jeudi 19 juin 2014

Des mercis et un concours !

Hier, nous avons passé deux caps : les 300 fans sur Facebook et les 20 000 visites sur le blog !


Ce ne sont que des chiffres, c'est sûr, mais quand, au mois de novembre et après presque trois ans d'existence, mon blog atteignait les 10 000 vues, j'étais très loin de me douter qu'on doublerait ce chiffre en si peu de temps. Alors, merci pour votre soutien, pour ceux qui restent et reviennent, pour ceux qui ne font que passer, qui commentent un article, ici ou sur Facebook, qui s'intéressent à ce que je fais, à ma toute petite échelle. C'est toujours une grande émotion pour moi de constater que, quelque part, il y a des gens qui s'intéressent à ce que j'ai à dire, qui ouvrent le dialogue, qui partagent à leur tour leurs réflexions sur des sujets qui me tiennent à coeur. On se sent moins seuls, dans cette immense toile :)

Quand on tient un blog (ou une page Facebook), c'est toujours un mystère de savoir ce qui va fonctionner ou non. On se dit que les gens se moquent pas mal de notre petit point de vue du bout de notre petite lorgnette, qu'au milieu de la masse d'informations qu'ils trouvent chaque jour, on sera complètement noyés.
Parfois, c'est vrai. Et puis parfois, non. Sans qu'on sache trop pourquoi, les statistiques d'un article nous montrent qu'il est lu, beaucoup ; que certains le commentent, que la majorité le lisent sans rien dire. Qui sont-ils ? Qu'en pensent-ils ? Difficile de le dire. Alors, vous qui passez par ici, mystérieux visiteurs (ou pas mystérieux !), je tiens à vous le répéter : merci pour votre confiance, et merci de prendre le temps de lire mes bêtises !

Et pour fêter ça, j'organise donc un grand concours pour La Couleur de l'aube : à partir de tout de suite et jusqu'au premier juillet, vous aurez une chance de gagner 1 exemplaire de La Couleur de l'aube dédicacé et 5 cartes postales de la couverture dédicacées (ou pas, si vous préférez les garder toutes propres ! (mais vous manqueriez mon beau tampon-chat)).





Pour participer, c'est très simple : il suffit de commenter cet article en me donnant le titre d'un roman qui vous a marqué (notez que je pique l'idée à ma chère Cindy Van Wilder parce que je l'ai trouvée géniale, même si ma PAL va me détester). 

Je proclamerai les gagnants ici et sur Facebook le 2 juillet, n'oubliez pas de repasser pour me donner vos coordonnées si vous avez gagné !

Et si vous souhaitez partager l'article ou la page Facebook, ce sera toujours avec plaisir (mais il n'y a aucune obligation de le faire pour participer).

Encore merci à tous, puisse le sort vous être favorable !

vendredi 13 juin 2014

Travailler à la maison... une sinécure ?

Aujourd'hui, je m'éloigne un peu des questions d'écriture pour évoquer un aspect plus général de la vie de l'écrivain - et du travailleur indépendant en général, d'ailleurs, car c'est autant de mes missions d'éditrice que de mon travail d'auteur qu'on va parler ici.
J'ai nommé : le fait de travailler à la maison.

Au long débat travailler chez soi/travailler en entreprise, j'ai envie d'apporter ma petite pierre. 
J'ai toujours pensé que je serais malheureuse à travailler chez moi toute la journée, que j'avais besoin d'interactions sociales, de collègues avec qui échanger pour apprendre tous les jours, etc. Je n'avais pas tout à fait tort. Mais je ne suis pas malheureuse pour autant ; j'ai trouvé, dans le travail à la maison, un nouvel équilibre qui a ses avantages.

A mon sens, tout est une question de rythme de vie.
Travailler chez soi, c'est avant tout ne pas avoir de transports pour aller au travail (et donc gagner un temps non négligeable sur la journée), être chez soi quand on a besoin de se faire livrer un colis ou de réparer la chaudière, pouvoir aller chez le médecin facilement quand on en a besoin et éviter les longues queues au supermarché si on s'organise pour y aller en journée, travailler sur le balcon quand il fait beau et profiter du soleil.
Tout ça est important pour moi : j'aime ma liberté et la simplicité d'effectuer toutes ces tâches, qui n'ont l'air de rien mais qui peuvent devenir problématiques quand on rentre chez soi à l'heure où les magasins et les médecins ferment leurs portes.



Mais il y a plus encore. Travailler chez moi, ça veut dire pouvoir trouver les rythme qui me correspond le mieux, et vivre en respectant mon cycle naturel. Moi, qui ai besoin de 8 à 9h de sommeil par nuit pour être au top de mes capacités, je peux me permettre de me lever plus tard et de finir plus tard le soir, parce que c'est comme ça que je travaille le mieux. En cas de grosse fatigue, je peux si besoin dormir deux heures de plus le matin, que je rattraperai sur ma pause déjeuner ou le soir, quand je suis plus efficace (je suis un oiseau de nuit, pas du matin !). Cette possibilité est essentielle. J'y gagne en sérénité, en repos : je dors mieux, car j'arrête de paniquer en songeant à l'heure où mon réveil sonnera le lendemain quand j'ai une insomnie ; je suis plus efficace, car je peux adapter mon travail en fonction de mes performances (typiquement, je suis plus efficace en début d'après-midi que le matin, par exemple) ; et la souplesse de mon emploi du temps me permet de faire plus de choses sur un coup de tête, je gagne aussi en spontanéité. Bref : il y a de nombreux avantages !





En contrepartie, quand on travaille chez soi, on est souvent considéré comme corvéable à merci. Il arrive régulièrement qu'on reçoive du travaille le vendredi soir pour le lundi matin, ou tard le soir pour le lendemain matin. Et, non, on n'est pas payés plus dans ces cas-là. Puisqu'on est toujours dans notre bureau, ça ne gêne personne, n'est-ce pas ? On peut bien sûr refuser, mais c'est au risque que le client ne fasse plus appel à nous à l'avenir. A nous de gérer pour garder nos clients et respecter nos jours de repos. De même, on peut recevoir des tonnes de boulot de plein de clients différents en même temps sans pouvoir se permettre de refuser (et donc, croûler sous le travail) et, le mois d'après, n'avoir presque rien. Bonjour pour organiser ses finances.
Car travailler chez soi, c'est avant tout faire preuve de volonté. Pour se motiver à travailler et respecter les délais sans tout faire à la dernière minute dans la panique, bien sûr ; personnellement, cela ne m'a jamais posé de problème. Mais il y a aussi la tendance inverse : il faut trouver la volonté de se reposer, la force de refuser parfois du travail, et de prendre un weekend même quand on a du boulot par-dessus la tête et que ça nous arrangerait bien d'avancer un peu samedi ou dimanche, pour être plus tranquille lundi. 



Il faut savoir s'arrêter quand on n'en peut plus, négocier des délais en dernier recours, s'organiser pour finir le travail tout en gardant des plages de repos. C'est une lutte de tous les jours. Et elle n'est pas simple, cette lutte ; car notre chez nous, notre bulle de repos, devient aussi notre environnement de travail. Quand j'ai fini ma journée, je ne ferme pas la porte d'un bureau, je ne sors pas pour retrouver mon chez moi : je reste sur mon ordi, sur mon fauteuil, ou bien dans la même pièce. La coupure, je dois la faire moi-même, mentalement, et quand le boulot est prenant c'est parfois très difficile de résister à la tentation de lire les mails de boulot qui arrivent à minuit, ou le weekend, ou... Bref : on a toujours quelque chose pour nous rappeler le travail, et je mets parfois longtemps à en émerger, le soir.
Une solution serait d'avoir une pièce spécifique dans la maison, avec un ordinateur spécifique pour le travail, qu'on quitterait à la fin de la journée ; encore faut-il en avoir les moyens. De même pour le coworking qui, en outre, rajoute les transports que je suis si heureuse d'éviter. 





Il y a bien sûr la question de la solitude. Oui, on est seuls chez soi. J'ai pourtant beaucoup d'interactions sociales pendant la journée : j'échange des dizaines de mails avec mes collègues, éditeurs et amis, des coups de téléphone, etc. Donc, j'apprends et continue d'apprendre des autres, ce qui était une de mes craintes. Cela ne m'empêche pas de me sentir parfois très seule. Quand, au bout d'une semaine, je me rends compte que je suis à peine sortie de chez moi, j'ai l'impression d'être une véritable ermite, et j'ai un besoin irrésistible de sortir voir du monde - qui, lui, travaille dehors en semaine, et a parfois plus envie de se retrouver tranquille chez lui le weekend. J'ai appris - j'apprends toujours - à m'organiser des activités, même courtes, hors de chez moi, qui me forcent à sortir même quand j'ai la flemme ou plein de boulot, parce que ce n'est définitivement pas sain de rester seul enfermé toute la journée, toute la semaine. En tout cas, pas pour moi.



Travailler chez soi, ça peut donc être très bien, mais il faut lutter en permanence contre soi-même pour éviter de tomber dans certains travers, et apprendre à gérer les imprévus sans angoisser. Il faut apprendre à nous connaître nous-mêmes, nos forces et nos faiblesses, et composer avec pour garder un rythme de vie sain, nos clients, et tout rendre à temps. Pas facile-facile... mais ça a ses avantages !

Et vous, comment vous gérez le boulot à la maison ?


vendredi 6 juin 2014

Hommage aux héros du quotidien

En ce 6 juin, je pense à la seconde guerre mondiale. Parce que c'est l'anniversaire du débarquement en Normandie, bien sûr, mais aussi parce que j'effectue depuis quelques jours les corrections éditoriales du Secret des Bois-Noirs, mon prochain roman à paraître à l'automne, et qu'il évoque en partie cette période.

Il faut se souvenir de cette époque. Il faut se souvenir de ce qui s'est passé, bien sûr, des horreurs qui ont été commises, des héros de l'ombre qui ont lutté jour après jour pour notre liberté, de l'histoire de notre pays et de notre société.
Mais pas seulement. Ce qui me touche particulièrement dans cette période, c'est qu'elle a concerné tout le monde. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant qui a vécu la seconde guerre mondiale s'en souvient encore avec acuité. Chaque famille a fait partie de cette histoire. Dans certaines, elle se transmet de génération en génération ; dans d'autres, on l'oublie un peu, avec le temps.

J'ai découvert celle de la mienne il y a peu (justement grâce au Secret des Bois-Noirs... Je vous en
Simone Faure,
telle que je m'en souviens
reparlerai plus longuement en temps voulu). Oh, on m'en avait bien parlé quand j'étais plus jeune, mais alors, je ne comprenais pas bien tout ce que ça voulait dire. Tout ce que j'en avais retenu, c'est que mon arrière-grand-mère était une femme forte qui avait aidé des gens. Je superposais ce maigre savoir à mes souvenirs d'elle : souriante et chaleureuse, mais avec une poigne de fer qui me faisait un peu peur, et une forte tendance à diriger tout le monde.

En réalité, c'était bien plus que ça. Mon arrière-grand-mère, Simone Faure, a hébergé environ 80 personnes dans son domaine, dont 40 enfants, lors de la seconde guerre mondiale. Elle a caché une petite fille juive amie de la famille pendant tout ce temps, et dirigé tout ce petit monde de son mieux, cultivant son blé pour aller l'échanger, de nuit et illégalement, 5 km plus loin contre du pain blanc bien meilleur que celui donné grâce aux tickets de rationnement. Elle a mis au pied les résistants qui venaient sur son domaine, leur offrant un endroit où dormir à condition qu'ils ne sortent par leurs armes et ne pillent pas ses réserves, celles des gens qu'elle hébergeait. Elle a renvoyé les Allemands qui réquisitionnaient des moutons par la seule force de son caractère. Pendant ce temps, mon arrière-grand-père servait dans les Forces Françaises Libres.

Simone Faure et son mari, Jaques.
Je ne vous raconte pas tout ça pour vous dire à quel point je suis fière d'eux - bien que ce soit le cas. Je vous raconte tout ça parce que j'aurais pu grandir et vieillir sans jamais le savoir. Ma famille était persuadée que j'étais au courant, et moi, je ne me posais pas de questions. Et si, dans ma famille, il y a des héros invisibles, ces hommes et femmes du quotidien qui ont, chacun à leur façon, participé à améliorer la vie des autres, il y en a forcément dans celles des autres. Alors en plus des soldats, des résistants et de tout ce qu'on sait, je voudrais rendre un hommage à ces gens de l'ombre, les inconnus qui vivent ou on vécu dans chacune de nos familles, ceux dont on ne nous parle pas. 
Posez-vous des questions. Posons-nous des questions. 
Et n'oublions pas cette liberté pour laquelle ils ont combattu, celle pour laquelle, nous aussi, nous devons nous battre. Tout n'est pas derrière nous : leur combat, c'est aussi notre présent.





Pour conclure, je vous mets un extrait du Secret des Bois-Noirs qui évoque cette question, ce sentiment de découvrir soudain que notre famille a une histoire. Mahilde, Titoune, Sophie, Paul et Lilas découvrent un carnet qui raconte toute l'histoire de leur famille, qui a vécu dans la maison des Bois-Noirs. Mathilde lit alors l'histoire d'une de leurs ancêtres, Simone :

« Simone a repris la maison après la mort de ses parents, explique Mathilde. Mais elle a aussi hébergé des cousins à elle, ou des amis de la famille, on ne sait pas trop. En tout, ils étaient trente à vivre ici, entre 1939 et 1945.
– Ouah ! fait Paul. À elle toute seule, elle a hébergé tout ce monde ? C’est impressionnant !
– C’est sûr, elle devait avoir un sacré caractère ! poursuit Mathilde. Après, elle est restée dans la maison jusqu’à sa mort, en 1957, et l’a cédée à Mamélie sur son testament.
– C’est notre… arrière-grand-mère, alors ? demande Titoune en comptant sur ses doigts.
Oh… mais alors, c’est elle, l’héroïne de la guerre ? réalise Sophie. C’est la maman de Mamélie ! Elle a porté le collier, elle aussi !
– J’aimerais bien savoir ce qui lui est arrivé… fait Paul. Je l’ai vue plusieurs fois, c’est vrai qu’elle éclipsait tout le monde dans la pièce. Même Mamélie avait l’air toute petite à côté d’elle. Vous croyez qu’elle a fait quoi pour que toute la famille l’admire ?
– Le carnet dit que Simone a caché des juifs pendant la seconde guerre mondiale, pour éviter qu’ils ne soient déportés, répond Marie. Ça veut dire emportés dans les camps de concentration, précise-t-elle à l’intention de Titoune.
– C’est quoi, un camp de concentration ?
– C’est un endroit où tous ceux qui ne correspondaient pas à l’idéal prôné par les Allemands, qui occupaient toute la partie Nord de la France après l’avoir envahie en moins de trois semaines, étaient envoyés. Ils y travaillaient dans des conditions atroces, quand ils n’étaient pas gazés tout de suite.
– Mais pourquoi ?
– Parce qu’ils étaient handicapés, ou homosexuels, ou gitans, ou juifs… Hitler, qui dirigeait l’Allemagne à cette époque, avait décidé qu’il fallait les éliminer pour purifier la race humaine. Et beaucoup d’Allemands, et même de Français, étaient d’accord avec lui.
– Mais c’est horrible ! s’exclame Sophie. Comment Grand-Maman a pu supporter ça ?
– Ici, dans le Limousin, on était dans la « zone libre », plus éloignée des Allemands et un peu plus protégée, vu que c’était la campagne et que peu de monde s’intéressait à ce qui s’y passait. Il y avait quand même de grosses restrictions alimentaires et des perquisitions, parce que les élevages de vaches limousines, très connus dans toute la France, servaient à nourrir les deux côtés de la frontière entre la France occupée et la France Libre. Cette tranquillité a permis à Simone d’héberger des tas de gens pour les cacher des soldats Allemands et des Français qui collaboraient avec eux, et elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour permettre à ce petit monde de vivre dans des conditions de vie supportables.
Elle vivait ici en se servant de la ferme en haut de la colline, vous savez, celle dont les sœurs Reignar nous ont parlé, pour produire les denrées interdites dont elle avait besoin pour nourrir tout ses protégés. À un moment, ils étaient tellement nombreux que cette maison et celle de la ferme étaient pleines toutes les deux, il y en avait même qui dormaient dans le foin des écuries. C’était la première fois que quelqu’un vivait dans la ferme depuis la mort de Gaston et Noémie Reignar.
Il est marqué ici que, une fois, Simone a renvoyé un nazi venu réquisitionner un de ses moutons en lui disant : « Les vôtres ont tué mon père, je ne vous donnerai rien. La sortie, c’est par là ! ». Et le soldat est parti.
– Elle aurait pu se faire tuer ! s’écrie Sophie.

– Ouah, fait Paul, impressionné. Alors Simone, notre Grand-Maman, c’est vraiment une héroïne. Sans elle, les juifs qu’elle a cachés auraient sans doute disparu.


mardi 3 juin 2014

Des livres et du thé #6

La Balance Brisée, T1 : Subliminale, Lise Syven






Résumé de la quatrième

Mystères et sortilèges ! Élie vient de perdre ses deux parents dans un accident de voiture. Depuis, rien ne va plus. À la maison, son frère Karl nourrit une obsession absurde pour les canards en plastique et sa tante Magalie se met à fabriquer des badges à la chaîne. Le jour où l'adolescente surprend des messes basses entre eux deux où il est question d'un Ordre mystérieux et de sortilèges, elle se demande si elle n'est pas la seule personne saine d'esprit de sa famille ! Ou alors... cela pourrait signifier qu'elle aussi serait une magicienne. Et si la mort de ses parents n'était pas vraiment due à un accident ? Élie va mener l'enquête pour découvrir la vérité avec l'aide de son frère, de sa tante mais aussi de ses camarades de collège...

Mon avis

Subliminale est un roman frais, prenant et bien pensé, avec lequel j'ai passé quelques heures de bonheur. Elie est une jeune fille pleine de caractère, un peu peste, qui se débat dans une nouvelle vie qu'elle peine à comprendre. Une vie sans ses parents, et où elle découvre la magie.
Si l'histoire semble assez classique au premier abord, il n'en est rien : les personnages se révèlent complexes et nuancés, on y retrouve tous les ingrédients qu'on aime (amour, amitié, découvertes, frisson, émerveillement, colère...), et les fils de l'intrigue se tissent de manière subtile, de sorte qu'on finit par oublier complètement ce qui nous entoure pour haleter avec Elie et percer les mystères de l'Ordre... ou de sa propre famille.
Subliminale, c'est donc à la fois tout ce qu'on aime et qu'on retrouve avec plaisir, et bien plus que ça, car il est doté d'une touche de fraîcheur et de volonté qui donne envie de se battre. J'en suis ressortie avec l'envie de serrer mes proches dans mes bras, le sourire aux lèvres, et l'impression de pouvoir abattre des montagnes si je m'en donne la peine, magie ou pas. Car Elie, c'est une magicienne, mais c'est avant tout une jeune fille comme les autres, avec ses émois d'adolescente, ses problèmes de famille et son amitié "à la vie, à la mort" avec une copine du collège. Elle sait certes faire quelques tours, mais elle débute tout juste, n'a pas un talent exceptionnel, et se sert bien plus de son cerveau et de son caractère de peste que de ses pouvoirs pour vaincre les obstacles.
Voilà pourquoi Subliminale est différent, et pourquoi, plusieurs jours après l'avoir terminé, on a encore ses personnages dans la peau. Parce qu'ils sont comme nous, ou presque, mais qu'ils découvrent quelque chose de plus... 
En bref : un roman à lire et à faire lire pour avoir les yeux qui brillent, le souffle court et l'envie d'avancer toujours plus loin !

Pour l'accompagner
Un thé acidulé, pour la fraîcheur piquante qui se dégage d'Elie et de ses proches.

Mon conseil : 
Le thé Jaune Lemon de Damman Frères, qui allie un thé vert Sencha de Chine (c'est bon pour la santé, et Elie tient à son hygiène de vie !) et des saveurs citronnées : citronnelle, huiles essentielles de citron vert et citron doux. Pour la fraîcheur du citron qui va si bien à Elie et sa famille, mais aussi parce que le citron, c'est le souvenir des citronnades de notre enfance, l'émerveillement et le rêve.
Avec sa touche de gingembre, ce thé apporte aussi un peu de piquant un brin électrisant, qui évoque l'action, le mystère et la force de volonté de chacun des personnages de Subliminale.
Un thé à la fois doux et prononcé, donc, pour un roman qui allie à merveille le rêve et l'aventure. Et en plus, les deux sont vachement bons !


Temps d'infusion : 3-4 min
Dosage : 5 g pour 30 cl de thé
Pour : le matin ou la journée
Attention, le thé Sencha est assez amer, ne laissez pas infuser trop longtemps si vous voulez garder toute la saveur du citron !