mercredi 27 novembre 2013

Les retours de lecteurs

Après avoir évoqué les retours personnalisés d'éditeurs, je franchis une étape dans mon parcours d'écrivain, et me voilà capable de vous parler des premiers retours de lecteurs sur mon roman. 




Trois mois déjà depuis la sortie de De l'autre côté du mur, et je dois dire que j'ai été gâtée. Entre les retours enthousiastes des blogueuses, les mails privés d'amis ou d'inconnus qui me donnent leur ressenti personnel, avec ou sans pudeur, et les retours surprenants de mes proches, je réalise que j'étais encore bien loin de la vérité quand je disais qu'à chaque nouvelle lecture, les romans prenaient un sens différent (si la théorie vous intéresse, je vous conseille de lire Roger Chartier, qui a des idées fabuleuses sur le rôle du lecteur dans l'identité d'un livre). 

Mais venons-en au fait. D'abord, je réalise avec joie que me frotter à la sévère bêta-lecture (voir mon article à ce sujet) et, surtout, aux retours d'éditeurs qui ne prenaient pas de gants, m'a permis de prendre un certain recul sur mes écrits. En tant que lectrice exigeante, je sais aussi que des romans peuvent être adorés par certains lecteurs et détestés par d'autres, sans que cela remette en cause la qualité du texte.
Tout cela a contribué au fait que, à ma grande surprise et à mon grand soulagement, les rares retours négatifs que j'ai reçus ne m'ont pas déstabilisée, alors que c'était une de mes grandes peurs. Pas du tout, même. Ouf ! 

En fait, je réalise que je ne souhaite pas que mon roman soit aimé par tous (ce qui serait mission impossible, et je ne suis pas assez mégalo pour croire que je serais capable de changer ça) : je souhaite qu'il tombe le plus souvent possible sur le bon lecteur, qu'il lui fasse passer un bon moment et ressentir du rêve et de l'espoir (souvenez-vous mon petit manifeste à ce sujet !). Après, dans le lot, il y aura des ratés, mais si ça a permis à quelques lecteurs d'être touchés par ce roman, alors le pari est réussi. Ceux qui ne l'ont pas aimé seront touchés par d'autres, pas de discrimination !

Et pour le moment, je dois dire que, pour mon plus grand bonheur, je suis gâtée par les retours. 

Les retours de blogueuses
(Oui, au féminin, pour le moment je n'ai pas eu de blogueur, mais je crois savoir que ça va bientôt changer ^^)

Je suis étonnée par leur diversité et leur richesse. Les retours sont fournis, avec un résumé personnel et un avis détaillé. J'ai la chance d'avoir suscité plusieurs coups de coeur, avec des retours remplis d'émotion, je retrouve dans leur retour cette tendresse que j'apporte parfois à un livre quand j'ai vécu avec lui, ce sentiment qui, plus que les autres, me pousse à écrire à mon tour. J'avoue que je suis toujours très émue, très fière aussi, quand je réussis ce pari.
Mais ce qui est le plus frappant, c'est la diversité des points soulevés. D'une blogueuse à l'autre, les points d'accroches ne sont pas les mêmes, l'une regrette ce que l'autre a aimé, chacune a son petit coup de coeur, jamais le même. Parfois, c'est un des éléments qui sont essentiels pour moi, des passages auxquels je tiens énormément ; d'autres fois, c'est quelque chose qui me surprend, qui me pousse à regarder mon livre différemment, à me mettre dans la peau d'une lectrice qui se l'est approprié pour savoir ce que j'ai mis dedans sans le savoir. Les deux sentiments sont vraiment formidables, je souhaite à tous les auteurs de vivre ça un jour, et remercie très fort les blogueuses qui me permettent de le faire.
Si ça vous intéresse, tous ces retours sont disponibles sur mon site, avec des petits passages choisis.
Et puis, il y a aussi des petits commentaires glanés par ci par là sur la toile, sur un forum de lecteurs, sur Facebook ou autres réseaux, qui font toujours une bonne surprise quand on tombe dessus.

Les retours en privé

Ces retours sont assez différents de ceux des blogueuses, dans le sens où ils ne sont pas destinés à être lus par des tierces personnes. Ils sont parfois plus spontanés, plus personnels, il peut arriver que le lecteur y mette beaucoup de lui, me livre vraiment une vision personnelle et émotive de mon roman. Ils sont toujours très émouvants, avec un petit quelque chose de frustrant, parce qu'on a envie de les partager avec le monde entier tellement ils nous font plaisir.
Finalement, je les garde pour moi comme un petit trésor, que je relis quand j'ai le blues de l'écrivain. Je me dis : "C'est pour ça que j'écris. Pour eux." 
Là aussi, la diversité est très prononcée, plus encore que pour le blogueurs car les lecteurs ne craignent pas les spoilers et peuvent évoquer des éléments que les blogueurs se retiennent de mettre dans le récit pour ne pas gâcher la lecture des autres (merci pour ça, je déteste quand je suis spoilée !)

Les retours des proches

Curieusement, ce sont les moins nombreux, peut-être aussi parce que mes proches ne font pas vraiment partie du public cible, et n'ont pas l'habitude de ce genre de livres. Mais ce sont aussi les plus surprenants. Parce que c'est là que je découvre que certains, dont je pensais qu'ils passeraient totalement à côté, ont vraiment aimé (et pas juste pour me faire plaisir), d'autres ont carrément adoré, d'autres ne font pas de retour alors que je pensais qu'ils en feraient... bref, c'est l'inconnue totale ^^
D'ailleurs, ces retours sont les plus stressants pour moi, c'est difficile d'avoir le retour de quelqu'un qu'on connaît bien, parce qu'il lie toujours le roman à ce qu'il connaît de nous, fait parfois de fausses interprétations, d'autres fois est bien plus près de la réalité qu'on ne le voudrait... Certains m'ont même avoué entendre ma voix derrière celle de mon héroïne, dans sa façon de parler et de penser... C'est assez flippant parce que ce n'est pas fait exprès ^^ 
Ces retours sont aussi plus laconiques, car faits par des gens qui n'ont pas l'habitude de parler de leurs lectures. J'avoue que ça me va bien comme ça !

Les retours qui n'en sont pas

Un dernier mot pour tous les lecteurs dont je sais qu'ils l'ont lu (parce que je les connais, parce qu'ils ont dit qu'ils le lisaient ou parce qu'ils sont inscrits sur des sites où ils parlent de leurs lectures, comme les réseaux sociaux de Livraddict et Booknode), mais qu'ils ne commentent pas. Ah, ces lecteurs mystères, ce que ça peut être frustrant, terrible, de ne pas savoir s'ils ont aimé ou pas ! Ou, dans le cas de ceux qui notent leurs lectures sans en dire plus, de savoir ce qui a motivé leur note ! (Surtout les bonnes, j'avoue, pour les quelques mauvaises, je ne suis pas maso au point de vouloir en savoir plus ^^)
J'ai envie de savoir non pas s'ils ont trouvé mon roman bon, mais comment ils se le sont approprié, quelle histoire ils ont lue, ce qu'ils ont mis d'eux à l'intérieur.
Pourtant, je les comprends, car j'ai moi-même du mal à parler de mes lectures : quand j'ai fini un roman, même si je l'ai adoré, je passe au suivant, et je ne pense pas forcément à partager mes impressions (mais j'y travaille !). Donc, je les aime aussi, mes lecteurs mystères, qu'il gardent leur livre et leur lecture pour eux, elle ne m'appartient plus !

Pour finir, je voulais vous dire un grand merci à vous tous, mes lecteurs, actuels ou futurs, pour ces moments de bonheur que vous me donnez, pour la façon dont vous vous appropriez mes romans, pour les histoires que vous me racontez à travers lui. Et pour le nouveau regard que vous me donnez sur lui, à chaque fois. Même si vous n'avez pas aimé ;-) 

lundi 18 novembre 2013

Où l'on démystifie le projet mystère

Ca fait un moment que j'évoque un "projet mystère" dont je ne peux pas parler, lâchant ici ou là des infos que, peut-être, vous avez déjà repérées. 

Hé bien, maintenant que le premier tome va partir vers de nouvelles eaux éditoriales, il est temps pour moi de lever le voile.

Le projet mystère s'intitule donc Play Your Life, il s'agit d'une trilogie à partir de 13 ans, une anticipation (ou dystopie) sur le thème des jeux de simulation de vie.

Si je voulais m'amuser à faire des fausses couvertures toutes moches juste histoire de donner une idée de l'ambiance (ce que je ne ferais jamais, bien sûr, sinon on m'accuserait de procrastiner pendant le NaNo), ça donnerait ça :




Vous l'aurez compris, ça parle de surveillance, de médias, d'observation furtive. Quel rapport avec les jeux de simulation ? Si je vous dis The Truman Show, je suis sûre que vous allez deviner tout seuls ;-)

Et attendant, ça commence comme ça :

Chloé, l’héroïne, a dix-sept ans. Elle vit dans notre monde, ou du moins dans un monde très semblable au nôtre. Elle partage sa vie entre sa famille éclatée et sa vie de lycéenne solitaire, qui doit se choisir une carrière à l’approche du bac. 
Pour la première fois, elle rencontre un garçon qui lui plaît, avec qui elle se sent moins maladroite. Mais le jour où elle se décide à l’embrasser, tout bascule : soudain, des milliers de caméras apparaissent partout en ville, qu’elle est la seule à voir. Chloé se rend compte que chaque minute du quotidien de la ville est observé, enregistré, jusque dans sa propre douche. Pire, quand elle cherche a revoir le garçon qu’elle aime, quelque chose l’en empêche, comme si on manipulait ses pensées et ses envies depuis l’extérieur...

Le petit plus de cette trilogie, mon petit plaisir personnel, c'est que l'héroïne utilise des oeuvres de la littérature française (ou européenne pour certaines) pour comprendre sa situation, avancer dans ses réflexions, etc. Donc, je peux m'amuser à mettre un tas de références plus ou moins connues, qui sont toutes en rapport avec le thème principal du tome.
Dans le T1, on a par exemple La Dispute de Marivaux, Pinocchio, et le cogito de Descartes, parce qu'on parle de manipulation, d'expérience, d'identité.
Dans le T2, on trouvera le Pygmalion des Métamorphoses et son double négatif, Frankenstein ; Chloé Delaume, à qui Chloé doit son prénom, Marcel Schwob et sa Machine à créer le verbe. Ceux qui connaissent auront compris qu'on évoquera la relation maître/créature et toutes ses dérives.
Pour le T3, je ne sais pas encore, je n'en suis pas là, mais je suis certaine qu'on retrouvera Chloé Delaume vu la citation extraordinaire que j'ai trouvée en farfouillant sur le net et qui s'y applique parfaitement.


Voilà, vous savez tout !
... Non ? Comment ça, non ?
D'accord, d'accord, je me rends ! Le voici, le début !


1
Quand j’ouvre la porte de la maison, mon cœur manque un battement. Les cris de Maman résonnent jusque dans l’entrée. Je soupire. Je ne connais qu’une personne au monde capable de la mettre dans cet état, et je devine aussitôt le sujet de la dispute. Je rentre la tête dans les épaules, pose mon sac de cours dans l’entrée, puis file aussitôt dans ma chambre, sans passer par la cuisine pour goûter. C’est là que le téléphone fixe est accroché.
Je ferme la porte derrière moi, mais la voix de Maman me parvient encore derrière le vieux bois. Après un coup d’œil machinal au miroir – mon gloss brille juste comme il faut et ma queue de cheval est bien en place –, j’enjambe le tas de vêtements qui jonche le sol, marche sur des livres de mathématiques et de physique pour atteindre la stéréo posée sur mon bureau. La voix du présentateur radio s’élève, aussitôt suivie par un morceau au rythme entraînant dont je connais les paroles par cœur. Je peux enfin me jeter sur le lit, bras croisés derrière ma nuque, et contempler le plafond en imaginant un visage doux à la peau caramel, pour éviter de penser à la mauvaise nouvelle à venir. Hilmi… Le mystérieux garçon du Life Club, qui m’a faite virevolter toute la nuit sans prononcer un mot. Le nouveau du lycée dont toutes mes copines sont dingues. Mon secret à moi, celui qui fait battre mon cœur plus fort.
Il a des yeux magnifiques. Marron clair, pailletés d’or, qui vous engloutissent quand ils se posent sur vous. D’ordinaire, je ne suis pas capable d’aligner deux pas, j’ai même essayé de prendre des cours de danse mais j’étais tellement lamentable que j’ai vite abandonné. Mais j’étais transformée quand il m’a prise par la main et m’a fait tournoyer sur la piste de danse sans me lâcher du regard. J’en ai même oublié de faire ma retouche maquillage habituelle au milieu de la soirée. J’étais comme dans un état de grâce. Pour la première fois, j’ai eu la sensation d’être belle.
En temps normal, j’aurais aussitôt appelé Anne-Sophie pour tout lui raconter, mais cette fois c’est différent. Je veux garder pour moi la douceur de sa main, la chaleur de sa paume, ses doigts pressés sur le creux de mes reins. Je veux me souvenir de son regard comme d’un trésor qu’il n’a offert qu’à moi. Mettre des mots sur cette merveilleuse nuit, ce serait comme voler sa magie pour la transformer en banale soirée de lycéens. Et je perdrais le seul moment de toute ma vie où j’ai eu la sensation d’être à ma place.
Maman ouvre la porte de la chambre. Ses cheveux noirs sont décoiffés, ses pommettes encore rouges de colère, mais c’est de la tendresse que je lis sur son visage quand elle pose les yeux sur moi. Je m’assieds sur mon lit pour lui faire de la place, tire sur mon tee-shirt pour cacher mon ventre, et entoure mes genoux avec mes bras.
« Il ne viendra pas pour les vacances, pas vrai ? »
Maman hoche la tête.
« Je suis désolée, ma chérie. Il a un gros projet en cours au travail et il n’aura pas une minute à lui.
– Ou bien il préfère rester seul avec Sabine, sans sa fille dans les pattes. »
Maman ne me contredit pas. Je ne suis même pas en colère. Juste déçue, une fois de plus. Cette fois, j’y croyais un peu. Les vacances sont dans une semaine et il n’avait toujours pas annulé, je me prenais à espérer qu’il avait décidé de faire un effort. Les larmes me montent aux yeux. Je ne l’ai pas vu depuis des mois, et il n’en a rien à faire. Comment un père peut-il oublier sa propre fille aussi facilement ?
Maman passe un bras autour de mes épaules.
« On va s’amuser toutes les deux, d’accord ? On fera les magasins et je te préparerai des bons petits plats. Peut-être que tu pourras me montrer ta recette de meringues ?
– Il devait m’aider à choisir une carrière. »
Elle me serre un peu plus fort contre elle, mais je n’en éprouve aucun réconfort.
« Je peux t’aider, moi aussi. »
Je ne réponds pas pour ne pas la vexer. Maman ne travaille pas, elle a choisi la vocation de mère au foyer parce qu’elle était enceinte de moi au moment de passer son bac. C’est papa qui subvient à nos besoins, il est devenu le chef d’une grande entreprise qui construit des ordinateurs. Maman regrette encore le choix qu’elle a fait à l’époque, elle donnerait tout pour pouvoir changer de carrière. Bien sûr, c’est impossible… Elle n’est définitivement pas la mieux placée pour me conseiller. Elle essaie quand même :
« Et si tu devenais écrivain ? Tu aimes tant lire, cela te rendrait heureuse, non ?
– J’aime lire, pas écrire. Et puis je n’ai pas envie de rester à la maison pour travailler, je préfèrerais être en entreprise pour rencontrer du monde. »
Sinon, douée comme je suis pour les relations humaines, je ne me ferai jamais d’amis.
« Et travailler en laboratoire pour devenir chercheuse, ça ne te plairait pas, toi qui es toujours curieuse de comprendre comment les choses fonctionnent ? »
Je soupire.
« C’est un choix trop important pour que je me contente de quelque chose qui me plaît un peu, Maman.»
Un frisson me parcourt comme je prononce ces mots, et une grosse boule d’angoisse se forme dans mon estomac. Il y a beaucoup de choses que j’aime faire maintenant, mais dans cinq ans ? Dans dix ans ? Que fera Maman, mère au foyer, quand sa fille aura quitté le domicile familial ? Je la trouve déjà désœuvrée depuis que mon frère est parti, ce sera pire encore. Si je me trompe aujourd’hui, je risque de le payer très cher dans ma vie d’adulte. Papa, lui, s’épanouit dans son travail, il y a même trouvé une nouvelle jeunesse quand il a rencontré Sabine et a laissé sa famille derrière lui. Il aurait pu m’aider… Mais il se fout pas mal de ce que je peux faire, et je sens que je vais tout foirer. C’est bien la seule chose que je sais faire !

Le tag du NaNoWriMo



Ma très chère Cindy m'a taguée pour répondre à des questions sur le NaNo, donc me voici, rien que pour vos beaux yeux, en retour d'expérience à mi-parcours !


1. Tentez vous le NaNoWriMo pour la première fois cette année, ou aviez-vous déjà participé ?

Je l'ai fait l'an dernier, mais seulement à moitié, parce que mon roman ne comportait que 25 000 mots et que j'avais trop de corrections qui s'empilaient pour enchaîner avec un autre. Du coup, on peut dire que c'est ma première vraie participation.

2. Comment avez vous découvert le NaNoWriMo ?

Par les forums de CoCyclics et des Nuits de l'écriture, je crois bien. De toute façon, quand la moitié de mes copains sont des auteurs aussi fous que moi, j'aurais eu du mal à y échapper !

3. Participez-vous pour gagner ou pour vous amuser ?

Ni l'un ni l'autre : pour profiter de l'émulation et avancer un max mon roman du moment. Bien sûr, si je gagne, c'est mieux et si je m'amuse, c'est le top (mais j'écris, je m'amuse forcément, non ?), mais c'est surtout pour me booster un bon coup. 

4. Êtes-vous à jour pour votre quota de mots ?

Mieux que ça : j'ai dépassé les 50 000 mots, et vu que j'avais commencé avec 4 jours de retard, je les ai faits en dix jours ! Je n'ai jamais été aussi vite. 
Pour tout dire, le rythme du Nano (en moyenne 1600 mots par jours), c'est mon rythme habituel quand j'écris. Comme je le disais ici, j'écris très vite quand je suis lancée dans un projet, et par à-coups. Mais l'émulation m'a permis de me dépasser encore, du coup j'espère avoir le temps de terminer complètement le roman dans le mois.

5. Parlez un peu de votre roman à vos lecteurs (genre, titre et petit résumé, par exemple).

Petite curieuse ! ;) 
C'est un projet mystère, à la base, mais il va très bientôt se démystifier (genre, dans un article à venir bientôt), donc je donne un avant-goût :

Titre de la trilogie : Play Your Life
Titre du tome en cours (le 2e) : La Vraie Vie
Genre : roman pour ados (oui, encore), anticipation/dystopie (oui, encore)
Résumé : ça, ce sera pour plus tard les cocos !

6. Est-ce que quelque chose de fou s’est déjà passé pendant ce NaNo ? Des retournements de situations inattendus ?

Un truc génial : je cherchais des références de littérature européenne à glisser dans mon roman, je compilais les conseils de ma chère Silène et mes propres connaissances et farfouillant sur le net. Et là, je suis tombée sur deux trucs formidables : un film qui correspondait exactement à ce que j'avais envie de faire passer dans le passage que j'écrivais, et une citation splendide qui pourrait résumer mon tome 3, de façon très précise, alors que l'intrigue est loin de se prêter à ce genre de découvertes.
Je peux vous dire que je me suis éclatée à les intégrer dans le roman !

7. Est-ce que vos amis de la “vie de tous les jours” participent ?

Mes amis de la vie de tous les jours et mes connaissances en ligne étant indissociables dans mon esprit, on va dire oui ^^

8. Quelle est votre meilleure technique pour vous obliger à écrire et arrêter de tout remettre à demain ?

Le "défi fou" que je me suis lancé avec une co-nanoteuse qui avance à peu près au même rythme que moi. L'une essaie de rattraper l'autre, on se lance des défis (chiche d'écrire 40 000 mots avant la fin du weekend de trois jours ?), et quand je vois son wordcount avancer, je me dis que je ferais mieux d'écrire plutôt que de traîner sur le net !

Bon, cela dit, je n'ai pas de mal à me mettre à écrire une fois que je suis dans un projet, au contraire, je n'arrive plus à m'arrêter. 

9. Que préférez-vous grignoter en écrivant ?

Je bois du thé (plein de thé) ou du café le matin. Et je caresse mon chat qui vient ronronner sur mes genoux. Si je grignote, c'est en fonction de l'humeur et des réserves qu'il y a dans mes placards, je n'ai pas de préférence particulière. 

10. Qui taggez-vous ?

Elodie Serrano, pour que vous puissiez découvrir que l'appétit peut venir en mangeant !

mercredi 13 novembre 2013

Nos bêtas qu'on adore




Non, non, je ne parle pas des idiots, mais bien des bêta-lecteurs, ces lecteurs qui relisent vaillamment des versions non abouties de nos textes pour nous donner un regard extérieur quand on a la tête dans le guidon - et nous guider dans nos corrections.

Ils méritent bien un article de blog, parce qu'ils ont beau passer leur temps à nous fouetter, c'est en partie grâce à eux que nos romans sont ce qu'ils sont. Et puis, au fond, on les aime très fort. Même si on tremble toujours un peu quand on leur envoie nos textes.

Au fil des romans, je me suis constitué un "pool" de bêta-lectrices (oui, il n'y a que des filles) dont je ne peux plus me passer pour écrire un roman. Ce sont toutes des amies très chères, ce qui aide, bien sûr. Mais le plus important, c'est que chacune m'apporte quelque chose qui me fait défaut. 
Elles :
- connaissent mes points faibles ;
- savent me houspiller quand j'ai encore eu la flemme d'écrire une scène importante et que je me suis dit que ça passerait (erreur fatale : RIEN n'échappe aux cruelles bêtas) ;
- viennent me réconforter quand je suis dans une phase de "bouuuuuh tout ce que j'écris est nuuul ça ne marchera jamaiiiiis", parce que ce sont aussi des pom-pom en or ;
- n'hésitent pas à me dire que mon univers est encore bourré d'incohérences et que je ferais bien d'aplanir tout ça un bon coup "et secoue toi et que ça saute !";
- me secouent aussi quand mes personnages sont fades et trop plats (il y en a même une qui déteste tous mes personnages, ou presque. Je vous dis pas la victoire le jour où elle en a apprécié un !)
- sont mes plus grandes fans (et après tout ce que je viens de préciser, c'est important, je vous assure ^^).

Bref, elles m'aiguillent pendant la phase de préparation du projet, me soutiennent pendant l'écriture, me houspillent pendant mes corrections, me rendent ma copie en disant "j'ai adoré !" avec une demi tonne de remarques écrites dessus... et, chaque fois, quand je reprends leurs commentaires, tout devient limpide. Je me les approprie sans façons, corrige le roman ; et le plus fort, c'est qu'elles arrivent à me faire jubiler pendant les corrections. Du type : "bon sang mais c'est bien sûr, c'était là depuis le début, il suffisait de creuser un peu pour donner tout son sens à l'histoire !".

Alors, mes bêta-lectrices, même si elles me font travailler vachement dur, je les adore, parce qu'elles me poussent à donner le meilleur de moi-même, le meilleur de chaque texte, elles révèlent ce qui est là sans y être. Il est certain que sans elles, je n'en serais pas là aujourd'hui. Je conseille donc très fort à tout auteur ou apprenti auteur d'avoir des bêtas. (Et pour ceux qui ne savent pas comment ça marche, je vous conseille de fouiner sur CoCyclics, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin).

Reste une question à résoudre.
Comment on les trouve, ces bêtas magiques ?


Forcément, ça prend du temps. On envoie son roman une première fois à quelqu'un qui semble intéressé, peut-être en échange d'une autre bêta. Il se peut qu'il adore et demande à lire les suivants. Il se peut qu'il ait plein de temps et se propose d'aider plus tard aussi. Il se peut qu'il soit overbooké mais que vous vous entendiez bien, alors il a envie de continuer à échanger avec vous et de vous aider. Il se peut aussi que ça ne fonctionne pas très bien et que vous ne renouveliez pas l'expérience.

Personnellement, c'est autant en lisant mes bêtas qu'en leur donnant mes textes que j'ai progressé, que j'ai appris à les connaître. Aujourd'hui, je ne sais plus si nous étions amies avant ça, ou si c'est par la bêta que nous nous sommes rapprochées. Sans doute un peu des deux, j'avoue que c'est indissociable.
J'ajouterais que, parfois, sur un texte, on aime bien avoir aussi l'avis de quelqu'un qui ne nous connaît pas, parce qu'il offrira une autre vision des choses, il nous poussera dans d'autres retranchements. A mes bêtas permanentes, on peut donc ajouter des bêtas ponctuel(le)s, le temps d'un roman. Je demande rarement plus de quatre ou cinq avis (deux sur chaque phase du texte, en moyenne), parce que trop de point de vue différents finissent par me perdre ; et puis je suis une grande flemmarde, j'ai la flemme de décortiquer trop de bêtas et de reprendre mon texte autant de fois ^^

Pour finir ma petite ode à la bêta, j'ai envie de vous présenter les blogs de mes copines bêtas qui sont aussi auteur, et je vous incite très très fort à y faire un tour, parce qu'elles ont une plume géniale (je vous ai déjà dit que je les adorais ?)

- Tout d'abord, Cindy Van Wilder, une auteur formidable dont le premier roman paraîtra aux éditions Gulf Stream en 2014 (et il est vraiment génial, je vous assure. Plus d'un an après l'avoir lu, je m'en souviens encore en détail).
Cindy, ma meilleure pom-pom, ma plus grande fan, numéro un en gymnastique du croisage de doigts.

- Ensuite, Silène, auteur de la trilogie "Moana" et d'un recueil de nouvelles érotiques au chocolat aux éditions du Jasmin, avec plein d'autres projets formidables dans sa besace, dont je suis la plus grande fan.
Silène, ma fournisseuse officielle de références pour alimenter ma réflexion, ma houspilleuse en chef, et mon meilleur agent.

- Enfin, Nadia Coste, auteure des Fedeylins et des Aiglons aux éditions Gründ, de SpaceLeague aux éditions du journal l'Equipe, et aussi d'autres choses dont on ne peut pas encore parler, que je suis ravie de suivre depuis le début, et que j'espère suivre encore longtemps.
Nadia, ma déceleuse d'incohérences, traqueuse d'adverbes et éradiqueuse de répétitions comme personne.

MERCI, les filles !
(Et je vous interdis de bêta-lire cet article. Réservez-vous pour mon tome 2 !)

jeudi 7 novembre 2013

10 000 vues !

Bonjour à tous !

En ce moment, c'est le Nano, alors j'écris beaucoup et j'alimente peu mon blog. Mais en attendant, sans que je m'en aperçoive, on a passé les 10 000 vues, alors je voulais vous dire...






(Ouais, sur un mur en plus, vous avez vu ! ^^)

Ca me fait tout drôle. Quand j'ai ouvert ce blog, j'avais 3 ou 4 personnes qui me suivaient, je parlais juste de mes projets, je rêvais d'être publiée sans trop oser y croire. Je cherchais encore ma méthode de correction. Je ne sais pas trop pourquoi, un jour, tout à coup, je me suis aperçue que j'avais 200 pages vues par mois malgré mon peu d'entretien du blog, alors j'ai décidé d'écrire un peu plus de choses. Et puis, j'ai reçu mon premier "oui". Et nous voilà, toujours plus nombreux... *petite larme émue*

Merci à tous pour votre soutien, sur ce blog, sur Facebook, sur twitter, dans la vraie vie, que je vous connaisse bien ou qu'on ne se soit jamais vus, que vous veniez souvent ou que vous ne soyez que de passage.
Je vais essayer de ne pas raconter trop de bêtises, de continuer à vous donner mes petits conseils et impressions perso, d'être un peu plus régulière (on ne rit pas, au fond !), tout ça tout ça.
N'hésitez pas à commenter les articles, à me poser vos questions si vous en avez, quel que soit le sujet, sur le blog ou en privé. Ca me fera super plaisir !

Bref, quelques mots pour vous remercier, tous, parce qu'écrire un blog n'a pas grand intérêt si ce n'est pas partagé.

Et j'en profite pour teaser, parce que j'aurai bientôt une annonce à faire !