jeudi 30 octobre 2014

Pourquoi tu écris pour la jeunesse... et comment ?

Depuis que Le Secret des Bois-Noirs est paru, on me pose souvent la même question : "C'est difficile d'écrire pour la jeunesse ? Comment on fait ?"
C'est un sujet polémique et je ne prétends pas apporter la réponse à toutes les questions, encore moins une méthode à suivre, d'autant que mon apprentissage a été assez empirique. Mais voici où en sont mes réflexions.

D'abord, si j'écris de la jeunesse et du Young Adult, c'est parce que j'aime que mes héros découvrent ce qui les entoure. J'aime leur oeil neuf, vierge de préjugés, qui pousse adultes et enfants à regarder leur quotidien sous un jour nouveau, à mesurer la valeur de ce qu'ils ont autour d'eux - et peut-être à comprendre un peu mieux le monde qui les entoure. La découverte est donc au coeur de mes différentes intrigues, c'est elle qui pousse mes héros à se dépasser pour accomplir leur quête. Parce qu'ils veulent savoir. Comprendre. Parce qu'ils demandent inlassablement "pourquoi ?" à l'instar des plus petits et sont prêts à tout pour trouver les réponses.
Ce n'est pas forcément une constante dans tous les romans jeunesse, mais je tenais à vous expliquer pourquoi ce public me parle, à moi : ça a son importance.




Bien sûr, ça n'étonne personne que j'écrive du Young Adult. Je suis encore dans la tranche d'âge à laquelle il est censé être destiné (mon avis sur la question dans ma déclaration d'amour au YA), c'est un genre qui fonctionne bien et que je lis abondamment. 
En revanche, que je me mette à écrire pour les 10 ans et +, c'est plus étonnant. La plupart des auteurs dans ce cas ont des enfants qui ne sont pas très éloignés de cette tranche d'âge, au moins un neveu ou une nièce, et ils écrivent "pour eux". Ce n'est pas mon cas. Je n'ai même pas eu de petit frère ou de petite soeur pour me donner une idée de ce que peuvent faire ou pas les enfants de cet âge-là, et je ne me souviens pas de mon enfance avec assez de précision pour que ça me soit utile. En fait, si Xavier Décousus, puis Jean Gomez, ne m'avaient pas demandé de leur écrire un roman pour ce public, je ne me serais sans doute pas aventurée là-dedans, par crainte de passer à côté d'un public que je connais finalement assez peu. 

Alors, comment on fait dans ces cas-là ?
D'abord, je me suis bien sûr efforcée de me souvenir de mes vacances entre copains ou entre cousins, quand nos mille aventures se prêtaient à autant de romans. Les limites d'âge se brouillaient un peu dans mon esprit, mais j'y ai trouvé un terreau assez riche pour pouvoir y puiser et mettre de l'animation dans la vie de mes petits héros. Et j'en ai encore assez pour écrire des dizaines de romans ! Non que chaque souvenir en soi soit extraordinaire, mais il a, en lui, le potentiel de le devenir, pour peu qu'on s'en empare et qu'on le développe. Nous construisions une cabane dans la forêt ? Nous ne nous contentions pas d'assembler des bouts de bois : nous inventions une histoire autour de cette cabane, en faisions notre refuge le temps d'une semaine - contre les envahisseurs, les ours, les adultes ou que sais-je encore -, puis retournions la voir aux vacances suivantes (ou ce qu'il en restait) en nous promettant d'en faire une encore plus solide. Cette cabane, cette histoire, peuvent devenir le centre d'un roman, le quartier général d'une bande d'enfants appelés à devenir des héros, pour peu que l'enjeu de sa construction devienne réel. A moi, ensuite, d'y apporter un véritable enjeu pour la rendre unique (et donc apporter de la tension qui poussera les héros à se dépasser).




Je ne me suis pas seulement servie de mes propres souvenirs. J'ai également rassemblé toutes les lectures que j'ai dévorées pendant mon enfance, mon adolescence et encore aujourd'hui, où il m'arrive régulièrement de lire des romans pour les 10 ans et + (pour le boulot, les copines ou juste pour le plaisir). Ces différentes lectures m'ont aidée à trouver le ton, à savoir jusqu'où je pouvais me permettre d'aborder des notions complexes, comment les expliquer sans avoir l'impression de donner une leçon. Je me suis nourrie des histoires des autres pour découvrir comment raconter la mienne.
Par exemple, j'ai découvert que dans un récit à dominante réaliste, évoquer le quotidien des héros était important. Le rapport avec leurs parents, les corvées à la maison, les visites chez les copains ou à l'école... Pourquoi ? Parce que ce sont ces éléments d'apparence anodine qui constituent les points de repères des lecteurs, leur permettent de s'y retrouver. Mieux, ils font entrer l'imaginaire dans leur quotidien, et peut-être qu'ils vont les amener à se poser des questions sur ce qui les entoure, eux, en leur offrant des éléments de comparaison.




Je ne pense pas qu'il faille tout simplifier à l'extrême ou se censurer : pour moi, on peut parler de tout, mais pas n'importe comment. On peut utiliser des mots compliqués pourvu qu'on fasse en sorte qu'ils soient compréhensibles dans le contexte (la lecture doit quand même rester un plaisir, et devoir ouvrir un dictionnaire au beau milieu d'une intrigue passionnante, c'est sacrément frustrant !), on peut parler de choses difficiles mais sans chercher à choquer. 
Par exemple, j'ai fait le choix d'évoquer la maladie de la grand-mère de Sophie, parce que c'est une situation que de nombreux enfants devront affronter un jour ou l'autre. Mais je tenais à ce que mon roman ne soit pas triste, au contraire : je voulais avant tout montrer que la vie continue, que la richesse des souvenirs qu'on a avec elle est incroyable et que c'est quelque chose qui ne disparaîtra jamais ; elle fait et fera toujours partie de notre vie. Pour en avoir discuté avec certains parents, je ne regrette pas d'avoir choisi cette voie, car je tiens à ce que cette lecture reste légère et agréable malgré les éléments difficiles qu'on découvre en toile de fond. 

En somme, écrire pour les enfants, c'est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît, car le dosage est délicat à trouver au départ, surtout quand on ne connaît pas personnellement ce public. Pourtant, une fois le ton mis en place, il y a une immense richesse dans le dynamisme des enfants de cet âge-là, dans leurs trésors d'imagination et leur regard un peu décalé sur la vie, sur toutes les choses qui leur restent à découvrir.




Et puis, il y a quelque chose que je découvre depuis peu : le plaisir de dédicacer pour les enfants. Beaucoup n'ont encore jamais vu un auteur, et découvrir notre roman, pour eux, c'est aussi découvrir qu'il y a des gens qui écrivent les romans, que ce sont des êtres humains comme les autres (ou presque) et qu'en plus, ils sont là pour en discuter avec eux.
Non seulement la lecture devient moins solitaire, mais tout un univers s'ouvre à eux.
"Mais comment vous les écrivez ? Vous les imprimez et après vous mettez la colle sur le papier ?"
"Mais vous les trouvez où toutes ces idées ?"
"Hé, mais c'est vous sur la photo !"
J'adore voir leurs yeux se mettre à briller quand ils m'écoutent raconter de quoi parle le Secret, serrer le roman contre eux comme un trésor, promettre qu'ils vont le lire même s'ils ne lisent jamais d'habitude, et même refuser que j'écrive une dédicace "parce que c'est leur livre". Tout ça me donne très très envie de leur en écrire d'autres... et, d'ailleurs, il se pourrait bien que ce soit au programme cette année ! ;-)


Illustration : Nico Geyer

lundi 27 octobre 2014

Quand je procrastine allègrement...

Parce qu'en retour de salon j'ai une forte tendance à la procrastination, je vous présente mes derniers délires... attention attention, les personnages principaux de mes romans en Chibi !


La Couleur de l'aube

La belle et douce Alya et Ealeth, son domestique transi :




De l'autre côté du mur


La gracieuse Sibel accompagnée de son impitoyable lion, le bien nommé Aslan :



Et bien sûr la pétillante Aylin !


 



Play Your Life

Chloé, la miss Rêveuse un peu maladroite, qui croit fermement au prince charmant - accompagnée de sa meilleure amie Anne-Sophie, la fille parfaite que tout le monde admire :




Et enfin Hilmi, le fameux prince charmant à l'humeur changeante... et Link, le mystérieux observateur secret.




Et vous, vous les voyez comment ? :)

lundi 13 octobre 2014

Des livres et du thé #7

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vous fais un nouvel opus de "Des livres et du thé", mais il sera un peu spécial. En effet, j'ai eu la chance de gagner en avant-première le nouveau thé en édition spéciale de Kusmi-Tea (encore merci à eux pour ce concours !), et je viens de le recevoir (chic chic chic !).
Alors pour une fois, je vais fonctionner à l'inverse : goûter un thé et chercher quel livre pourrait être le plus indiqué pour accompagner la dégustation. Prêts ?





Fermez les yeux, inspirez le parfum doux et épicé qui s'élève en volutes paresseuses, et venez découvrir Tsarevna, au coeur de la Russie impériale... Ce thé noir de Noël vous emmènera passer les froides soirées de la saison dans la Palais d'Hiver de Saint Petersbourg, en compagnie des filles de tsars ornées de bijoux dorés et de lourdes robes brodées, qui s'accorderont à merveille avec sa couleur orangée aux reflets d'or.
A la première gorgée, c'est une impression de douceur qui se dégage : le thé noir est bien présent mais pas râpeux, et l'écorce d'orange ajoute une légère acidité aussitôt adoucie par une touche de vanille et d'amande, qui donne à l'ensemble le raffinement qui sied aux tsarevnas. 
Ensuite viennent les épices, légers et pétillants, qui nous réchauffent au coeur de l'hiver et ajoutent à cette douceur délicate un peu de spontanéité, de celle qui donne envie de sourire et de danser au milieu des illuminations nocturnes. Et enfin, subtile, discrète, la réglisse nous enveloppe pour nous rappeler notre joie enfantine lorsque nous découvrions les sucreries accrochées au sapin - ou discrètement glissées dans notre main.
Tsarevna, c'est donc la chaleur alliée au raffinement et à la magie des fêtes de Noël, dans un mélange à la fois doux et plein de surprises. Tout est parfaitement équilibré pour accompagner vos longues soirées d'hiver, ou terminer les copieux repas de fête sur une note relevée.
Et si vous n'aimez pas les thés à l'orange ou la réglisse en règle générale, n'ayez crainte : leurs fragrances sont très légères et se marient très bien au reste, au point de se faire oublier !





Temps d'infusion : 3-4 min
Température de l'eau : 85 °C
Pour : le goûter ou le soir, après dîner
Rincer le thé avec la première eau et ne pas le laisser infuser trop longtemps pour éviter l'amertume du thé noir. Se boit aussi en thé glacé !

Pour l'accompagner
Un roman où il fait froid, pourquoi pas situé dans la Russie impériale comme Anna Karénine de Léon Tolstoï, ou bien dans la glaciale Ukraine avec Maroussia de J.P. Stahl, où la réglisse et la vanille vont si bien avec la jeune héroïne à la fois douce et pleine de bravoure. Si on veut voyager du côté de Londres avec une auteure francophone, le deuxième tome de la trilogie des Outrepasseurs, de ma chère Cindy Van Wilder, se mariera également à merveille avec la douceur piquante des tsarevnas.






Mon conseil : 

J'ai choisi la trilogie Nina Volkovitch de Carole Trébor aux éditions Gulfstream, en particulier le premier tome. Le récit se déroule au coeur de la Russie soviétique, froide et cruelle, mais également emplie de douceur et de grandeur d'âme que la vanille et l'amande de Tsarevna viendront magnifier. L'héroïne, Nina, a quinze ans mais en paraît douze ; elle a la naïveté de l'enfant qui grignote son bâton de réglisse au coin du feu mais la combattivité et la force des épices de Nöel. 
Ce récit, qui se déroule dans un univers particulièrement dur, est pourtant emprunt de lumière et d'espoir, comme une bouffée d'air frais qui donne la force de se battre pour ce en quoi en croit. Il se mariera particulièrement bien avec ce thé rempli de surprises.
Enfin, cerise sur le gâteau, l'objet-livre lui-même s'accorde à merveille avec la boîte de l'édition limitée : la couverture et la tranche sont ornementées de dorures semblables aux paillettes d'or qui émaillent la boîte à thé, dont les tons rouges font écho à ceux de la couverture - et du thé lui-même. Les deux objets sont soignés, uniques, et renferment des mots et des saveurs qui vous feront voyager.




dimanche 5 octobre 2014

Visite guidée des Bois-Noirs

Bonjour bonjour !

La Toussaint approche, et avec elle les feuilles d'automne qui parent la forêt de reflets ocres... Sophie adore ces vacances : c'est à ce moment-là qu'elle retrouve tous ses cousins aux Bois-Noirs !
Et pour fêter la sortie du Secret des Bois-Noirs, Sophie vous invite à découvrir à quoi ressemble un automne dans la maison des Bois-Noirs, la vraie de vraie. Suivez le guide !




"Coucou les amis !
Cette année encore, je vais aller dans la maison de mes grands-parents, près de Limoges, pour les vacances de la Toussaint. Je râle un peu, parce qu'il faut faire un long trajet, il y a pas Internet et on capte tellement mal la télé qu'on ne voit que deux chaînes (et encore, faut voir les grésillements !), mais au fond, je suis super contente de retrouver tous mes cousins et mes cousines. C'est pas si souvent, on est trop nombreux pour s'inviter tous chez les uns et les autres, alors c'est un peu la fête !
Mais il faut surtout pas le dire aux parents, sinon ils vont encore me rabâcher que j'ai pas besoin d'écran et que je devrais plus jouer à leurs vieux jeux de société. Sans blague !

Enfin, bref. Cette année, je vous embarque avec moi pour une petite visite guidée, ça va être encore plus drôle. Mais faites attention : vous pourriez être surpris du voyage...
Quand on prend la voiture pour aller aux Bois-Noirs, la première chose à laquelle je pense, c'est ça :




La forêt de derrière la maison, où on va ramasser des châtaignes pour les faire griller dans la cheminée, chercher des champignons (Mamélie fait les meilleures omelettes aux girolles de la terre !), faire un grand feu de bois pour nettoyer la forêt (et y griller des chamallows ou des pommes de terre), et surtout... construire des cabanes, bien sûr. D'abord, on va voir celle qu'on a construite la dernière fois, et puis on l'améliore, ou bien on en fait une toute nouvelle si elle est trop abîmée. 
Mais moi, je vais jamais toute seule dans les bois : quand il fait sombre et qu'il y a du brouillard, ils me fichent les jetons... surtout maintenant que je sais ce qui s'y cache ! Brrr...

Heureusement, les Bois-Noirs, c'est aussi un endroit très calme, où on peut profiter de l'extérieur sans avoir peur de déranger les voisins. 
De loin, ça donne ça :


Bon, avec les gros nuages noirs, c'est vrai que cette vieille maison fait quand même un peu peur. Mais quand il fait beau, elle se transforme en un joli coin de paradis !


Ca, c'était au printemps. En automne, c'est encore plus beau...


Alors ? Vous me croyez, maintenant ? (Oui, c'est cette photo qui a servi de modèle pour faire la couverture du roman, bande de petits malins. Vous feriez de très bons chasseurs de trésor !)
C'est ça, la magie des Bois-Noirs : à la fois belle et effrayante, chaleureuse et oppressante... Un lieu idéal pour une chasse au trésor, vous trouvez pas ?

Surtout qu'elle regorge d'histoires. Venez voir, dans le jardin, y'a encore un ancien poulailler !


Maintenant, Papi en a fait son établi, et puis on y stocke aussi les fruits ramassés dans le verger. J'aime pas trop y aller, il y a plein d'araignées et de bestioles bizarres qui me dégoûtent... mais quand on sait où chercher, on peut y trouver de vrais trésors. Peut-être que celui dont m'a parlé Mamélie est ici ?

Oh là là ! Mais je parle, je parle, et avec tout ça c'est l'heure de mettre le couvert. Les adultes s'activent dans la cuisine, j'ai pas intérêt à traîner ! 
Zut, avec tout ça j'ai pas pensé à prendre la salle à manger en photo. C'est la pièce avec le carrelage noir et blanc, là, elle est super grande et donne sur la porte fenêtre avec les petites marches, sur la gauche de la photo de la couverture. 



Maintenant qu'on a bien mangé, tout le monde va au salon pour le café : Papi va faire sa sieste en ronflant comme d'habitude, et nous, on joue à des jeux de société. Moi, je préfère lire un bouquin, sauf quand les cousins et moi on doit chercher le trésor...


J'adore cet endroit de la maison, il est toujours chaleureux même quand le reste est froid et plein de courants d'air. Et quand on fait du feu dans la cheminée, quel régal !




Sur la photo de gauche, on peut voir le coussin-nuage, au fond en marron : il est tellement moelleux qu'on s'enfonce dedans et après, impossible d'en ressortir ! Les grands se l'arrachent toujours pour le café. A droite, c'est la table du salon où on fait des jeux de société.
Bon ! C'est pas tout ça, mais on a un trésor à trouver, nous, et mieux vaut profiter que les adultes soient occupés dans le jardin pour fouiller un peu partout. D'abord, réunion dans le QG, à l'étage : la chambre du portique, où je dors avec Lilas et Titoune. Paul nous rejoint pour qu'on se répartisse les pièces.



Lilas et Titoune vont aller dans les chambres des ados, pour fouiller dans les vieilles armoires où on trouve  toujours plein de choses :


Paul et moi, on va dans la chambre où dorment mes parents : on n'a pas trop le droit d'y aller normalement, mais c'est une des plus grandes chambres et dedans, il y a un grand coffre qui pourrait bien cacher un indice, alors on va quand même y entrer pendant que les adultes ont le dos tourné...





Par contre, pas question d'aller dans celle de Mamélie et Papi : pour ça, il faut un cas de force majeure !

Après, on va tous se rassembler et, si il faut vraiment, on ira dans la chambre du bois... Elle est terrifiante, cette chambre : juste sous les toits, très sombre et pleine de poussière, même qu'il y a souvent des souris qui courent dedans, on les entend la nuit. La fenêtre donne sur les Bois-Noirs, en plus. Il faut monter le grand escalier pour y arriver, celui qui est plein de courants d'air. Franchement, j'espère qu'on n'aura pas besoin d'y aller !






Et puis pour finir, quand il fera beau, on pourra traverser la forêt pour aller voir la ferme de l'autre côté de la colline (bon, d'accord, en vrai, elle est juste à côté de la maison, mais je peux bien arranger un peu pour l'histoire, non ?). Vu que ça appartenait aussi à la famille du temps de Grand-Maman, le trésor pourrait aussi s'y cacher !



Alors, la visite vous a plu ? D'après vous, il est où, ce fameux trésor ? On va avoir besoin de votre aide, ça rigole pas, cette fois : il faut absolument qu'on sauve Mamélie !