vendredi 7 novembre 2014

Extrait des "Notes pour un monde meilleur"

Tada tadaaaa ! 
J'ai terminé la semi-réécriture de la première partie des Notes pour un monde meilleur, la préquelle de De l'autre côté du mur !

Bon, c'était la partie la plus facile parce que je savais assez bien ce que je voulais faire, alors que la seconde partie, un peu plus longue, va aussi être nettement plus délicate. Mais pour fêter ça, et pour encourager tous mes amis nanoteurs (que j'accompagne en mode rebelle avec cette réécriture partielle), j'ai promis un extrait garanti sans spoilers.

Prêts ? :)

(Spéciale dédicace pour Cindy et Barbara : extrait romantique en vue.)





Je reste bloquée un long moment sur un jeu télévisé au concept assez similaire au Scrabble, que mes arrière-grands-parents aimaient tant, même si c’était déjà vieux-jeu à leur époque. Pour la plupart des gens il est ennuyeux à mourir, mais pour moi c’est différent. Moi, je suis synesthésique. Je vois la couleur de chaque lettre : chaque nouveau mot formé est un arc-en-ciel à mes yeux. J’aime observer la valse des couleurs sur l’écran, cette valse que je suis seule à percevoir, ou presque.
« Alors, les joueurs font un joli tableau ? »
Je sursaute, puis souris en découvrant Isaac derrière le canapé, les mains sur les hanches, l’air goguenard.
« Je me demande comment tu fais pour regarder cette émission.
– Je ne regarde pas. Je savoure. »
Il hausse un sourcil, amusé, mais s’assied à côté de moi et me prend dans ses bras. Une chaleur tendre m’enveloppe tandis que je me blottis contre lui, enfouissant mon visage dans le creux de son cou. Il sent bon.
« Tu ne travailles pas ?
– J’ai promis que je resterais avec toi ce soir.
– Si tu dois vraiment…
– Non, je veux rester avec toi. Tu as raison, ça nous fera du bien. »
Il caresse mes cheveux avec douceur, m’arrachant un soupir de bien-être. Parfois, j’oublie à quel point sa présence me réconforte, à quel point je me sens heureuse quand il me prend dans ses bras. Je murmure :
« Je t’aime.
– Je t’aime aussi, Azra. Mais… »
Je tressaille, soudain tendue. Il me serre plus fort dans ses bras, m’embrasse sur la joue, puis se précipite sur la télécommande et zappe avec un sourire espiègle.
« … mais si tu veux que je reste éveillé, c’est moi qui choisis la chaîne !
– Hé ! Je regardais !
– Non, tu savourais. Et ce soir, c’est moi que tu vas savourer. 
– Isaac ! »
Il éclate de rire devant mon air outré, échappe de justesse à mes chatouilles vengeresses, puis m’embrasse avec fougue avant de mettre les infos. Je râle un peu pour la forme, mais je suis tellement heureuse de retrouver mon mari que je le laisse gagner.



2 commentaires:

  1. Pourquoi associer "romantique" à mon nom, hum ?
    ...

    Oui, tu es dispensée de répondre :D
    Joli extrait my dear, je ne doute pas que tu vas boucler ces corrections en deux temps 3 mouvements!

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