lundi 15 décembre 2014

Bilan 2014, et petite pause

Comme chaque fin d'année, c'est l'heure du bilan ! Un peu en avance cette fois-ci, pour la bonne raison que je vais mettre le blog en pause jusqu'à début janvier, histoire de bien profiter des vacances loin d'Internet... d'autant que, cette année, je vais aux Bois-Noirs pour Noël ! Après la sortie du roman, c'est d'autant plus émouvant d'y retrouver tous mes cousins et cousines... J'ai hâte de profiter de la cheminée et de me promener dans les bois pour voir les cabanes des petits, qui perpétuent la tradition.
Enfin ! Cessons de tergiverser. Le bilan de l'an dernier était plutôt bon côté écriture, et moins côté pro. Et cette année, alors, est-ce que j'ai rempli les objectifs que je m'étais fixés ? Ce mystère sera bientôt résolu...

Côté perso
Continuer à bosser en auto-entrepreneur pour diverses maisons d'édition (j'en ai une de plus à mon panel depuis le bilan !), et trouver un vrai contrat à temps plein. On y croit !

J'ai bien fait d'y croire ! Parce que même si je n'ai pas trouvé de contrat, j'ai bel et bien travaillé à temps plein, enfin, et ce depuis le mois de janvier jusqu'à maintenant. Je suis donc éditrice externe pour différentes maisons d'édition ; cette année, j'ai surtout bossé pour Milady et Panini Books. L'an prochain, j'aurai aussi de la correction pour Hachette mais je ne travaillerai plus avec Panini Books ; je continue de rester aux aguets pour trouver un poste fixe ou de nouveaux clients.
En tout cas, on peut dire que je n'ai pas chômé cette année ! D'autant plus que j'ai aussi eu une autre excellente nouvelle, dont je devrais pouvoir vous reparler en janvier.
Et si vous voulez savoir sur quels romans j'ai bossé, rendez-vous sur mon site pro !

En bref, une année plus que positive côté pro, et ça fait du bien par rapport aux deux années précédentes qui étaient plus mitigées. Plus qu'à croiser les doigts pour que ça dure :)

Côté écriture
Dans l'ordre :- Réfléchir à une suite / un bonus pour De l'autre côté du mur, et l'écrire et le corriger si je décide de le faire pour de bon.- Corriger le T2 de Play Your Life- Ecrire et corriger le T3- Laisser de la place à de nouveaux projets !

J'ai presque tout fait !
- La préquelle de De l'autre côté du mur est écrite, corrigée, lue et validée par l'éditeur. Les Notes pour un monde meilleur sortiront donc bel et bien, et je devrais pouvoir vous en dire plus très bientôt ! On sait déjà ce qu'on veut sur la couverture... :)
- Côté Play Your Life, j'ai bien écrit les T2 et T3, et j'ai fait une première grosse correction sur le T2. En revanche, j'ai aussi dû reprendre tout le T1 qui a été un beau chantier, de sorte que je devrai recorriger le T2 et corriger le T3 en conséquence. Cela dit, je ne pense pas y toucher avant d'avoir trouvé un éditeur, sauf si je suis prise d'une inspiration subite.
- Pour ce qui est des nouveaux projets... Disons qu'ils ne sont pas écrits, mais ils sont amorcés. J'ai un projet mystère pour lequel j'attends une réponse incessamment sous peu qui prend forme, et j'ai aussi envie de faire un autre roman pour la collection où est paru Le Secret des Bois-Noirs. 

Une année, donc, plus calme côté écriture (le T3 de PYL en premier jet brut et la préquelle), mais bien chargée en corrections, dont deux gros chantiers (le T1 de PYL et la préquelle). Sans compter les corrections éditoriales du Secret des Bois-Noirs et de La Couleur de l'aube, qui m'ont bien occupée aussi !

J'ai eu un peu de mal à trouver un rythme qui allie l'appétit dévorant de Muse et mon nouveau boulot - je cherche encore, d'ailleurs -, avec de grosses périodes sans rien et des périodes frénétiques. Dur dur de corriger son propre roman quand on a passé la journée à corriger ceux des autres ! Mais finalement, j'ai quand même bien avancé sur ce front et si je ne cherche pas à en faire trop à la fois, j'ai bon espoir :)

Côté publication
- Sortir La Couleur de l'aube- Sortir Le Secret des Bois-Noirs- Trouver un éditeur pour Hoài et pour Play Your Life


La Couleur de l'aube et Le Secret des Bois-Noirs sont sortis tous les deux ! J'ai peu de retours sur l'un comme sur l'autre (pour des raisons différentes), mais ils sont bons et parfois même émouvants. Les deux démarrent bien, aux dires de mes éditeurs, ce qui fait forcément plus que plaisir ! En revanche, Hoài et Play Your Life sont toujours en stand by. Pour Hoài, je ne sais pas encore ce que je vais en faire ; pour PYL, comme je l'ai dit, j'ai repris le T1 pour le renvoyer aux éditeurs... donc, wait and see !

Côté réseau sociaux
- Mettre plein de photos de chats sur Facebook :)- Assurer la promo des différents bouquins, y compris De l'autre côté du mur- Ecrire sur ce blog plusieurs fois par mois (je n'ose dire régulièrement ^^)- Aller à des salons (Paris, Imaginales, Zone-Franche...)- Faire quelques concours et surprises sur les réseaux sociaux (dont la prochaine en compagnie de ma très chère Cindy Van Wilder !)- Continuer à découvrir plein de choses grâce à vous !

Objectifs remplis ! (Surtout pour les photos de chats et les salons :) ) Une année riche en rencontres, en échanges et en découvertes et, comme en témoigne l'article qui précède juste celui-ci, plutôt une réussite de ce côté-ci aussi. Encore une fois : merci ! <3

En bref, cette année a été excellente sur tous les plans, même si j'ai parfois eu du mal à tout concilier... et que mon rythme a été plutôt chaotique ! J'allais dire que je n'avais eu aucun projet accepté pour une publication future, mais c'est faux depuis que les éditions du Chat Noir ont validé ma préquelle :) Donc, même si ça va être plus calme éditorialement, ça devrait me permettre de me concentrer sur les nouveaux projets que j'ai en tête... et à ce propos, rendez-vous en janvier pour les objectifs 2015 !

En attendant, je m'en vais commencer mes corrections éditoriales des Notes pour un monde meilleur...



mercredi 3 décembre 2014

Quelques chiffres

30 000 - c'est le nombre de pages vues sur le blog aujourd'hui

2 500 - c'est le nombre de pages vues en moyenne chaque mois sur le blog

1 000 - c'est le nombre de fois qu'a été lu mon article J'aime les histoires d'amour, par la guimauve !

700 - c'est le nombre de fois qu'a été lue la page "Qui suis-je" ?

400 - c'est le nombre de fans sur Facebook

270 - c'est le nombre de followers sur Twitter

130 - c'est le nombre d'articles sur ce blog

107 - c'est le nombre de gens qui sont arrivés sur mon blog avec le mot-clé "espoir" (et j'en suis fière)

3 - c'est le nombre de romans que j'ai publiés

Pour tout ça...



mardi 2 décembre 2014

Montreuil 2014 : un grand cru !

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse a toujours été parmi mes préférés : j'adore son ambiance, les mille albums tous plus ingénieux les uns que les autres qu'on peut y découvrir, et bien sûr les gens qu'on peut y rencontrer. Pourtant, j'attendais cette édition 2014 avec une impatience toute particulière : d'abord parce que j'y avais des rendez-vous professionnels (nombreux) pour le première fois, ensuite parce que mes amis les plus chers y dédicaçaient tous, pour la première fois aussi.
Cela faisait donc des semaines que je m'impatientais, et le résultat a été à la hauteur de mes espérances !




Mercredi soir - inauguration
La semaine a donc commencé par l'inauguration du salon, en compagnie de Charlotte, une amie libraire qui a eu la gentillesse de braver la foule pour m'accompagner sur les stands des éditeurs que je voulais rencontrer. Après quelques déboires pour trouver des personnes avec qui j'avais échangé par mail mais que je n'avais jamais vues, j'ai fini par réussir à discuter un peu avec tout le monde, à goûter le vin et les petits fours de certains, et à survivre à la chaleur étouffante du salon. 
J'ai donc surtout sorti ma casquette auteure pour cette soirée, et parlé de mes différents projets en cours avec les uns et les autres. Ce qui, bien sûr, est toujours un plaisir !
Après des déboires assez conséquents avec la RATP, j'ai quand même fini par retrouver le chemin de ma maison au milieu de la nuit, encore ravie de la soirée.

Vendredi - achats et sourires
Après une pause jeudi pour travailler, j'ai repris le chemin du salon vendredi. J'y avais deux rendez-vous pros qui se sont très bien passés, et du temps pour flâner dans les allées et découvrir les merveilles qui s'y cachaient. J'ai donc craqué pour des albums pour mon neveu et ma nièce (comme chaque année, me direz-vous !), découvert des maisons que je ne connaissais pas et regardé les nouveautés des uns et des autres. Mine de rien, les trois heures sont passées à toute allure !
J'ai ensuite retrouvé ma chère Cindy Van Wilder, à qui j'étais impatiente de remettre un petit paquet... plus de détails sur son blog :) Et hop, on a croisé Carina Rozenfeld qui s'échappait de sa dédicace ! Ni une, ni deux, on lui demande de retourner s'asseoir et on lui prend chacune un tome de la Symphonie des abysses, qui me fait de l'oeil depuis longtemps. Forcément : un mur à franchir, de la musique... ceux qui ont lu De l'autre côté du mur savent que c'est le genre de choses qui me parlent :)

Cindy et moi jouons les fangirls auprès de Carina, qui se marre bien au passage ! Photo du Boudoir Ecarlate :)
Ensuite, Lise Syven est arrivée et elle m'a traînée sur le stand du Rouergue pour savoir où j'avais acheté les albums que je venais d'acquérir (après un câlin, quand même !). Puis toutes les copines arrivent d'un coup, c'est la joie et les embrassades ! Après un dernier rendez-vous, direction le restau avec les copines. Que du bonheur :) Par miracle, Cindy et moi n'avons pas trop de mal à rejoindre mon chez-moi, où le chat nous attend avec impatience. (Et où Cindy m'offre Mystic City, que je voulais lire depuis longtemps ! Merchiii !)

Samedi - journée rendez-vous
Cindy et moi nous réveillons au doux miaulement de me bestiole affamée qui aime tellement ses nouvelles croquettes qu'elle a bravé sa peur de l'inconnu pour en réclamer à notre hôte de marque... Malheureusement pour elle, c'est moi qui sais où est le garde-manger !
Nous bravons donc les accès de folie du chat et les transports en commun pour retourner au salon. Je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup plus sur ma journée, parce que je l'ai passée à courir partout de rendez-vous en rendez-vous ! Mon premier salon avec la casquette d'éditrice était tout simplement incroyable.
J'ai quand même trouvé le temps de passer à la dédicace de Cindy pour discuter avec Flora du Secret des Bois-Noirs et du monde de l'édition, pendant qu'elle attendait dans la longue file d'attente des éditions Gulfstream. Et de filer à la dédicace de Caroline Vermalle, dont j'ai adoré Une collection de trésors minuscules et à qui je voulais prendre Sixtine. La rencontre était formidable, elle est adorable et j'espère bien la revoir bientôt ! D'autant plus que je me suis déjà plongée dans Sixtine, sacrément addictif :)  
Le soir, je retrouve enfin les copines qui me racontent leurs journées plus formidables les unes que les autres autour d'un bon repas. Un moment de bonheur comme on en voudrait plus souvent <3



Dimanche - le retour
Après un petit-déjeuner en fort bonne compagnie, j'ai de nouveau bravé les transports en commun pour retrouver mon chez-moi - et ma panthère de poche qui ne m'a plus lâchée d'une semelle, des fois que je décide de repartir. C'est avec la nostalgie post-salon, des projets plein les tiroirs et des étoiles plein les yeux que j'ai terminé ce salon, fourbue mais heureuse. Une seule chose à dire : vivement l'année prochaine !

(Mais avant, il y a le salon de Sèvres le 13 décembre, et d'autres au printemps :) )

Merci à tous pour les moments partagés, et désolée pour ceux que je n'ai pas eu le temps de croiser. Merci pour les sourires, les bonnes nouvelles, les discussions passionnées et tous les petits bonheurs que je garde bien précieusement !


mardi 25 novembre 2014

Oui, j'aime des histoires imparfaites, et alors ?



Comme chaque année à la sortie du film Hunger Games, j'entends depuis quelques jours des réflexions qui me hérissent le poil. 
"C'est de la merde", "C'est pour ados décérébrés", "Hein ? t'aimes ça ? Tu ferais mieux de lire ça, c'est mieux !" Et autant je comprends tout à fait qu'on n'aime pas ce roman (lui ou un autre), autant je suis profondément choquée qu'on se permette d'insulter ouvertement ceux qui l'apprécient. 
Comprenez bien que je ne vise personne : vous l'aurez compris, j'adore cette saga et je pourrais en parler pendant des heures, mais je n'ai pas moi-même été visée par ce type de réflexions, je suis simplement tombée dessus au hasard de mes pérégrinations sur la toile et dans les transports en commun. 
Alors aujourd'hui, je vais vous parler d'Hunger Games, mais pas seulement. Je vais vous parler de toutes ces lectures méprisées, de celles dont on a parfois l'impression de devoir s'excuser de les apprécier, et pour lesquelles on se fait régulièrement insulter par des gens qui ne se rendent même pas compte qu'ils peuvent être blessants.

Flora, du blog "Une page s'ouvre", avait déjà évoqué le sujet dans cet excellent article : "Ce livre ? C'est de la merde." Elle en avait conclu qu'on a bien le droit de lire ce qu'on veut, et qu'elle allait travailler pour assumer ses lectures - ce avec quoi je suis pleinement d'accord. Depuis, cette idée a fait du chemin. D'abord, je n'hésite plus à défendre un roman décrié, même dans mon milieu professionnel qui est particulièrement sévère à ce sujet ; je n'ai plus honte de ce que je lis, jamais. Mais du coup, j'en suis venue à me poser cette question : pourquoi est-ce que je les aime, ces romans ? Et pourquoi sont-ils autant décriés par d'autres, au point qu'ils se permettent de m'insulter sans le savoir parce que, pour eux, il est communément admis qu'on ne peut pas les aimer si on est sain d'esprit ? (J'ai failli ajouter "et de bon goût", mais je crois que ce n'est même pas nécessaire.)

Objectivement, c'est vrai qu'ils ne sont pas parfaits. Le style de Hunger Games laisse sacrément à désirer, l'histoire d'amour de La Sélection n'a aucun intérêt, Cinder a des grosses ficelles narratives, Nom de code : Verity n'est pas parfaitement réaliste d'un point de vue historique, Delirium est parfois trop facile, et je pourrais continuer la liste encore longtemps (et aussi l'agrémenter de romans qui ne sont pas du YA : la bit-lit, la romance, tous ces sous-genres méprisés par les gens de bon goût).
Et pourtant. Pourtant, je les aime, parfois passionnément, parfois juste le temps d'une lecture, parfois à moitié seulement. Parfois, aussi, je les déteste ; mais d'autres vont les aimer, et je serais bien hypocrite si je les jugeais pour cela. 
Je les aime parce qu'ils ont réussi à trouver un écho en moi. Je les aime parce que, en dépit de leurs défauts, ou peut-être grâce à eux, ils ont réussi à me faire réfléchir ou à m'émouvoir, quand ce n'est pas les deux. Reprenons Hunger Games : au-delà de son style, il traite de sujets essentiels à mes yeux (la télévision et se dérives, bonnes ou mauvaises ; la lutte pour la survie d'un individu, puis d'une nation tout entière ; les différentes figures du leader ; ...). Il en traite bien, de façon nuancée, sans diaboliser ni porter aux nues. La psychologie des personnages, et en particulier de Katniss, est extrêmement bien pensée, à la fois complexe et logique. Katniss, au fond, c'est juste une gamine qui veut protéger ses proches ; le reste la dépasse complètement, mais elle ne se laisse pas abattre. Katniss, ça pourrait être n'importe lequel d'entre nous. Voilà pourquoi ce roman ne me lâche plus depuis que je l'ai lu, pourquoi il influence mes écrits, ma façon de penser. Parce qu'il me parle de moi, de mon quotidien. Il me montre des choses imparfaites organisées par des gens imparfaits, et ça me parle.
Alors, que m'importe s'il est imparfait lui aussi ? Je lui pardonne bien volontiers un style banal puisqu'il n'en a pas besoin pour m'atteindre. Et je ne vous demande pas de le lui pardonner aussi : je vous demande d'accepter que je le fasse sans me juger. 

Un roman, c'est comme une personne. Il y en a qu'on admire parce qu'on les trouve parfaits, d'autres qu'on aime malgré leurs défauts (ou pour leurs défauts : j'ai toujours eu du mal avec la perfection), d'autres enfin dont les défauts sont trop rédhibitoires à nos yeux pour qu'on les apprécie. Et si quelqu'un se permettait de dire à propos de vos amis ou de votre famille : "Ah, celui-là, il est juste bon à ramasser les ordures !" ou encore "Tu ferais mieux d'être ami avec bidule, il est plus sympa !", je doute que vous apprécieriez. Alors, s'il vous plaît, arrêtez de dénigrer les miens. Vous avez tout à fait le droit de m'expliquer que vous ne les aimez pas et de me dire pourquoi, mais certainement pas de me mépriser parce que je ne suis pas d'accord avec vous.

Alors, voilà, je le dis haut et fort : j'aime les histoires imparfaites, j'accepte leurs défauts - mieux, je les aime eux aussi, car ils les rendent plus proches de moi, plus fragiles. Et j'en ai ras-le-bol de devoir me justifier pour ça - d'entendre les autres se justifier. Je ne vous demande pas de comprendre : je vous demande d'accepter. Et de nous laisser la paix. 


mardi 18 novembre 2014

Les phases émotionnelles du premier jet

Quand il écrit un premier jet, un auteur passe par différentes phases émotionnelles, qui vont du "Oh mon dieu je suis génial." au "J'y arriverai jamais, c'est tellement nuuuul !". Je pensais que c'était surtout lié à l'humeur du moment (et à notre dose de confiance en nous) mais, en écrivant des romans de tailles variées et en discutant autour de moi, je me suis rendu compte que pour ma part cela tenait plus à mon avancée dans l'intrigue. 
Si j'écris un récit dans une journée (une nouvelle, par exemple), je passe par toutes les phases dans la même journée ; en revanche, si le roman s'étale sur plusieurs mois, elles peuvent durer très longtemps.
Donc, forcément, j'ai trouvé que c'était une bonne occasion pour ressortir plein de GIF débiles. Ca vous dit de faire un tour dans ma tête quand j'écris un premier jet ?

1ère phase : la découverte
C'est celle où je fais connaissance avec mes personnages, où je teste leurs réactions dans des dialogues et détermine leur physique. Elle est toujours assez lente et laborieuse chez moi (et, souvent ce que j'écris est mauvais, car trop bavard), et pourtant je l'adore, car c'est aussi le moment où j'entre enfin dans un univers qui m'attend depuis des mois.



2ème phase : l'exultation
Le moment où  l'intrigue commence, où les héros subissent une première transformation et où leurs relations se complexifient. C'est toujours très jouissif, je me marre toute seule pendant cette phase,  j'écris super vite et tout le temps, j'ai envie de la partager avec tout le monde et je suis persuadée que ce que j'écris est génial. (Je déchanterai à la correction, hein. Mais sur le coup, c'est juste une sensation exaltante.) Elle est assez longue, et dure environ jusqu'à la moitié du récit, quand l'intrigue bascule une nouvelle fois.





3ème phase : la réflexion
Ensuite, j'arrive à un stade où je dois décider de ce que deviendront mes héros. Je sais déjà où ils vont (la résolution), mais en général je ne sais pas comment, et même quand je l'ai déjà décidé ça finit toujours par changer. L'euphorie du début diminue même si elle est toujours présente, et je passe beaucoup de temps à réfléchir (c'est le moment où je fais le ménage et tout ce que j'ai repoussé jusque-là et où je sors voir les copines ^^). 





4ème phase : le doute
C'est là, quand j'arrive à peu près aux deux tiers du roman et que je sens la fin venir sans être tout à fait là, que je me mets à douter. Tout à coup, je réalise que ce que j'ai écrit avant est perfectible, je perds tout à fait mon euphorie et je vois mon histoire comme quelque chose de bancal. Selon les cas, je me lamente en me persuadant que c'est irréparable ou je me dis que je verrai ça à la correction, avec une petite boule angoissée dans le ventre. Je l'aime, mon histoire, je veux qu'elle soit réussie, mais pourquoi je suis pas capable de l'écrire correctement, hein ?





5ème phase : le rush final
Je continue à écrire coûte que coûte, poussée par les coups de pieds aux fesses de mes bêtas adorées (et par ceux que je me mets toute seule : pas question d'abandonner en cours de route !). Et puis, soudain, j'arrive au point de bascule final, celui à partir duquel je sais exactement où je vais jusqu'à la ligne d'arrivée. Et là, tout à coup, je suis tellement contente de m'être battue pour en arriver là (comme mes héros, en somme), tellement sûre de ce que je veux, que je n'ai plus qu'une hâte : terminer, pouvoir partager cette histoire avec mes bêtas puis l'envoyer aux éditeurs, bref : je veux la faire lire au monde entier, mais je sais que j'ai encore du travail alors je me dépêche.
Impossible de m'arrêter : j'écris coûte que coûte, j'avale les mots avec la rage du sprinter qui arrive au bout de la course, et tant pis si je laisse quelques trucs bancals au passage. La correction est là pour ça, non ? (Autant vous dire que mes bêtas me reprochent souvent d'avoir une fin trop rapide. Dur de se réfréner !)




6ème phase : la fin
J'avais déjà détaillé le phénomène (qui tient de la schizophrénie ^^) dans cet article et, pour conclure, je dirais qu'il regroupe à peu près toutes les phases précédentes en une seule !



Alors, et vous, comment vous vivez l'écriture de vos histoires ?

vendredi 7 novembre 2014

Extrait des "Notes pour un monde meilleur"

Tada tadaaaa ! 
J'ai terminé la semi-réécriture de la première partie des Notes pour un monde meilleur, la préquelle de De l'autre côté du mur !

Bon, c'était la partie la plus facile parce que je savais assez bien ce que je voulais faire, alors que la seconde partie, un peu plus longue, va aussi être nettement plus délicate. Mais pour fêter ça, et pour encourager tous mes amis nanoteurs (que j'accompagne en mode rebelle avec cette réécriture partielle), j'ai promis un extrait garanti sans spoilers.

Prêts ? :)

(Spéciale dédicace pour Cindy et Barbara : extrait romantique en vue.)





Je reste bloquée un long moment sur un jeu télévisé au concept assez similaire au Scrabble, que mes arrière-grands-parents aimaient tant, même si c’était déjà vieux-jeu à leur époque. Pour la plupart des gens il est ennuyeux à mourir, mais pour moi c’est différent. Moi, je suis synesthésique. Je vois la couleur de chaque lettre : chaque nouveau mot formé est un arc-en-ciel à mes yeux. J’aime observer la valse des couleurs sur l’écran, cette valse que je suis seule à percevoir, ou presque.
« Alors, les joueurs font un joli tableau ? »
Je sursaute, puis souris en découvrant Isaac derrière le canapé, les mains sur les hanches, l’air goguenard.
« Je me demande comment tu fais pour regarder cette émission.
– Je ne regarde pas. Je savoure. »
Il hausse un sourcil, amusé, mais s’assied à côté de moi et me prend dans ses bras. Une chaleur tendre m’enveloppe tandis que je me blottis contre lui, enfouissant mon visage dans le creux de son cou. Il sent bon.
« Tu ne travailles pas ?
– J’ai promis que je resterais avec toi ce soir.
– Si tu dois vraiment…
– Non, je veux rester avec toi. Tu as raison, ça nous fera du bien. »
Il caresse mes cheveux avec douceur, m’arrachant un soupir de bien-être. Parfois, j’oublie à quel point sa présence me réconforte, à quel point je me sens heureuse quand il me prend dans ses bras. Je murmure :
« Je t’aime.
– Je t’aime aussi, Azra. Mais… »
Je tressaille, soudain tendue. Il me serre plus fort dans ses bras, m’embrasse sur la joue, puis se précipite sur la télécommande et zappe avec un sourire espiègle.
« … mais si tu veux que je reste éveillé, c’est moi qui choisis la chaîne !
– Hé ! Je regardais !
– Non, tu savourais. Et ce soir, c’est moi que tu vas savourer. 
– Isaac ! »
Il éclate de rire devant mon air outré, échappe de justesse à mes chatouilles vengeresses, puis m’embrasse avec fougue avant de mettre les infos. Je râle un peu pour la forme, mais je suis tellement heureuse de retrouver mon mari que je le laisse gagner.



jeudi 30 octobre 2014

Pourquoi tu écris pour la jeunesse... et comment ?

Depuis que Le Secret des Bois-Noirs est paru, on me pose souvent la même question : "C'est difficile d'écrire pour la jeunesse ? Comment on fait ?"
C'est un sujet polémique et je ne prétends pas apporter la réponse à toutes les questions, encore moins une méthode à suivre, d'autant que mon apprentissage a été assez empirique. Mais voici où en sont mes réflexions.

D'abord, si j'écris de la jeunesse et du Young Adult, c'est parce que j'aime que mes héros découvrent ce qui les entoure. J'aime leur oeil neuf, vierge de préjugés, qui pousse adultes et enfants à regarder leur quotidien sous un jour nouveau, à mesurer la valeur de ce qu'ils ont autour d'eux - et peut-être à comprendre un peu mieux le monde qui les entoure. La découverte est donc au coeur de mes différentes intrigues, c'est elle qui pousse mes héros à se dépasser pour accomplir leur quête. Parce qu'ils veulent savoir. Comprendre. Parce qu'ils demandent inlassablement "pourquoi ?" à l'instar des plus petits et sont prêts à tout pour trouver les réponses.
Ce n'est pas forcément une constante dans tous les romans jeunesse, mais je tenais à vous expliquer pourquoi ce public me parle, à moi : ça a son importance.




Bien sûr, ça n'étonne personne que j'écrive du Young Adult. Je suis encore dans la tranche d'âge à laquelle il est censé être destiné (mon avis sur la question dans ma déclaration d'amour au YA), c'est un genre qui fonctionne bien et que je lis abondamment. 
En revanche, que je me mette à écrire pour les 10 ans et +, c'est plus étonnant. La plupart des auteurs dans ce cas ont des enfants qui ne sont pas très éloignés de cette tranche d'âge, au moins un neveu ou une nièce, et ils écrivent "pour eux". Ce n'est pas mon cas. Je n'ai même pas eu de petit frère ou de petite soeur pour me donner une idée de ce que peuvent faire ou pas les enfants de cet âge-là, et je ne me souviens pas de mon enfance avec assez de précision pour que ça me soit utile. En fait, si Xavier Décousus, puis Jean Gomez, ne m'avaient pas demandé de leur écrire un roman pour ce public, je ne me serais sans doute pas aventurée là-dedans, par crainte de passer à côté d'un public que je connais finalement assez peu. 

Alors, comment on fait dans ces cas-là ?
D'abord, je me suis bien sûr efforcée de me souvenir de mes vacances entre copains ou entre cousins, quand nos mille aventures se prêtaient à autant de romans. Les limites d'âge se brouillaient un peu dans mon esprit, mais j'y ai trouvé un terreau assez riche pour pouvoir y puiser et mettre de l'animation dans la vie de mes petits héros. Et j'en ai encore assez pour écrire des dizaines de romans ! Non que chaque souvenir en soi soit extraordinaire, mais il a, en lui, le potentiel de le devenir, pour peu qu'on s'en empare et qu'on le développe. Nous construisions une cabane dans la forêt ? Nous ne nous contentions pas d'assembler des bouts de bois : nous inventions une histoire autour de cette cabane, en faisions notre refuge le temps d'une semaine - contre les envahisseurs, les ours, les adultes ou que sais-je encore -, puis retournions la voir aux vacances suivantes (ou ce qu'il en restait) en nous promettant d'en faire une encore plus solide. Cette cabane, cette histoire, peuvent devenir le centre d'un roman, le quartier général d'une bande d'enfants appelés à devenir des héros, pour peu que l'enjeu de sa construction devienne réel. A moi, ensuite, d'y apporter un véritable enjeu pour la rendre unique (et donc apporter de la tension qui poussera les héros à se dépasser).




Je ne me suis pas seulement servie de mes propres souvenirs. J'ai également rassemblé toutes les lectures que j'ai dévorées pendant mon enfance, mon adolescence et encore aujourd'hui, où il m'arrive régulièrement de lire des romans pour les 10 ans et + (pour le boulot, les copines ou juste pour le plaisir). Ces différentes lectures m'ont aidée à trouver le ton, à savoir jusqu'où je pouvais me permettre d'aborder des notions complexes, comment les expliquer sans avoir l'impression de donner une leçon. Je me suis nourrie des histoires des autres pour découvrir comment raconter la mienne.
Par exemple, j'ai découvert que dans un récit à dominante réaliste, évoquer le quotidien des héros était important. Le rapport avec leurs parents, les corvées à la maison, les visites chez les copains ou à l'école... Pourquoi ? Parce que ce sont ces éléments d'apparence anodine qui constituent les points de repères des lecteurs, leur permettent de s'y retrouver. Mieux, ils font entrer l'imaginaire dans leur quotidien, et peut-être qu'ils vont les amener à se poser des questions sur ce qui les entoure, eux, en leur offrant des éléments de comparaison.




Je ne pense pas qu'il faille tout simplifier à l'extrême ou se censurer : pour moi, on peut parler de tout, mais pas n'importe comment. On peut utiliser des mots compliqués pourvu qu'on fasse en sorte qu'ils soient compréhensibles dans le contexte (la lecture doit quand même rester un plaisir, et devoir ouvrir un dictionnaire au beau milieu d'une intrigue passionnante, c'est sacrément frustrant !), on peut parler de choses difficiles mais sans chercher à choquer. 
Par exemple, j'ai fait le choix d'évoquer la maladie de la grand-mère de Sophie, parce que c'est une situation que de nombreux enfants devront affronter un jour ou l'autre. Mais je tenais à ce que mon roman ne soit pas triste, au contraire : je voulais avant tout montrer que la vie continue, que la richesse des souvenirs qu'on a avec elle est incroyable et que c'est quelque chose qui ne disparaîtra jamais ; elle fait et fera toujours partie de notre vie. Pour en avoir discuté avec certains parents, je ne regrette pas d'avoir choisi cette voie, car je tiens à ce que cette lecture reste légère et agréable malgré les éléments difficiles qu'on découvre en toile de fond. 

En somme, écrire pour les enfants, c'est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît, car le dosage est délicat à trouver au départ, surtout quand on ne connaît pas personnellement ce public. Pourtant, une fois le ton mis en place, il y a une immense richesse dans le dynamisme des enfants de cet âge-là, dans leurs trésors d'imagination et leur regard un peu décalé sur la vie, sur toutes les choses qui leur restent à découvrir.




Et puis, il y a quelque chose que je découvre depuis peu : le plaisir de dédicacer pour les enfants. Beaucoup n'ont encore jamais vu un auteur, et découvrir notre roman, pour eux, c'est aussi découvrir qu'il y a des gens qui écrivent les romans, que ce sont des êtres humains comme les autres (ou presque) et qu'en plus, ils sont là pour en discuter avec eux.
Non seulement la lecture devient moins solitaire, mais tout un univers s'ouvre à eux.
"Mais comment vous les écrivez ? Vous les imprimez et après vous mettez la colle sur le papier ?"
"Mais vous les trouvez où toutes ces idées ?"
"Hé, mais c'est vous sur la photo !"
J'adore voir leurs yeux se mettre à briller quand ils m'écoutent raconter de quoi parle le Secret, serrer le roman contre eux comme un trésor, promettre qu'ils vont le lire même s'ils ne lisent jamais d'habitude, et même refuser que j'écrive une dédicace "parce que c'est leur livre". Tout ça me donne très très envie de leur en écrire d'autres... et, d'ailleurs, il se pourrait bien que ce soit au programme cette année ! ;-)


Illustration : Nico Geyer

lundi 27 octobre 2014

Quand je procrastine allègrement...

Parce qu'en retour de salon j'ai une forte tendance à la procrastination, je vous présente mes derniers délires... attention attention, les personnages principaux de mes romans en Chibi !


La Couleur de l'aube

La belle et douce Alya et Ealeth, son domestique transi :




De l'autre côté du mur


La gracieuse Sibel accompagnée de son impitoyable lion, le bien nommé Aslan :



Et bien sûr la pétillante Aylin !


 



Play Your Life

Chloé, la miss Rêveuse un peu maladroite, qui croit fermement au prince charmant - accompagnée de sa meilleure amie Anne-Sophie, la fille parfaite que tout le monde admire :




Et enfin Hilmi, le fameux prince charmant à l'humeur changeante... et Link, le mystérieux observateur secret.




Et vous, vous les voyez comment ? :)

lundi 13 octobre 2014

Des livres et du thé #7

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vous fais un nouvel opus de "Des livres et du thé", mais il sera un peu spécial. En effet, j'ai eu la chance de gagner en avant-première le nouveau thé en édition spéciale de Kusmi-Tea (encore merci à eux pour ce concours !), et je viens de le recevoir (chic chic chic !).
Alors pour une fois, je vais fonctionner à l'inverse : goûter un thé et chercher quel livre pourrait être le plus indiqué pour accompagner la dégustation. Prêts ?





Fermez les yeux, inspirez le parfum doux et épicé qui s'élève en volutes paresseuses, et venez découvrir Tsarevna, au coeur de la Russie impériale... Ce thé noir de Noël vous emmènera passer les froides soirées de la saison dans la Palais d'Hiver de Saint Petersbourg, en compagnie des filles de tsars ornées de bijoux dorés et de lourdes robes brodées, qui s'accorderont à merveille avec sa couleur orangée aux reflets d'or.
A la première gorgée, c'est une impression de douceur qui se dégage : le thé noir est bien présent mais pas râpeux, et l'écorce d'orange ajoute une légère acidité aussitôt adoucie par une touche de vanille et d'amande, qui donne à l'ensemble le raffinement qui sied aux tsarevnas. 
Ensuite viennent les épices, légers et pétillants, qui nous réchauffent au coeur de l'hiver et ajoutent à cette douceur délicate un peu de spontanéité, de celle qui donne envie de sourire et de danser au milieu des illuminations nocturnes. Et enfin, subtile, discrète, la réglisse nous enveloppe pour nous rappeler notre joie enfantine lorsque nous découvrions les sucreries accrochées au sapin - ou discrètement glissées dans notre main.
Tsarevna, c'est donc la chaleur alliée au raffinement et à la magie des fêtes de Noël, dans un mélange à la fois doux et plein de surprises. Tout est parfaitement équilibré pour accompagner vos longues soirées d'hiver, ou terminer les copieux repas de fête sur une note relevée.
Et si vous n'aimez pas les thés à l'orange ou la réglisse en règle générale, n'ayez crainte : leurs fragrances sont très légères et se marient très bien au reste, au point de se faire oublier !





Temps d'infusion : 3-4 min
Température de l'eau : 85 °C
Pour : le goûter ou le soir, après dîner
Rincer le thé avec la première eau et ne pas le laisser infuser trop longtemps pour éviter l'amertume du thé noir. Se boit aussi en thé glacé !

Pour l'accompagner
Un roman où il fait froid, pourquoi pas situé dans la Russie impériale comme Anna Karénine de Léon Tolstoï, ou bien dans la glaciale Ukraine avec Maroussia de J.P. Stahl, où la réglisse et la vanille vont si bien avec la jeune héroïne à la fois douce et pleine de bravoure. Si on veut voyager du côté de Londres avec une auteure francophone, le deuxième tome de la trilogie des Outrepasseurs, de ma chère Cindy Van Wilder, se mariera également à merveille avec la douceur piquante des tsarevnas.






Mon conseil : 

J'ai choisi la trilogie Nina Volkovitch de Carole Trébor aux éditions Gulfstream, en particulier le premier tome. Le récit se déroule au coeur de la Russie soviétique, froide et cruelle, mais également emplie de douceur et de grandeur d'âme que la vanille et l'amande de Tsarevna viendront magnifier. L'héroïne, Nina, a quinze ans mais en paraît douze ; elle a la naïveté de l'enfant qui grignote son bâton de réglisse au coin du feu mais la combattivité et la force des épices de Nöel. 
Ce récit, qui se déroule dans un univers particulièrement dur, est pourtant emprunt de lumière et d'espoir, comme une bouffée d'air frais qui donne la force de se battre pour ce en quoi en croit. Il se mariera particulièrement bien avec ce thé rempli de surprises.
Enfin, cerise sur le gâteau, l'objet-livre lui-même s'accorde à merveille avec la boîte de l'édition limitée : la couverture et la tranche sont ornementées de dorures semblables aux paillettes d'or qui émaillent la boîte à thé, dont les tons rouges font écho à ceux de la couverture - et du thé lui-même. Les deux objets sont soignés, uniques, et renferment des mots et des saveurs qui vous feront voyager.




dimanche 5 octobre 2014

Visite guidée des Bois-Noirs

Bonjour bonjour !

La Toussaint approche, et avec elle les feuilles d'automne qui parent la forêt de reflets ocres... Sophie adore ces vacances : c'est à ce moment-là qu'elle retrouve tous ses cousins aux Bois-Noirs !
Et pour fêter la sortie du Secret des Bois-Noirs, Sophie vous invite à découvrir à quoi ressemble un automne dans la maison des Bois-Noirs, la vraie de vraie. Suivez le guide !




"Coucou les amis !
Cette année encore, je vais aller dans la maison de mes grands-parents, près de Limoges, pour les vacances de la Toussaint. Je râle un peu, parce qu'il faut faire un long trajet, il y a pas Internet et on capte tellement mal la télé qu'on ne voit que deux chaînes (et encore, faut voir les grésillements !), mais au fond, je suis super contente de retrouver tous mes cousins et mes cousines. C'est pas si souvent, on est trop nombreux pour s'inviter tous chez les uns et les autres, alors c'est un peu la fête !
Mais il faut surtout pas le dire aux parents, sinon ils vont encore me rabâcher que j'ai pas besoin d'écran et que je devrais plus jouer à leurs vieux jeux de société. Sans blague !

Enfin, bref. Cette année, je vous embarque avec moi pour une petite visite guidée, ça va être encore plus drôle. Mais faites attention : vous pourriez être surpris du voyage...
Quand on prend la voiture pour aller aux Bois-Noirs, la première chose à laquelle je pense, c'est ça :




La forêt de derrière la maison, où on va ramasser des châtaignes pour les faire griller dans la cheminée, chercher des champignons (Mamélie fait les meilleures omelettes aux girolles de la terre !), faire un grand feu de bois pour nettoyer la forêt (et y griller des chamallows ou des pommes de terre), et surtout... construire des cabanes, bien sûr. D'abord, on va voir celle qu'on a construite la dernière fois, et puis on l'améliore, ou bien on en fait une toute nouvelle si elle est trop abîmée. 
Mais moi, je vais jamais toute seule dans les bois : quand il fait sombre et qu'il y a du brouillard, ils me fichent les jetons... surtout maintenant que je sais ce qui s'y cache ! Brrr...

Heureusement, les Bois-Noirs, c'est aussi un endroit très calme, où on peut profiter de l'extérieur sans avoir peur de déranger les voisins. 
De loin, ça donne ça :


Bon, avec les gros nuages noirs, c'est vrai que cette vieille maison fait quand même un peu peur. Mais quand il fait beau, elle se transforme en un joli coin de paradis !


Ca, c'était au printemps. En automne, c'est encore plus beau...


Alors ? Vous me croyez, maintenant ? (Oui, c'est cette photo qui a servi de modèle pour faire la couverture du roman, bande de petits malins. Vous feriez de très bons chasseurs de trésor !)
C'est ça, la magie des Bois-Noirs : à la fois belle et effrayante, chaleureuse et oppressante... Un lieu idéal pour une chasse au trésor, vous trouvez pas ?

Surtout qu'elle regorge d'histoires. Venez voir, dans le jardin, y'a encore un ancien poulailler !


Maintenant, Papi en a fait son établi, et puis on y stocke aussi les fruits ramassés dans le verger. J'aime pas trop y aller, il y a plein d'araignées et de bestioles bizarres qui me dégoûtent... mais quand on sait où chercher, on peut y trouver de vrais trésors. Peut-être que celui dont m'a parlé Mamélie est ici ?

Oh là là ! Mais je parle, je parle, et avec tout ça c'est l'heure de mettre le couvert. Les adultes s'activent dans la cuisine, j'ai pas intérêt à traîner ! 
Zut, avec tout ça j'ai pas pensé à prendre la salle à manger en photo. C'est la pièce avec le carrelage noir et blanc, là, elle est super grande et donne sur la porte fenêtre avec les petites marches, sur la gauche de la photo de la couverture. 



Maintenant qu'on a bien mangé, tout le monde va au salon pour le café : Papi va faire sa sieste en ronflant comme d'habitude, et nous, on joue à des jeux de société. Moi, je préfère lire un bouquin, sauf quand les cousins et moi on doit chercher le trésor...


J'adore cet endroit de la maison, il est toujours chaleureux même quand le reste est froid et plein de courants d'air. Et quand on fait du feu dans la cheminée, quel régal !




Sur la photo de gauche, on peut voir le coussin-nuage, au fond en marron : il est tellement moelleux qu'on s'enfonce dedans et après, impossible d'en ressortir ! Les grands se l'arrachent toujours pour le café. A droite, c'est la table du salon où on fait des jeux de société.
Bon ! C'est pas tout ça, mais on a un trésor à trouver, nous, et mieux vaut profiter que les adultes soient occupés dans le jardin pour fouiller un peu partout. D'abord, réunion dans le QG, à l'étage : la chambre du portique, où je dors avec Lilas et Titoune. Paul nous rejoint pour qu'on se répartisse les pièces.



Lilas et Titoune vont aller dans les chambres des ados, pour fouiller dans les vieilles armoires où on trouve  toujours plein de choses :


Paul et moi, on va dans la chambre où dorment mes parents : on n'a pas trop le droit d'y aller normalement, mais c'est une des plus grandes chambres et dedans, il y a un grand coffre qui pourrait bien cacher un indice, alors on va quand même y entrer pendant que les adultes ont le dos tourné...





Par contre, pas question d'aller dans celle de Mamélie et Papi : pour ça, il faut un cas de force majeure !

Après, on va tous se rassembler et, si il faut vraiment, on ira dans la chambre du bois... Elle est terrifiante, cette chambre : juste sous les toits, très sombre et pleine de poussière, même qu'il y a souvent des souris qui courent dedans, on les entend la nuit. La fenêtre donne sur les Bois-Noirs, en plus. Il faut monter le grand escalier pour y arriver, celui qui est plein de courants d'air. Franchement, j'espère qu'on n'aura pas besoin d'y aller !






Et puis pour finir, quand il fera beau, on pourra traverser la forêt pour aller voir la ferme de l'autre côté de la colline (bon, d'accord, en vrai, elle est juste à côté de la maison, mais je peux bien arranger un peu pour l'histoire, non ?). Vu que ça appartenait aussi à la famille du temps de Grand-Maman, le trésor pourrait aussi s'y cacher !



Alors, la visite vous a plu ? D'après vous, il est où, ce fameux trésor ? On va avoir besoin de votre aide, ça rigole pas, cette fois : il faut absolument qu'on sauve Mamélie !