgré mon gros pincement au coeur de ne pouvoir venir le lendemain. Encore MERCI à tous, j'espère vous revoir très bientôt en meilleure forme !


Mes précieux !

jeudi 12 mars 2015

Le jeu des questions/réponses

Bonjour à tous !
Vous avez été nombreux à participer à la séance de questions/réponses d'hier, et je vous en remercie !
Pour ma part, je me suis bien amusée et j'ai été agréablement surprise par la diversité des thèmes abordés... J'espère que ça vous a plu aussi :)
Et comme je le disais sur Facebook : n'oubliez pas que je ne mords pas, si vous avez des questions à d'autres moments de l'année, n'hésitez pas.

En attendant, voici le récapitulatif que je vous avais promis (classé par thème, pour faciliter la lecture).


Play Your Life (à paraître aux éditions Gulf Stream en avril 2016)

Francis : Est-ce que tu peux nous raconter le parcours de Play Your Life, qui me semble assez atypique ?

Il a effectivement été assez particulier !
D'abord pour l'idée même : j'avais envoyé plusieurs "one-shot" à un éditeur que j'adorais, et il avait chaque fois apprécié mais pas assez pour publier. Finalement, au bout du... 3e ? 4e ? Bref, il m'a demandé si je n'avais pas plutôt une trilogie parce qu'il avait du mal à vendre les one-shot.
Je n'en avais pas en stock mais, vu que c'était vraiment l'éditeur de mes rêves, j'ai décidé d'y réfléchir. Play Your Life était né !
Malheureusement, une fois le premier tome écrit, il s'est avéré que le pitch ne convenait pas vraiment à l'éditeur en question. Après la déception, j'ai réalisé que j'aimais trop cette histoire pour la laisser tomber... donc, j'ai écrit les tomes suivants pendant que je lançais une nouvelle vague de soumissions pour lui laisser sa chance.
J'ai eu beaucoup de retours "enthousiastes-mais-pas-assez", avec des pistes de travail qui se rejoignaient. Un an plus tard (peut-être plus ?), convaincue que je n'avais pas donné toute sa chance au roman, j'ai retroussé mes manches et j'ai réécrit le premier tome (c'était en septembre). J'avais écrit d'autres romans entre temps, pris du recul : c'était chouette !
Suite à ça, j'ai renvoyé le roman à quelques éditeurs qui avaient apprécié le pitch mais refusé la première version. Juste à ce moment, j'ai revu Paola Grieco des éditions Gulf Stream à Montreuil ; je lui avais déjà soumis quelques romans et elle m'a demandé où j'en étais. J'ai donc parlé de Play Your Life, et elle m'a demandé de lui envoyer ma dernière version.
Quelques mois plus tard, elle choisissait de le publier... mais en one-shot, d'abord parce que ça ferait du bien à l'histoire qui deviendrait plus nerveuse, ensuite pour rentrer dans une nouvelle collection. Et me voilà à réécrire mes trois tomes en un, heureuse parce que je pense que ça me permet de résoudre les problèmes sont je ne parvenais pas à me débarrasser, c'était le coup de fouet qu'il me manquait !
Pfiou ^^

Fanny : Comment Play your life est devenu un one shot ? Lors de la soumission as-tu soumis les trois romans et une discussion a suivi avec l'éditrice... bref comment cela c'est décidé ?

L'éditrice n'a lu que le premier tome, elle m'a soumis quelques pistes de travail et m'a avoué qu'elle craignait que l'histoire soit diluée dans les trois tomes. Elle m'a demandé si j'étais partante pour en faire un one-shot de 500 000 à 600 000 signes maximum...
Le choc passé, j'ai longuement réfléchi, car cela demandait à supprimer bon nombre de scènes et j'avais peur d'être obligée de couper des aspects qui me sont chers et de dénaturer le roman. Et puis, en fait, j'ai réalisé que si je me concentrais vraiment sur la trame principale ça ferait quelque chose de beaucoup plus dense, plus percutant - précisément ce que j'aime lire en tant que lectrice. Alors j'ai décidé de relever le challenge et d'essayer de faire un de ces romans qu'on n'arrive pas à lâcher parce qu'il faut absolument qu'on sache la suite :)

Fanny : Comment techniquement parlant tu démontes une trilogie pour le fondre en un roman ? Comment tu t'y prends? Tu le fais seule, tu as eu des directives de l'éditeur, tu as un tableau, des notes, des feuilles, un plan en trois actes et six points tu relis chaque tome et en extrait des scènes ??.... bref le côté technique qui intéressera sûrement beaucoup d'auteurs :)

Pour l'aspect technique : c'est plus compliqué ! J'ai pas mal tâtonné au début, réfléchi à ce que je voulais mettre en valeur dans cette nouvelle version et qui deviendrait mon fil rouge. J'ai listé les scènes que je voulais absolument garder et je me suis rendu compte qu'elles suffisaient à raconter mon histoire, si je trouvais un moyen de les lisser. J'ai trouvé ce moyen : un nouvel angle de narration plus percutant, plus direct, à glisser entre ces passages.
Depuis, je fonctionne un peu comme avec un puzzle où il manquerait des pièces... j'entrelace différentes scènes avec des flashback/flashforward, je crée des pièces sur mesure pour les lier et installer le suspens. J'ai un peu peur de perdre mon lecteur, alors j'ai demandé à une amie qui ne connaissait pas encore le premier tome de lire le début. Heureusement pour moi, elle a tout compris :D  Du coup, je continue comme ça, de façon un peu expérimentale !
... et je croise les doigts pour que ça fonctionne jusqu'au bout !

Marine : Tu réussis à tenir le rythme sur les corrections de "Play your Life" ?

Pour le moment, je suis dans les temps ! J'ai un traducteur en retard et une cheville en vrac, qui me laissent un peu de temps pour écrire :) Je pense être bientôt à la moitié, sachant que j'essaie de me garder du temps pour la relecture derrière.





De l'autre côté du mur (éditions du Chat Noir)

Lectures d'Hécate : Bonjour, Pour De l'autre côté du MUR, y a-t-il une suite de prévu ou pas ? ^^

Bonjour ! Pas de suite, mais une préquelle à paraître en septembre... Qui pourrait bien vous réserver quelques surprises sur Aslan et Sibel :)


Mon rapport avec mes romans

Francis : À ce jour, tu as plusieurs romans publiés à ton actif, alors question piège : quel est ton préféré ? ^^

Aaaah oui, c'est une question piège ! Mon préféré, c'est toujours mon dernier-né, donc celui qui n'est pas encore sorti :) Tout simplement parce que j'évolue en même temps que lui et qu'il correspond à ce que j'ai envie de partager en ce moment.
Sinon, chaque roman a un aspect qui me tient particulièrement à coeur... La Couleur de l'aube, pour sa poésie ; De l'autre côté du mur pour sa fraîcheur et les retours enthousiastes que j'ai eus dessus ; Le Secret des Bois-Noirs, pour la tendresse et la nostalgie familiale qui s'en dégagent ; Notes pour un monde meilleur, pour ses idées ; et Play Your Life, pour son côté délicieusement cruel. Le plus drôle, c'est que parfois ça ne correspond pas du tout aux images que s'en font les lecteurs, ça tient autant à leur écriture qu'à l'histoire terminée !
(Et puis j'ai aussi Hoài et le tigre dans un tiroir, et lui, je l'aime pour les relations entre les personnages <3)





L'écriture de nouvelles

Francis : tu as aussi écrit plusieurs nouvelles, dont une encore récemment pour le projet Hackoeurs. As-tu prévu de sortir un recueil un jour prochain ?

Non, je n'ai pas prévu de sortir un recueil : j'avoue que j'écris des nouvelles de façon plutôt anecdotique, je ne suis pas particulièrement à l'aise dans ce format même si, parfois, un thème m'inspire et me permet d'écrire autre chose que mes grands projets. Les nouvelles, ce sont des sortes de respirations :D
En revanche, c'est vrai que pour une fois j'en ai plusieurs à paraître dans l'année (et pas seulement les Hackoeurs, héhé) !

Francis : Plusieurs ??? Mais tu es décidément une cachotière ! Combien ? Tu nous donne des indices pour qu'on essaye de deviner avant que tu te mettes à teaser ?

Deux dont celle des Hackoeurs, et peut-être une troisième (faut juste que je trouve le temps de l'écrire et qu'elle plaise à celui qui me l'a demandée ^^). Indice pour la deuxième, euh... "Pataclop !"





Mon métier d'éditrice et son influence sur l'écriture

Vanou : Quel est ton parcours scolaire pour en arriver aujourd'hui à être éditrice et autrice ( pour la rime hein lol ) ?

La rime, c'est important :)

Pour commencer, il faut savoir que je n'ai jamais cherché à vivre de ma plume... donc, j'ai fait toutes mes études dans le but de devenir éditrice, et l'écriture s'est développée à côté, d'un côté plus personnel au départ.
J'ai fait un bac S, puis Hypokhâgne/Khâgne pour la culture générale. J'ai fini ma licence de lettres modernes à la fac en faisant des stages bénévoles dans l'édition à côté, et ces expériences m'ont permis d'intégrer un master édition (celui de Saint-Cloud). Après mon premier stage en fin de M1, mon maître de stage m'a proposé de continuer à travailler pour lui à côté de mes cours, en autoentrepreneur... c'est comme ça que j'ai lancé ma petite activité ! Il m'a fallu un peu moins de deux ans pour la développer vraiment une fois mon diplôme en poche. Et me voilà !

Celia :  Est ce que ton expérience en édition a changé ta façon de concevoir et d'écrire un roman ?

Oui, je pense ! C'est un peu difficile à dire dans la mesure où j'ai développé les deux en même temps : je me suis mise à écrire sérieusement au début de mon master édition, en fait (par hasard, je pense, surtout parce que j'avais du temps). 
Cela dit, voir les erreurs commises par les autres et apprendre à les déceler pour trouver des pistes de travail a, à mon avis, beaucoup accéléré mon apprentissage de l'écriture, surtout en terme de construction de l'histoire : j'ai su assez vite ce que je voulais et ne voulais pas faire.
Et puis, je pense beaucoup au public quand j'écris, à ce qui va fonctionner ou pas, à ce qui va lui plaire et ce pour quoi il va me maudire. Ce n'était pas le cas avant, où j'écrivais sans trop réfléchir où j'allais.

Francis : Tu as bossé sur "Le Premier", et si je ne m'abuse, également sur "Le Roi des Fauves" d'Aurélie Wellenstein. Ce sont des romans assez sombres, semble-t-il, pas tout à fait dans la même veine que ce que tu écris Est-ce que tu aimes travailler sur ce genre de romans ? Est-ce que ça donne envie à ton "toi auteur" de se lancer dans des récits plus sombres, plus durs ?

Alors, oui, j'ai adoré travailler ces romans, parce que même s'ils sont sombres ils sont porteurs de beaucoup d'émotions, ont du sens et ne sont ni gores, ni horrifiques. 
En revanche, mon moi auteur a toujours besoin de lumière et d'espoir, quelle que soit la dureté de l'univers et les horreurs traversées par les personnages. 
Les Notes pour un monde meilleur, par exemple, sont plus sombres, et j'ai eu beaucoup de mal à l'accepter et à l'assumer. S'il peut m'arriver d'écrire des choses dures et cruelles, c'est toujours parce que c'est une nécessité pour l'histoire (la lumière a encore plus de force quand elle sort de l'ombre !). J'ai encore des frissons quand je repense à une certaine scène de La Couleur de l'aube, par exemple...





La façon dont je m'organise pour travailler

Emilie : Bonjour Agnès ^^ Moi je voulais savoir si ce n'était pas trop compliqué de bosser toute la journée sur le PC et qui plus est chez toi ? Je vois certains auteurs qui s'organisent des sessions d'écriture en salon de thé par exemple pour briser cet enfermement, est-ce que c'est ton cas ?

Hello ! Oui, ça m'arrive parfois, j'adore ça mais ça revient cher à la longue et je suis moins efficace que chez moi. Bosser chez moi n'est pas trop compliqué, pourvu que je me coupe vraiment de l'ordi le soir et le weekend. J'ai un coin dédié au boulot chez moi (juste un fauteuil dans le salon, mais je n'y vais que pour bosser), c'est assez lumineux, et je sors sur le balcon dès qu'il fait beau pour profiter du soleil... Oh, et j'échange beaucoup par mail avec mes amies, ça brise le sentiment de solitude. 

Cécile : Je n'arrive déjà plus à suivre ! D'où la question qui coule de source : comment fais-tu pour mener autant de projets et de facettes professionnelles de front ?

C'est toi qui dis ça, alors que tu en fais dix fois plus ? ^^

Hmmm je dirais que c'est une question d'organisation. Tous mes projets et mes facettes professionnelles me prennent du temps, mais pas au même moment : en ce moment par exemple, côté pro, j'attends un fichier en retard, alors j'utilise le temps libre pour écrire et papoter avec vous. C'est parfois un peu anarchique, je sais rarement d'une semaine sur l'autre (voire d'un jour sur l'autre !) comment ça va se passer réellement, donc je me réorganise au jour le jour. Des fois, j'ai prévu d'écrire et puis j'ai un boulot inattendu qui arrive ; ou bien je voulais bosser mais muse ne me lâche pas. Je me fais des journées assez denses à jongler entre tout ça - un des avantages de bosser chez moi, c'est que je suis assez peu dérangée en journée et que je peux bourriner pour finir plus tôt si ça me chante. En revanche, le soir et le weekend je fais autre chose, histoire d'être fraîche le lendemain.

Vanou : Lorsque une idée de roman surgit, comment cela se passe pour toi? Est-ce toute une histoire qui t'arrive toute prête dans la tête, ou plutôt un personnage à qui tu inventes une vie, ou encore un univers où tu places des personnages?

C'est différent à chaque fois, mais j'ai fini par trouver une méthode qui revient régulièrement. 
En général, j'ai d'abord l'idée de ce que je veux défendre/montrer. Par exemple, pour DLCDM, je voulais un monde où Art et Science seraient séparés pour montrer que ça ne fonctionne pas. Pour Play Your Life, c'est le côté voyeuriste et manipulateur de la télé-réalité et de certains jeux vidéos que j'avais envie de dénoncer.
A partir de ça, j'invente le concept de base de mon univers, juste sa particularité principale, et très vite ce sont les personnages qui prennent le relais. Tout se construit autour d'eux et de leurs interactions avec les idées que je veux défendre.

Laurence : Ce n'est pas vraiment une question mais j'aime beaucoup ce que tu fais \o/ Et du coup, je vais tenter de t'interroger sur quelque chose ... Voyons voir ... Est-ce que tu te fixes des objectifs pour la journée/le mois ?? ^^

Merci ! (Ca fait toujours super plaisir à entendre, tu t'en doutes ^^)
Pour les objectifs, ça dépend des moments, parce que mon métier fait que j'ai un emploi du temps assez aléatoire, et ma façon de travailler fait que me forcer à écrire un peu tous les jours est une mauvaise chose.
En général, je me débrouille plutôt pour caler des heures de travail consécutives pendant lesquelles j'avance le plus possible. Après, forcément, quand j'ai une deadline, j'ai un objectif à tenir et je fais en sorte d'écrire le plus souvent possible. Mais je ne suis pas très douée pour me dire "aujourd'hui j'écris tant de signes" : en général, j'écris à peine ce jour-là et énormément le lendemain, quand je n'étais pas censée avoir le temps d'avancer ^^

A mon tour de te poser une question, si tu veux bien :)  Tu as lu quels romans ? Qu'est-ce qui t'a plu ou déplu ?

Laurence : Pour l'instant, j'ai juste lu DLCDM. J'ai La Couleur de l'Aube qui m'attend en version numérique mais en ce moment, j'ai un peu de mal à trouver du temps pour la lecture 
Du coup, ça va être un peu limité ^^' : ce qui m'a plu c'est ton style et l'univers que tu crées et dans lequel tu nous entraînes. C'est très fluide, avec toujours cette attractivité de l'histoire qui nous embarque tout le long du récit. Et ça, c'est que je recherche en priorité chez un bouquin. Faut que ça me fasse vibrer, que je puisse m'immerger complètement dans l'histoire et aller jusqu'à oublier qu'en fait, je suis "juste" Laurence qui vit sur Terre en 2015 LoL
(Je reviendrai te faire part de mes observations sur La Couleur de l'Aube quand je l'aurai lu, si tu veux bien ^^)

Avec plaisir :) Tu verras, il est très différent ! C'est intéressant ce que tu dis, parce que c'est cette immersion que je travaille de plus en plus dans mes romans (sans doute parce que je la cherche en tant que lectrice ? ^^). Ca, et l'émotion. Les deux sont toujours assez difficiles à mettre en place. Merci !





Conseils de lecture

Bérénice : Quel est le premier roman/la première histoire que tu te souviens avoir lu ?
Et quelle histoire tu lirais à des enfants (6/10 ans) ?

Han, le piège ! Je crois qu'il s'agit des "J'aime Lire"... ou l'histoire du petit lapin qui découvre la ferme :)
Et pour la seconde question : les Yeux de l'aigle, de Nadia Coste ! Et celles des éditions Imaginemos, j'aime beaucoup leur concept (forcément).

Marine : Je viens de refermer le 3ème tome d'une série de fantasy qui me tient en haleine. Avant de plonger dans le 4ème, tu aurais une recommandation de lecture ? Peut-être un projet sur lequel tu travailles avec ta casquette d'éditrice et qui t'a particulièrement tapé dans l'oeil (et oui, j'ai déjà lu tes livres, sinon bien sûr je n'aurais pas hésité ;)).

D'abord, question essentielle : c'est quoi cette série ? :)
Pour te répondre, je pense que tu vas adorer Le Premier de Nadia Coste, mais il n'est pas encore sorti alors il faudra patienter quelques jours :)
Il y aura aussi Journal d'une toquée chez Hachette au mois de juin, et bien sûr Coda chez PaniniBooks qui est sorti l'an passé !
Et sinon, tu avais lu Fortune Cookies de Silène Edgar dans la collection Snark ? Je pense que tu vas aimer aussi (un de mes coups de coeur) <3

Marine : Ah ah... c'est la série Nightrunner de Lynn Flewelling. (Tu connais ?). La couverture du "Premier" est magnifique et comme les Fedeylins m'avaient bien plus ça peut être une bonne idée. "Fortune Cookies" m'intrigue pas mal !! (14-14 aussi me fait de l'oeil ;))

J'ai bossé sur le tome 4 pendant mon stage chez Bragelonne :D  Excellent choix, faut que je prenne le temps de lire les trois premiers !

Francis : Au niveau de ta casquette "éditrice", quel est le roman sur lequel tu as préféré travailler ?

Franchement, je ne sais pas. J'ai toujours une tendresse particulière pour les Fedeylins de Nadia Coste (et plus récemment, Le Premier), parce que j'ai commencé ce métier avec eux et que travailler avec Nadia est génial.
Et pour les traductions... j'ai adoré bosser sur Coda d'Emma Trevayne parce que le roman est un vrai coup de coeur, tout comme la traductrice (Justine Niogret) ; ou encore le dernier roman Assassin's Creed, qui est super et dont le processus éditorial a été compliqué mais stimulant (délais très courts, nécessité de conserver le vocabulaire et l'esprit du jeu vidéo, échanges avec les éditeurs américains qui n'avaient pas terminé leur editing pendant que nous traduisions...).





Le quotidien et l'inspiration

Bérénice : Ton chat : adjuvant ou opposant pour l'écriture ?


Adjuvant ! Il me force à rester assise quand j'écris, en dormant sur moi ^^


Bérénice : Une femme et un homme qui t'inspirent ? 


La femme : Suzanne Collins, pour les réflexions de Hunger Games derrière son côté captivant <3
Et l'homme... Celui qui m'accompagne au quotidien :) #incorrigibleromantique


Emerence : Puisqu'on parle de thé (je ne sais pas si on te l'a déja demandé aujourd'hui): quel est ton thé préféré ?

Non, on n'en a pas parlé !
J'aime bien varier les plaisirs et découvrir de nouvelles saveurs (j'adore la Thébox, pour ça !), mais j'ai une préférence pour les thés noirs épicés (cannelle, clou de girofle)... ou le thé vert à la menthe, selon l'humeur :)
Oh, et quand même : le chaï latte du Tea Corner, c'est le meilleur <3

Cristal : Une petite question festival pour moi hihi, seras-tu à Trolls et Légendes sur le stand des éditions du chat noir ?

Normalement, oui ! Et j'espère bien t'y rencontrer !




C'est tout pour cette fois ! Encore merci à tous, et à très vite <3

lundi 9 mars 2015

Rendez-vous mercredi sur les réseaux sociaux !

Bonjour à tous !

Comme vous le savez déjà si vous suivez ce blog, je suis une incorrigible bavarde. Pourtant, il paraîtrait que certains ou certaines n'osent pas me poser leurs questions... alors, j'ai décidé de leur créer un espace éphémère dédié, histoire d'échanger tranquillement en buvant un thé et en se baffrant de chocolat !

Mercredi (11 mars, donc), de 10h à 23h, je vous invite à me poser toutes les questions que vous voudrez. Je répondrai en direct tout au long de la journée :
- sur ma page auteur Facebook dans le post que je créerai à cet occasion
- ou sur Twitter (@Agnes_Marot) avec le hashtag #toutesvosquestions.

Les sujets abordés pourront concerner aussi bien ma casquette d'auteure que celle d'éditrice ou de lectrice... et, éventuellement, ma vie personnelle, mais je me réserve le droit d'utiliser des jokers !

N'ayez pas peur de poser une question à laquelle j'aurais déjà répondu par le passé : d'abord il y a tellement d'infos sur le web que vous ne serez pas le seul à être passé à côté, ensuite j'ajouterai peut-être des détails ou je vous renverrai vers un article plus complet pour assouvir votre curiosité :)

Voilà ! Préparez vos points d'interrogation, affûtez vos claviers et n'hésitez pas à partager l'information un maximum, histoire que l'ambiance soit au rendez-vous !
N'hésitez pas à me poser des questions pratiques en commentaire si le fonctionnement ne vous paraît pas clair.

A très vite les amis :)

PS : un récapitulatif des questions/réponses sera disponible sur ce blog, pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de lire les échanges en direct.



lundi 2 mars 2015

Le tag des 7 étapes de ma vie d'auteur

J'ai été tagguée il y a quelque temps par Cécile (si vous ne connaissez pas son blog, allez faire un tour, il est très chouette et en plus son premier roman vient de paraître et même qu'il est superchouette !), pour vous raconter sept étapes importantes de ma vie d'auteure.

Alors alors... hop, c'est parti, je lui emprunte sa machine à remonter le temps et je vous emmène visiter mes dernières années !


22 février 2015 : je signe un contrat avec les éditions Gulf Stream

Commençons par une date toute récente, mais essentielle : la signature d'un contrat avec les éditions Gulf Stream pour avril 2016 (pour revoir ce moment en images, c'est par ici !).
Concrètement, pour moi, qu'est-ce que ça change par rapport à mes autres romans ? Au-delà du côté affectif (j'adore cette maison d'édition, son équipe et son travail, mais c'est également le cas de mes autres éditeurs), c'est tout simplement une maison d'édition qui dispose d'une bonne visibilité et d'une très bonne présence en librairie. C'est donc, pour moi, l'occasion de partager mes écrits avec de nouveaux lecteurs et de découvrir de nouveaux horizons dans l'édition jeunesse. Une date qui, je pense, va marquer un tournant dans ma vie d'auteur.




3 août 2013 : je reçois mes exemplaires de De l'autre côté du mur

C'est le jour où j'ai tenu un de mes romans dans les mains pour la première fois. (Souvenez-vous : c'était ici !)  Le jour où, après des années à rêver, à travailler et à attendre, j'ai ouvert ce colis et j'ai lu mon nom sur la couverture du roman, j'ai parcouru des pages que je connaissais par coeur mais que, à présent que je les voyais imprimées pour de vrai, j'avais l'impression de redécouvrir. 
Une sensation qui me prend encore chaque fois que je découvre un de mes romans publié, mais qui n'a jamais été aussi forte que ce jour-là.
Un immense merci aux éditions du Chat Noir pour cette aventure. 





28 décembre 2012 : un chaton débarque sur le clavier

Ce jour-là, je suis allée à la SPA, j'ai craqué pour la petite bouille de Wooky qui semblait terrifiée par tout un tas de choses mais qui, déjà, savait comment m'attendrir... Et je l'ai adoptée. Et c'est comme ça que je suis devenue une vraie auteure !
... on ne ricane pas, dans le fond ^^

En vrai, la miss a quand même changé mes conditions de travail (essayez d'écrire avec un chat qui ronronne sur vos genoux et se roule sur le dos pour avoir des caresses...), et puis elle m'a fait comprendre à quoi ressemblait ma muse, et récemment elle a même inspiré un personnage d'une de mes histoires. Alors elle méritait bien sa place ici !
(Et puis poster des photos de chat, ça fait monter les stats... ^^)


La minette le lendemain de son arrivée...
Elle a l'air coincée, comme ça,
mais elle adorait se caler dans les genoux !

24 octobre 2012 : mon premier "oui"

J'avais soumis La Couleur de l'aube depuis des mois et je n'en espérais plus grand-chose. Je me souviens avoir guetté, guetté la boîte aux lettres, le mail et le téléphone, être passée par toutes les phases de l'attente, de l'hystérie à l'angoisse, puis au découragement. Et puis j'avais un peu oublié, concentrée sur un autre projet (De l'autre côté du mur, pour ne rien vous cacher ^^) et en pleine galère pour trouver du travail après la fin de mes études. 
Je me souviens très clairement de ce jour-là : c'était un mardi soir, je revenais de la danse, toute guillerette après m'être vidée la tête des angoisses du quotidien. J'étais épuisée, mais j'ai fait un tour sur mes mails par habitude, sans en attendre grand-chose : je crois que j'attendais que le repas cuise, luttant pour ne pas m'endormir.
C'est là que je l'ai vu. Le mail des éditions Armada. J'ai sursauté, mon coeur s'est mis à battre très fort et je l'ai ouvert avec un pincement au coeur, persuadée que c'était un refus. J'ai dû relire la phrase plusieurs fois avant de comprendre.

Votre roman La couleur de l'aube a été lu avec intérêt, et peut nous intéresser pour une nouvelle collection que nous souhaitons lancer.

Je suis restée sans rien dire pendant un moment, un peu choquée, et puis j'ai commencé à réaliser qu'un éditeur était prêt à miser sur mon roman. Que c'était le début d'une nouvelle aventure, la confirmation que ce que j'écrivais n'intéressait pas que moi - et le cercle de mes bêtas. Quelle émotion ! J'étais trop sonnée pour sauter de joie :)
Au final, c'est De l'autre côté du mur qui est paru avant, mais je n'oublie pas la sensation de ce premier "oui", et je remercie encore les éditions Armada pour leur confiance.






9 février 2011 : l'ouverture de ce blog

(Je viens donc de réaliser que j'avais complètement zappé le quatrième anniversaire, ahem.)
Cette ouverture correspond au moment où j'ai terminé le premier jet de La Couleur de l'aube, et est donc doublement importante. (Un petit retour dans le temps ?) Je ne savais pas trop à l'époque quelle direction il prendrait, si ce n'est que je voulais en faire un espace pour partager mes avancées et mes pensées sur l'écriture. Depuis, il est devenu un espace de réflexion autant que de réjouissances (et un peu de promotion, il faut bien :D ), et l'auteure que je suis aujourd'hui a évolué au fil des pages et des articles. J'aime bien, de temps en temps, fouiller dans mes vieux articles : j'ai parfois un peu honte de ma naïveté, mais ça me rappelle le chemin que j'ai parcouru, avec ses joies et ses déceptions.
L'ouverture de ce blog, ça a aussi été un moyen de faire mon coming out, d'assumer le fait que j'écrivais et que j'espérais que mes gribouilles n'intéresseraient pas que moi. C'est donc le moment où j'ai pris confiance en moi !


Il est temps d'enlever le masque...



31 octobre 2010 : je découvre CoCyclics

Pour être plus précise, j'avais déjà découvert ce forum avant, mais c'est le jour où j'ai décidé de m'inscrire pour de bon. Je ne vous refais pas toute mon histoire avec le forum et tout ce qu'il m'a apporté (pour les curieux, ça se passe par ici), je me contenterai de redire que ce forum m'a permis d'aller jusqu'au bout de mes projets malgré les phases de désespoir, m'a énormément aidée à m'améliorer et, surtout, m'a fait découvrir des personnes formidables qui sont aujourd'hui mes amies les plus proches et mes bêta-lectrices de choc.
J'ai découvert que l'écriture n'était pas nécessairement un acte solitaire et que ça me soulageait plutôt de savoir que je pouvais partager tout ça avec d'autres personnes qui me comprennent, en plus de m'aider à m'améliorer et de me faire confiance. Ioana, Cindy, Nadia, Silène, Syven, Roanne et bien d'autres encore : merci. 



30 septembre 2010 : j'écris les premières lignes de La Couleur de l'aube

Ce n'est pas le premier roman que j'ai écrit, mais c'est le premier que j'ai écrit sérieusement, avec la ferme intention de le faire publier un jour - ou de tout faire pour y parvenir. Je n'avais plus écrit depuis trois ans, je commençais mes études dans l'édition, et pour la première fois j'étais prête à travailler dur pour sortir cette histoire qui trottait dans mon esprit depuis trop longtemps.
Là encore, je ne raconte pas tout puisque je l'ai déjà fait il y a bien longtemps, mais ce jour reste dans mon esprit le jour de ma naissance en tant qu'auteure, même si j'avais déjà écrit bien d'autres choses avant ça. Pas tant parce que j'ai fini par publier ce roman que parce que j'avais l'état d'esprit de celui qui en est capable. C'est donc tout naturellement que j'arrête là mon voyage dans le temps, car nous voilà revenus aux origines de celle que je suis aujourd'hui... pour connaître celle que j'étais avant, il faudra faire un autre voyage ! (Et me soudoyer longtemps, parce qu'il y a des dossiers que je ne suis pas prêtre de rouvrir... ^^)


Je triche : la photo est plus récente que ça, mais je n'en ai pas pris à ce moment-là :D


A mon tour, donc, de tagger sans obligation : Cindy Van Wilder, Silène Edgar, Nadia Coste et Lise Syven, le groupe des bêtas de choc !