mercredi 29 janvier 2014

L'auteur double-face

Depuis quelque temps, je me fais la réflexion qu'il y a deux facettes au métier d'écrivain : la visible, celle qui est toute lisse et toute brillante, et l'autre face, la cachée, celle qui colle partout et qui a tendance à faire des plis, en plus d'attraper la poussière. (Je suis en veine de métaphores, aujourd'hui...)


La face visible, c'est celle que vous connaissez : l'auteur qu'on rencontre en salon, celui qui fait des dédicaces et échange sur les réseaux sociaux, voire celui qui pourrit les pages de son blog avec ses réflexions personnelles et ses dernières lectures. (Coucou !) 
C'est aussi la face la moins naturelle, celle du "paraître", parce que forcément, on ne veut pas donner n'importe quelle image à ceux qui nous suivent, y compris (et surtout ?) ceux qu'on ne connaît pas. Alors, même si on ne se crée par forcément un personnage de toute pièce et qu'on reste naturels, on se restreint sur certains sujets (je ne parle jamais politique ou religion, par exemple, et presque jamais des lectures qui m'ont déplu, sauf si on me pose la question directement). 
N'oublions pas que, en devenant auteur, on devient aussi un personnage public. Quelqu'un que n'importe qui est susceptible de lire. Nous sommes donc d'autant plus responsables de nos propos "publics" (ceux qu'on fait en tant qu'auteur, sur un endroit dédié). Et chacun de ces propos va participer à l'image que nos lecteurs (ou potentiels lecteurs, ou curieux de passage, ou...) vont se forger de nous et de nos romans. 
Pour ceux que ça intéresse, j'ai même fait un mémoire sur la question, qui étudie les différentes façons de gérer l'image publique d'un auteur de SFFF francophone, pour l'éditeur, pour l'auteur lui-même et pour les prescripteurs.

Concrètement, en quoi ça consiste ? Hé bien, c'est propre à chaque auteur bien sûr. Pour ma part, il s'agit de n'évoquer de façon personnelle que ce qui est en relation avec la littérature - le reste appartenant, à mes yeux, au domaine du privé -, de rester la plus naturelle possible dans mes relations avec les gens, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas. Et aussi, pour les évènements qui concernent le livre, de me "déguiser en auteur" : trouver la tenue adéquate (jolie et sérieuse, avec un brin d'originalité), les bijoux (fournisseur officiel : Unseelie, elle fait des trucs magnifiques !), le matériel à dédicaces (mon super tampon, des petites plumes, des stickers, des stylos à paillettes, parce que j'aime faire les choses bien, et j'adore quand on me fait des jolies dédicaces)... et de laisser ma mauvaise humeur et ma fatigue au placard avant d'entrer en scène. 
Pour autant, je ne me crée pas un personnage : c'est bien moi, ma personnalité et mes goûts que je mets en avant. J'essaie juste de montrer une version "lisse et brillante", parce que c'est plus agréable pour les lecteurs - qui n'en ont clairement rien à faire que je sois assise là depuis des heures, que j'ai eu le temps de compter les mouches passer, ou que je sois énervée pour une raison ou pour une autre), et parce que ça me donne une bonne occasion de sortir mes trucs girly (ben quoi ?). 



Passons à l'autre face maintenant : la face attrape-poussière. Celle-là, vous la connaissez moins : je laisse échapper quelques éléments sur le blog ou sur les réseaux sociaux, parfois lors des rencontres également, mais je la montre beaucoup moins ; pour la bonne raison qu'elle est beaucoup moins montrable. Parce que quand j'ai fini de jouer les auteurs et les personnages publics, quand je me pose chez moi pour écrire ou rédiger un billet de blog, je laisse tous les jouets au placard et je me concentre sur l'immatériel. Tout passe par mon cerveau (quand même), le bout de mes doigts, et mon clavier d'ordinateur. 
Dans ces cas-là, on oublie la jolie coiffure, les bijoux et la robe sympa : toutes les tenues sont bonnes, pourvu qu'elles soient confortables. Je peux écrire en pyjama, au réveil, jusqu'à une heure avancée de la journée, avant de réaliser qu'il serait peut-être bon que je prenne ma douche et que je m'habille. Ou bien habillée normalement, au milieu d'une journée normale. Ou bien en tenue de danse, parce que c'est bientôt l'heure d'aller au cours mais que j'ai cette scène qui me titille et que je voudrais bien finir avant. 
Pourquoi attrape-poussière ? Parce que dans les moments où je ne fais qu'écrire, ceux où je vis vraiment pour mes romans, je ne bouge presque pas de mon fauteuil. Un fauteuil Ikéa hyper-confortable, sur lequel j'ai mis une couverture chauffante pour l'hiver (je vous ai déjà dit que c'était une tuerie ?), et dans lequel je passe le plus clair de mon temps, ordi et chat sur les genoux, chaise à portée de main pour y poser tasse de thé, ravitaillement et autres nécessités. Tout, pourvu que je n'aie pas besoin de me lever en plein milieu d'une scène importante (ou pas). Bref : je me fossilise dans mon appart, j'oublie le temps, et la poussière n'oublie pas de tomber, elle.





Parfois, je mets un casque sur les oreilles et la musique à fond ; d'autres fois, je travaille en silence. D'autres fois encore, je mets la télé en arrière-plan (mais c'est très rare), ou j'agite une balle ou un plumeau d'une main pour occuper le matou pendant que j'écris de l'autre (c'est ça ou j'entends des miaulements incessants pendant des heures ^^). 
Il m'arrive de relever les yeux, vers 16 ou 17h, parfois plus tard, et de réaliser que je n'ai pas bougé de la journée. Je mets quelques secondes à comprendre où je suis, pourquoi tout semble avoir avancé sans moi. J'ai l'impression d'émerger d'un long sommeil, et je me sens à des lieues de la face visible, souriante et avenante, que je montre au monde.





(Non, vous n'aurez pas de photo. Il me reste un peu d'amour-propre ^^)

Cette distorsion entre les deux faces d'une même activité ne cesse de m'étonner, car ce sont deux faces qui me plaisent, deux faces qui se nourrissent l'une l'autre, et pourtant deux faces tellement différentes. L'une, très sociable, qui permet de faire des tonnes de rencontres et de découvrir de nouvelles opportunités. L'autre, quasiment asociale, qui me fait entrer dans une phase de création pure et vivre dans une sorte de transe, avec mes personnages. Et, parfois, faire cohabiter les deux est plus difficile qu'il n'y paraît !




samedi 18 janvier 2014

Des livres et du thé #2

Puisqu'on me l'a réclamé, cette deuxième édition de "De livres et du thé" est un peu particulière : elle va concerner mes propres romans. Quels thés boire avec mes romans parus ou à paraître ?

De l'autre côté du mur




Résumé de la quatrième
Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.
Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…

Mon avis
Un livre génial, à lire absolument ! ^_^ 

Pour l'accompagner
Un thé noir, qui rappelle le parfum de la terre, mais mélangé, pour délivrer sans cesse de nouvelles saveurs, et finir sur une note de légèreté aux airs de liberté.
Mon conseil : 
Le thé des Mille Collines, de Dammann Frères, que je viens de découvrir dans la Thé Box de janvier, après avoir longuement cherché quel thé pourrait s'adapter à mon roman. Celui-ci est parfait : c'est un thé noir rwandais, assez corsé, qui contient la force de la nature ; mais ses épices subtilement mélangées (gingembre, cannelle, cardamome, baies roses et girofle) nous font aller de surprise en surprise, comme Sibel évoluant dans son monde. Enfin, si la première sensation à la gorgée est assez forte en cannelle, ce thé laisse en bouche une sensation de douceur et de légèreté, plus proches des baies roses et de la cardamome ; celle qui nous donne envie de passer de l'autre côté du mur... ;-) Et puis, avec un nom pareil, il était prédestiné, non ?

Temps d'infusion : 4 min (au-delà, il prend le goût amer des thés bien corsés)
Dosage : 5 g pour 30 cl de thé
Pour : le matin
Un thé qui se boit très bien sans sucre, grâce à la puissance de ses épices.






La Couleur de l'aube







Résumé de la quatrième
A venir : essayez de deviner avec cet avant-goût... ;-)

Mon avis
J'ai hâte de le partager avec vous !

Pour l'accompagner
Un thé noir à la fois épicé et fruité, pour évoquer toutes les nuances des sentiments ; et un thé avec la couleur du ciel, à l'aube, lorsque la vie reprend ses droits sur la nuit.
Mon conseil : 
Le thé des Amants du Palais des Thés, sans aucune hésitation. Pour son nom, d'abord, qui correspond si bien à mes deux héros, Alya et Ealeth. Pour sa couleur, ensuite, qui va du jaune pâle, à l'orangé, puis termine sur un rouge sombre absolument sublime. Enfin, son mélange de cannelle, de gingembre, de vanille, d'amande et de pomme, voluptueux, accompagne chacune de nos humeurs en laissant derrière lui une aura de bien-être. Un de mes thés préférés (avec un carreau de chocolat, c'est une tuerie).

Temps d'infusion : 5 min
Dosage : 5 g pour 30 cl de thé
Pour : toute la journée
Rincer avec la première eau de la théière.






Le Secret des Bois-noirs



Résumé de la quatrième (provisoire)
Sophie part à la campagne avec ses parents, dans la maison de ses grands-parents. D'habitude, elle est ravie de retrouver ses cousins, mais cette fois c'est différent : sa grand-mère est à l'hôpital, elle ne sera pas à la maison et les parents n'arrêtent pas de pleurer. Alors qu'elle lui rend visite à contrecoeur, préférant garder l'image de la Mamélie toujours souriante et pleine de vie qu'elle a connue, sa grand-mère l'attrape par le bras et lui chuchote qu'elle a caché un trésor dans la maison, que Sophie doit le trouver au plus vite. Elle lui donne un de ses vieux colliers, il paraît que cela doit l'aider.

C'est sûr, Mamélie lui donne un moyen de la sauver ! Investie de cette mission, Sophie réunit tous ses cousins pour participer à la grande chasse au trésor qui sauvera leur grand-mère. Mais, alors que les adultes partent se promener, des personnages bizarres apparaissent dans la maison, habillés avec des vêtements de toutes les époques et très pâles. Voire presque... transparents.

Pour sauver sa grand-mère, Sophie devra demander l'aide des anciens habitants de la maison, qu'ils soient vivants... ou non !

Mon avis
Un peu de patience ;-)

Pour l'accompagner
Un thé fumé, pour rappeler les veillées au coin du feu, à la campagne.
Mon conseil : 
Le thé Lapsang Souchong du Palais des Thés, au goût fort de fumée, et dont l'odeur n'est pas sans évoquer les vieilles maisons à la campagne. Je l'ai choisi pour son parfum boisé, qui nous enveloppe et nous transporte dans les mystérieux Bois-Noirs, qui peuvent être à la fois si doux et si terrifiants...

Temps d'infusion : 4 min
Dosage : 6 g pour 30 cl de thé
Pour : toute la journée
Si vous ne connaissez pas les thés fumés, vous pourriez être surpris par sa force et sa puissance en bouche.



vendredi 17 janvier 2014

Des livres et du thé #1

Bonjour à tous, et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous du blog : Des livres et du thé. Le principe est simple : je reprendrai les chroniques que j'effectue pour Callioprofs (ou, si j'ai du temps, j'en écrirai parfois de nouvelles), et les assortirai d'un choix de thé à déguster pour savourer cette lecture.

Pourquoi ? Hé bien, je ne lis jamais sans une bonne tasse de thé, et je sais de source sûre que je ne suis pas la seule. ;-) Mais c'est important de choisir le bon thé, cela peut rendre la lecture encore plus savoureuse. Les effluves qui s'élèvent de la tasse participent à nous emmener dans le monde de l'auteur, à nous envoûter... et à nous dépayser !

Voici donc la première chronique.




Porcelaine, Estelle Faye







Résumé de la quatrième
Chine, vers l’an 200. Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans. Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur. Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

Mon avis
Porcelaine d'Estelle Faye ne se dévore pas : il se savoure. Le style est fin et délicat comme les broderies de la tisseuse du roman, mais aussi très fluide, et pas dénué de simplicité. Le roman commence doucement, comme un conte asiatique qui prend le temps de nous présenter le personnage, d’en décrire les nuances. Mais, progressivement, c’est l’action qui prend sa place, accélère le rythme du récit dans un souffle haletant, jusqu'à sortir de l'histoire pour nous accompagner bien après qu'on a refermé le livre.
Le monde du théâtre et les croyances de la vieille Asie sont palpables, on en perçoit les différentes facettes, de la pauvreté extrême au luxe éphémère, en passant par cet attrait irrésistible que la scène peut exercer pour ses comédiens. Ils sont le décor d’une histoire d’amour nuancée, loin de l’idylle un peu clichée qu’on rencontre souvent, mais au contraire très réaliste, emplie de doutes et de joies aussi intenses les uns que les autres.
Si j’ai un reproche à faire, il ira au personnage principal, ce garçon-tigre dont j’aurais voulu sentir plus souvent la force à la fois fascinante et effrayante, l’odorat développé, le goût pour la chair animale. Sa félinité est présente, mais effleurée, alors qu’elle aurait pu apporter un plus à cet univers déjà si fort. Mais la fée aux yeux de jade et la tisseuse, deux jeunes femmes au caractère fort et nuancé, apportent au tigre la vigueur qui lui manque.
Un roman idéal pour plonger dans la Chine des temps anciens, s’immerger dans les légendes remplies des mystérieuses créatures qui caractérisent l'imaginaire asiatique, et vibrer avec l'adolescent au visage de tigre.

Pour l'accompagner
Un thé au jasmin, subtil et parfumé, vous accompagnera parfaitement dans la Chine de l'an 200 et ses mystères. 
Mon conseil : 
Le thé Grand Jasmin Chun Feng du Palais des Thé : un thé vert chinois (forcément), à a couleur jaune orangée qui n'est pas sans rappeler la couverture du roman, et dont la saveur sucrée vous accompagnera pendant les moments les plus difficiles, et sublimera la douceur du style d'Estelle Faye.

Temps d'infusion : 3 min
Dosage : 6 g pour 30 cl de thé
Pour : toute la journée
Bien rincer à l'eau froide avant de laisser infuser, pour éviter l'amertume de ce thé corsé.




jeudi 16 janvier 2014

Compte-rendu de la discussion du 13 janvier

Cindy a eu la bonne idée de faire sur son blog un petit florilège de nos réponses à vos questions sur FB (pour ceux qui n'auraient pas suivi : lundi, Cindy et moi avons organisé une discussion Facebookienne où vous aviez le droit de poser toutes vos questions - hé oui, vous avez manqué un grand moment ! Mais pas de panique, je vous fais une séance de rattrapage.)


Je vous le remets ici, en modifiant très légèrement à ma sauce ! ;-)

Avouez qu'elle a du chic notre bannière !
Avouez qu’elle a du chic notre bannière !
On commence par une question de C. Duquenne sur un éventuel projet commun…
Q : Envisagez-vous un de ces 4 un… texte à 4 mains ? 
Agnès: Uh uh uh, question piège ^^ Disons que la question a déjà été évoquée. Plusieurs fois. Et même qu’on a une idée en tête. Mais on a aussi plein de projets chacune de notre côté, alors il va falloir trouver un moyen de la faire entrer dans le planning !
 Cindy: Je confirme, la question a déjà été évoquée (et ça partait d’un gros délire de ma part… Comme quoi les délires peuvent donner lieu à des choses sérieuses ^^ ) Si cela se fait… Vous nous en direz des nouvelles!
 Une question pour Cindy seulement, de la part d’A. Rossi
Q : Après une série comme les Outrepasseurs, qu’est-ce qu’on écrit ?
R: Tout plein de choses! Si tu crois que la Muse est en panne hein… elle a plein d’idées. Mais sinon ce sera priorité à la suite du Serpentaire, vu que je l’ai promise!
 Une question pour moi, de la part de Silène
Q : Tu as le droit de parler de ton actualité de publication 2014 ?
 R : Pour ce que je sais : oui ! Deux romans à paraître si tout va bien : La Couleur de l’aube aux éditions Armada, et Le Secret des Bois-Noirs (dont je tairai l’éditeur pour le moment).
 (Mouahaha. Vous n'avez même pas saisi l'occasion pour me soutirer des infos secrètes. Tant pis, c'est trop tard ! ^^ )
Ma question pour Cindy :
Q : Est-ce que tu appréhendes les premières rencontres avec tes lecteurs ?
 R : Oui, et en même temps, ça fait partie du job! Recevoir un avis en direct, si celui-ci est mitigé ou négatif, c’est comme ça, ce sont les règles du jeu. Discuter avec les lecteurs aussi (et pour l’avoir déjà vécu, j’ai adoré cette expérience!)
Comme je suis une incorrigible curieuse, j'ai poursuivi :
Merci ! Et ça te fait quoi de te dire “je suis un auteur” ? Genre, pour de vrai ? Pas juste dans tes rêves ou pour faire semblant ?
 R : C’est complètement grisant. Savoir qu’un éditeur te fait confiance, savoir que ton texte va peut-être trouver son public, ça t’offre des moments géniaux. Encore plus quand tu peux tenir le roman en mains. Bien sûr, c’est source de stress également (enfin pour ma part): se demander si le roman va être lu, comment il va être reçu… Mais comme je le disais plus haut, ça fait partie du jeu. C’est ce que j’expose aussi dans un article récent sur mon blog, il faut savoir lâcher prise et ce n’est pas toujours facile. D’ailleurs, je serais curieuse d’avoir les avis d’autres auteurs – n’est-ce pas les amis poseurs de questions! – à ce sujet…
(Moi aussi, j'attends, n'hésitez pas à témoigner en commentaire !) 
 Une question pour moi de la part d’A. Rossi:
Q : Tu as commencé à faire des salons cette année, comment as-tu vécu cette expérience ?
 R : Question intéressante ! Pour le moment, j’en ai fait assez peu du côté “auteur”. Ce n’est pas une expérience totalement nouvelle dans le sens où j’en avais fait plusieurs côté “éditeur”, donc je m’attendais déjà aux longues heures à attendre que les gens passent devant la table sans s’arrêter… Mais j’ai eu de la chance, ce n’est pas encore arrivé ! Les premières fois, j’ai eu du mal à sortir mon speech (que j’avais préparé à l’avance, un peu ^^), mais c’est finalement venu assez vite, c’est l’avantage d’avoir l’habitude de vendre les romans des autres. J’ai adoré ces moments de rencontres avec les lecteurs et futurs lecteurs, découvrir comment le roman attire, quels sont ceux qui s’arrêtent pour le regarder, et discuter autour de mon travail. C’est aussi assez étrange de voir la déférence de certains, comme si on était quelqu’un d’important ^^
En tout cas, je n’en ferais pas tous les weekends (c’est quand même épuisant), mais je vais continuer à en faire de temps en temps, c’est toujours très enrichissant !
Une question pour nous deux de la part de C. Flaux
Q : Écrivez-vous plutôt au fil de la plume ou en vous basant sur un syno détaillé ?
Agnès : Bonne question ! J’avoue que je ne sais pas moi-même. J’ai écrit La Couleur de l’aube complètement au fil de la plume, DLCDM et Hoài avec une vague trame comportant un début, un milieu et une fin, et Play Your Life et Le Secret des Bois-Noirs avec des synopsis un peu détaillés – 2, 3 pages – (mais c’est parce que j’ai dû les montrer aux éditeurs avant de commencer à écrire). Je ne sais pas trop quelles méthodes je vais adopter la prochaine fois, ça dépendra du contexte et de l’inspiration je suppose. En tout cas, mes synos ne sont jamais en scène par scène, j’ai besoin de beaucoup de liberté quand j’écris, avec des chapitres qui s’insèrent, d’autres qui sont beaucoup plus courts que prévus, et des personnages qui surgissent sans prévenir… C’est ça qui m’éclate !
 Cindy :  Ah la tuile ! en vrai, je n’ai pas vraiment de méthode: j’ai de plus en plus tendance d’une part à établir un synopsis chapitre par chapitre, mais qui n’est pas exempt de remaniements au fil de l’écriture d’ailleurs. J’admire profondément les auteurs qui savent d’emblée combien de secs ils vont faire avec leur V1 ou qui n’ont presque pas de corrections à faire. Oui, c’est un peu le bordel chez moi…
 Et last but not least, une question de L. Syven pour clôturer ce florilège… Attention, préparez-vous à des révélations !
Q : Si vous deviez vous incarner en animal, lequel serait-ce?
Agnès :  Si j’ai le droit de choisir : le tigre, parce que c’est beau, c’est fascinant, et ça fait peur aussi, ça se laisse pas marcher sur les pieds ! Pis c’est trop classe !
Si c’est celui qui doit le plus correspondre à mon caractère, euh… Vous allez rire, mais… le chat. Parce que j’adore passer des heures allongée sur mon fauteuil, avec ma couverture chauffante (je vous jure, ce truc est une tuerie) et blottie contre mon amoureux ; mais j’ai aussi des quart d’heure de folie, je lâche jamais un projet une fois que j’ai décidé que j’aurais ce que je veux, et si on m’attaque, je crache et je sors les griffes. Approuvé ?
Cindy :  La colle ^^ Note, j’aime beaucoup le renard : furtif et rusé ^^
 (Pas vraiment surprenant si vous lisez les Outrepasseurs…)
Ce à quoi L. Syven a répondu:
Je m’en doutais  mais tu as de la lionne aussi, n’est-ce pas ?
 Et j'ai renchéri:
Je valide : une vraie lionne !
 (Cindy, je te vois lever les yeux au ciel. Mais si, je t'assure : c'est pas parce que tu as coupé ta crinière que je n'entends plus tes grognements quand tu es énervée !)
On espère que ce florilège vous a plu et vous encouragera à participer lors d’une prochaine discussion commune !


dimanche 12 janvier 2014

Young Adult, I love you !

Il y a un peu plus d'un mois, ma chère Cindy, dont vous avez déjà amplement entendu parler si vous me suivez régulièrement, publiait un excellent article pour défendre le Young Adult, sur son non moins excellent blog. Or depuis que je l'ai lu, je m'interroge beaucoup sur les raisons qui font que, moi aussi, je lis et j'écris énormément de Young Adult. Voici donc ma réponse à la question, ma déclaration d'amour à ce genre, pour poursuivre la réflexion initiée par ma très chère amie.

Comme le dit si bien Cindy, le Young Adult s'adresse aux jeunes de 15 à 25 ans, mais dépasse largement ce public, car il est aussi lu par de nombreux adolescents, ainsi que des plus de 25 ans (heureusement, sinon, je n'aurais plus qu'un an pour apprécier ce genre ! ;-) ). 
De là est partie ma réflexion : pourquoi appeler ce genre "Young Adult" si, de fait, son public est beaucoup moins restreint ? Est-ce par pur marketing, comme beaucoup d'éditeurs le pensent ?

Je ne crois pas. Parce que le YA est vraiment une littérature différente, un genre à part entière, pas une catégorie créée artificiellement pour cibler les ventes. Il comporte des codes qu'on aime retrouver dans nos lectures, même si ceux-ci sont bien plus variés et bien plus libres que dans bon nombre de genres aussi précis que celui-ci. 

Voici ceux qui me donnent envie d'écrire cette déclaration, de défendre ce genre souvent décrié alors qu'il regroupe tellement de choses.

Bien souvent, il comporte ce mélange détonnant d'un univers terriblement sombre, dur, agressif ; et d'un personnage lumineux, que ce soit le personnage principal (Le Dernier hiver, de Jean-Luc Marcastel) ou un personnage secondaire (Peeta dans Hunger Games de Suzanne Collins, Alex dans le premier Delirium de Lauren Oliver). Le YA, c'est la lumière qui émerge de l'ombre, la force de se battre pour le bonheur et la liberté quand c'est tellement plus simple de s'abandonner au quotidien qui nous dicte ce qu'on doit faire. C'est un guide de survie pour être heureux dans une société toujours plus angoissante, par la force de nos convictions et de nos sentiments.



On touche là à deux aspects essentiels du genre : l'émotion et la réflexion sociale. Ce que j'aime dans le YA, c'est que les deux sont inextricablement liés ; le premier nous amène au second, qui rend le premier bien plus puissant encore. Dans La Déclaration de Gemma Malley, par exemple, ou dans Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder (à paraître le mois prochain), notre attachement extrême aux personnages et à leurs états d'âme nous permet d'évoluer dans une société qu'on découvre plus difficile à chaque page ; mais surtout plus réaliste. Qu'on l'imagine comme un avenir proche fort probable, ou comme une allégorie de ce qui existe déjà, mais permet d'y réfléchir en détournant nos barrières mentales, ces deux univers nous renvoient à nous-mêmes, à notre société, et nous réveillent pour nous rappeler que, si on se laisse faire, on finira comme la plupart des personnages de ces romans (à savoir : pas bien). Pourtant, ce n'est ni terrifiant, ni dérangeant au moment où on lit, car les personnages apportent la touche lumineuse dont on a désespérément besoin, cette foi en l'humanité, en sa capacité à sortir des impasses vers lesquelles on se dirige. Et surtout, à la certitude rassurante que, même au milieu du pire, il y aura toujours de l'amitié, de l'amour, de la lumière, qui dépasseront tout le reste.




C'est donc une littérature de personnages, où tout repose sur les héros et leurs proches. Ceux-ci sont, du coup, extrêmement soignés, très souvent nuancés, au moins pour les personnages principaux (comment ne pas évoquer Cinder de Marissa Meyer, et son excellente Cendrillon cyborg mécanicienne et déjantée ?) ; et profonds. Ils évoluent tout au long du roman, avec finesse et crédibilité, de sorte que nous pouvons parfaitement nous identifier à eux pour vivre leurs aventures avec d'autant plus de forces, prendre les horreurs de leur société de plein fouet, et réfléchir d'autant plus qu'on est émus. Mémine, dans La Saveur des figues de Silène, est frappante de véracité, et ses multiples facettes sont l'exemple même de ce qui donne sa force au YA : quel que soit le contexte, il nous renvoie au vrai, à nous-mêmes.




Et pas à n'importe quel moment de notre vie : à celui où on doit faire des choix. C'est peut-être là le vrai sens du nom de cette littérature "Young Adult" qui s'adresse à un public bien plus large que ça : ce sont ses héros qui sont de jeunes adultes, qui sortent de l'adolescence ou entrent dans la vie active, à cet âge où les choix que nous ferons détermineront celui que nous serons en tant qu'adulte. Les choix qui vont forger sa personnalité d’adulte, son comportement, son quotidien. La littérature YA se situe à ce carrefour de la vie, où on est déjà capables de réfléchir aux années écoulées, d’en prendre le meilleur (ou le pire !) et de créer le “nous” qu’on veut devenir, avec des valeurs réfléchies et assumées, des priorités conscientes (l’amour avant le travail, ou le contraire, par exemple). Tout s’articule autour de cette courbe du héros (ou de l’héroïne !), de ses doutes, ses erreurs et, finalement, cette libération ultime, la certitude d’être quelqu’un qui vivra sa vie pleinement, en parfait accord avec sa conscience, malgré toutes les épreuves endurées.
Voilà pourquoi j'écris du Young Adult. Parce que j'aime voir les personnages se forger, deviner celui qu'ils deviendront après s'être tellement battus pour pouvoir vivre selon leurs croyances, pour pouvoir passer De l'autre côté du mur... ;-)

Alors, non, le YA n'est pas une catégorie marketing attrape-nigaud ; non, ce n'est pas un ramassis de romans nunuches et mal écrits qu'on oublie aussitôt après les avoir terminés. Comme pour tous les genres, il y a du bon (Nina Volkovitch de Carole Trebor, Miss Peregrine de Ransom Riggs) et du moins bon (La Sélection de Kiera Cass, à mes yeux, parce que même si la réflexion est intéressante, l'émotion ne fonctionne pas avec moi, elle est trop clichée) ; mais il y a surtout une vraie identité à ce genre et, au-delà, une vraie réflexion, qui nous renvoie à notre société et nous rappelle combien il est important de garder les yeux ouverts pour faire nos propres choix.




Voilà pourquoi je n'ai pas peur de crier : Young Adult, I love you !, pourquoi je continue et continuerai longtemps à en écrire et à en lire (y compris des francophones, qui font de très belles choses dans ce domaine). Parce que la littérature YA me fait vibrer d'émotions, rire, pleurer, retenir mon souffle, mais aussi réfléchir, regarder mon monde autrement, forger mes choix pour ne pas laisser les autres le faire pour moi.
Et je comprends que, pour ces mêmes raisons, le genre puisse déplaire à d'autres, tout comme je ne suis pas sensible à la romance ou au polar, par exemple. Mais qu'il soit méprisé, voire nié et transformé en pur produit commercial... ça, non. 

lundi 6 janvier 2014

De l'émotion

Pour le premier article "techniques d'écriture" de 2014, je voudrais vous parler de l'émotion. C'est quelque chose qui me tient à coeur, mon premier moteur de lecture et, par conséquent, j'y ai beaucoup réfléchi en tant qu'écrivain.

Voici donc mes petites pistes sur la question :

L'émotion, c'est du vécu

Mais attention : je ne parle pas forcément d'une situation identique à ce qu'on a connu, sinon on serait vite limités pour écrire (sauf si vous avez une vie trépidante et follement dangereuse !). Non, je parle ici de se nourrir d'un ressenti réel, de sentiments qu'on a vraiment éprouvés, dans notre vie, mais aussi en lisant un livre, devant un film... les sources sont innombrables. 



Par exemple, si je dois décrire la terreur de mon héroïne face à un affreux monstre tout pas beau, je vais me nourrir de ma phobie pour les araignées. Je vais me souvenir de ce que cette phobie me fait, des sentiments qu'elle développe en moi, mais aussi des effets physiques (sueurs froides, tout ça - oui, j'ai vraiment très très peur de ces bestioles), de mes pensées, etc. Je transposerai une émotion vécue à une situation fictive.

Pourquoi ? Parce que... :

L'émotion, ce sont des détails qui font vrai

Pour que l'émotion fonctionne sur le lecteur, il faut que celui-ci la ressente à son tour. Il faut donc que cela ait un certain écho en lui, soit en déverrouillant des émotions qu'il a déjà vécues, soit en en suscitant de nouvelles. Quelle que soit la situation, qu'elle soit terriblement logique, absurde ou complètement loufoque, comique, tragique, les deux en même temps ; quelle que soit la situation, donc, ce qu'on éprouve doit sembler normal. C'est-à-dire que le lecteur ne doit pas s'arrêter pour se dire : "tiens, il ressent ça à ce moment-là, c'est étrange !" : il doit vivre la scène sans se poser de questions. 
Pour cela, il faut bien sûr prendre en compte tous les paramètres propres à l'histoire et au personnage : le contexte, le caractère du personnage (est-il peureux ? Téméraire ?), son histoire (a-t-il un passif avec les grosses bestioles, les mères détraquées ou les bad boys qui portent une crête ?), et une foule de petits détails qui rendent votre personnage unique - et permettent à votre lecteur d'être ce personnage unique.

Cela peut donc passer (et passe souvent, à mon sens) par la description de détails qui font sens. Mettons qu'une fille observe le garçon dont elle est raide dingue, sans oser s'approcher ; scénario très original, hein ?


Eh bien, pour faire ressentir au lecteur l'émotion qu'elle ressent à ce moment-là en évitant de tomber dans la guimauve, le mieux, à mes yeux, est d'essayer de se glisser dans sa peau, de s'imaginer ce à quoi on ferait attention, si on avait son caractère, son histoire, etc. La jeune fille un peu poète s'attardera sur les courbes de son visage, les jeux de lumière qui le mettent en valeur, elle pourra le comparer au héros d'un de ses livres, ou au contraire regretter de n'être pas une de ces héroïnes qui n'ont peur de rien pour aller lui parler. L'effrontée regardera plutôt son torse, ses fesses moulées par son jean, et elle lancera un sourire taquin avant de partir en prenant un air sûr de soi, mais tremblera de tous ses membres dès qu'elle se sera éloignée. 
En somme, quelques détails significatifs sont bien plus forts que de grandes descriptions, ou des pensées trop appuyées. Mieux vaut suggérer, ouvrir les portes pour le lecteur, et le laisser s'y engouffrer pour y mettre sa propre émotion. 

Ce qui m'amène à mon troisième et dernier point :

L'émotion, c'est l'universalité

Parce que pour que le lecteur ait envie de s'engouffrer quelque part, il faut qu'il s'y sente bien, qu'il ait des pistes pour savoir comment s'y prendre. Pour cela, j'aime instaurer une certaine complicité avec lui, lui montrer des scènes, des détails, des émotions, justement, qui lui feront se dire : "Mais c'est de moi qu'on parle, là ! C'est trop ça !".
Il y a une foule de choses qu'on vit tous (ou presque) un jour ou l'autre, qu'on pense, qu'on éprouve, dans des contextes très variés. Là encore, ce sont des détails, mais des détails universels.
Pour montrer une maman et son bébé, on peut s'appuyer sur l'attitude de la maman, qui s'efforce de rester stoïque pendant que son bébé lui tire les cheveux, s'excuse de la gêne occasionnée et fait semblant de gronder son tout petit pour ses bêtises, mais fond littéralement devant sa bouille ravie. C'est tout simple, tout le monde l'a vu un jour ou l'autre ; et cela parle au lecteur, tout particulièrement à la jeune maman qui lira ce passage.


A la scène suivante, le héros croise une star (ou un noble, un shmilblick super important, etc, selon le contexte). Qui ne s'est pas demandé, devant les foules hystériques à la seule vue de leur égérie, quelle folie les poussait à aimer si fort quelqu'un qu'ils ne connaissent pas ? A camper des jours durant pour la voir, à pleurer d'émotion en l'apercevant ? Utiliser ces sensations, c'est permettre au lecteur de s'identifier, de s'impliquer, et d'ouvrir les vannes de ses émotions dans l'histoire que vous lui racontez.

En bref

En fait, pour moi, écrire l'émotion, c'est se nourrir de sentiments et de sensations qu'on a vécus, en extraire tous les détails significatifs, les adapter au contexte de nos personnages, et les universaliser pour que le lecteur y retrouve ses propres sentiments et sensations. Ce ne sont pas des grandes déclarations, ce sont des petites observations, des touches distillées çà et là, qui prennent sens dans l'histoire et lui donnent sa consistance.
En trois mots : émouvoir, c'est être ému. Pas forcément au moment même de l'écriture, ni exactement de la même façon que notre personnage, mais tout de même.



Mais ce ne sont que des pistes, des ébauches de réflexion et, comme toujours, il n'y a pas de recette, simplement des méthodes possibles. Je suis toute ouïe pour écouter vos théories ! :-)

jeudi 2 janvier 2014

Et en 2014, tu vas faire quoi ?

En janvier, je ne prends pas vraiment de bonnes résolutions : je préfère préparer mes projets pour l'année à venir. Ca me paraît plus... concret ^^

Après mon bilan 2013, me revoici donc avec mes envies pour les futur !

Côté perso

Continuer à bosser en auto-entrepreneur pour diverses maisons d'édition (j'en ai une de plus à mon panel depuis le bilan !), et trouver un vrai contrat à temps plein. On y croit !

Côté écriture

Dans l'ordre :
- Réfléchir à une suite / un bonus pour De l'autre côté du mur, et l'écrire et le corriger si je décide de le faire pour de bon.
- Corriger le T2 de Play Your Life
- Ecrire et corriger le T3
- Laisser de la place à de nouveaux projets !

Côté publication

- Sortir La Couleur de l'aube
- Sortir Le Secret des Bois-Noirs
- Trouver un éditeur pour Hoài et pour Play Your Life

Côté réseau sociaux

- Mettre plein de photos de chats sur Facebook :)
- Assurer la promo des différents bouquins, y compris De l'autre côté du mur
- Ecrire sur ce blog plusieurs fois par mois (je n'ose dire régulièrement ^^)
- Aller à des salons (Paris, Imaginales, Zone-Franche...)
- Faire quelques concours et surprises sur les réseaux sociaux (dont la prochaine en compagnie de ma très chère Cindy Van Wilder !)
- Continuer à découvrir plein de choses grâce à vous !