vendredi 27 septembre 2013

Les pitch, ces petites bêtes qui nous prennent la tête

Bonjour à tous !

Que vous soyez auteur aspirant, lecteur ou auteur confirmé, vous avez forcément besoin de pitcher un roman de temps en temps. Cela peut-être le vôtre - pour le vendre à un éditeur ou un lecteur - ou bien celui de quelqu'un d'autre - que vous avez envie de partager pour donner envie de le lire. Seulement voilà : résumer en quelques phrases un roman de plusieurs centaines de pages, tout en restant accrocheur et dynamique, c'est un sacré casse-tête, et on perd souvent nos interlocuteurs en chemin.

Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous ma modeste expérience d'éditrice et d'auteure, pour vous donner quelques conseils pour vous dépatouiller de cette vilaine bestiole. Comme toujours, je ne prétends pas connaître la vérité, il s'agit juste de quelques trucs qui fonctionnent chez moi et qui, peut-être, vous seront utiles aussi.

1) Donnez vous maximum trois phrases.
Deux, c'est encore mieux. Au-delà, vous risquez de commencer à vous perdre dans des détails du contexte ou de l'intrigue qui sont trop compliqués à résumer sans rentrer dans les détails, et qui rendront votre pitch moins clair s'ils ne sont pas expliqués.

2) Posez-vous la question : pourquoi ai-je écrit / aimé cette histoire ?
Il peut bien sûr y avoir de nombreuses réponses mais, bien souvent, il y en a une qui vient tout de suite à l'esprit, une plus importante que les autres. Cela peut-être, par exemple, "parce que l'amour y est considérée comme une maladie qui doit être guérie", "parce qu'une jeune fille doit lutter jusqu'à la mort pour amuser une société du spectacle", "parce qu'un garçon à qui rien ne sourit découvre une fabuleuse école de magie dans laquelle il est spécial", ... Vous voyez le topo : une idée principale, phare, qui reprend le thème global du roman, même si c'est très réducteur quand on a adoré toutes les nuances du récit.

3) Présentez trois éléments : personnage principal, particularité du contexte (s'il y en a une), enjeu principal
Avec ces trois éléments, on peut facilement se faire une idée de là où on va mettre les pieds. 
Exemple : Machine, une jeune fille mal dans sa peau, traverse le Londres de l'époque Victorienne pour retrouver son père disparu.
=> On sait qu'on est dans la littérature jeunesse ou YA vu que l'héroïne est jeune (du moins, il y a de fortes chances que ce soit le cas), on sait où et à quelle époque l'histoire se déroule (donc on peut visualiser beaucoup plus vite l'ambiance du roman), on sait ce qui la motive (une quête de son histoire familiale).

4) Ajoutez l'opposition qui va forcer le héros à changer, ainsi que la résolution de la quête
Cela donnera une bonne idée de la courbe que votre héros aura au cours du roman.
Exemple : Machine va transpercer le voile du temps et découvrir toute son ascendance. Ce n'est qu'au terme d'une longue quête d'elle-même, au cours de laquelle elle sera forcée de s'accepter, qu'elle retrouvera enfin l'homme qui lui a donné la vie.
Certes, c'est sans doute très réducteur par rapport à la complexité de l'intrigue, mais cela a le mérite d'être clair et d'aller droit au but. Après, si l'interlocuteur se montre intéressé, rien ne vous empêche d'en dire un peu plus. Mais le pitch en lui-même vise à attirer l'attention pour donner envie d'en savoir un peu plus, that's all. 

5) N'ayez pas peur des clichés
Dans un pitch, les clichés permettent de se représenter les choses avec peu de mots. Je ne dis pas qu'il faut en rajouter, ni caricaturer à l'excès, ce qui pourrait avoir l'effet contraire à celui désiré. Mais il ne faut pas les éviter à tout prix non plus.
Par exemple, si on reprend la fabuleuse vie de Machine, pas besoin de préciser qu'en fait, son père n'est pas tout à fait son père, et c'est ça qui différencie cette histoire des autres, parce qu'en fait, il a les cheveux rouges, et en fait, Machine va se rendre compte que c'est une fausse couleur, et... Bref, je caricature bien sûr, mais vous voyez le topo : c'est quand on se lance dans ce genre de détails qu'on se perd en route. Et notre interlocuteur avec.

En somme, si on reprend mon exemple, on a :
Machine, une jeune fille mal dans sa peau, traverse le Londres de l'époque Victorienne pour retrouver son père disparu. Machine va transpercer le voile du temps et découvrir toute son ascendance. Ce n'est qu'au terme d'une longue quête d'elle-même, au cours de laquelle elle sera forcée de s'accepter, qu'elle retrouvera enfin l'homme qui lui a donné la vie.
Trois phrases, pas une de plus. Certes, ça ne casse pas trois pattes et un canard, mais on sait l'essentiel : c'est pour les jeunes, c'est une quête à la fois personnelle et familiale, et on va avoir un voyage dans le temps, sans doute à Londres. Assez pour se faire une idée et savoir si on en veut plus ou non.

Je ne dis pas que ça marche à tous les coups, pour tous les auteurs et tous les romans : je le répète, ce sont des petits trucs qu'on peut essayer d'appliquer quand on coince, pas des règles infaillibles (si seulement...).

J'espère que ça sera utile à certains ! Et n'hésitez pas à partager vos propres trucs dans les commentaires :)

jeudi 19 septembre 2013

Ces films que je n'oublierai jamais

Dans la série des romans dont je me souviendrai toujours, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui de mes coups de coeur cinématographiques. Je préviens tout de suite : je suis bon public, midinette sur les bords, et accroc aux Disney et aux comédies romantiques. Un bon film, pour moi, c'est un film qui m'émeut, avant de me faire réfléchir (même si c'est encore mieux quand il y a les deux). Donc, si vous aimez les films d'auteur, complexes et assez lents, vous pouvez d'ores et déjà passer votre chemin ^^

Les films qui me font rêver
Commençons donc par le seul réalisateur dont j'ai vu tous les films sans exception (et que je revois régulièrement avec le même plaisir) : Miyazaki. 




En cherchant des images pour le blog, j'ai voulu mettre les affiches de ceux que j'ai préférés... en réalité, je m'aperçois que je suis incapable de choisir. J'ai donc mis ces trois-là, parce qu'elles contiennent ce que j'aime le plus chez Miyazaki : ses créatures loufoques les plus diverses et variées (mention spéciale au Chatbus de Totoro et au petit renard de Nausicäa), ses personnages remplis de force et d'espoir, ses univers plus fous les uns que les autres, mais permettant toujours de rêver, d'éprouver des émotions fortes, et de voir les choses autrement.

Les films qui me font pleurer
Ensuite, il y a deux autres films que je n'oublierai jamais, très différents l'un de l'autre. Et que je ne voudrai jamais, jamais, jamais revoir, parce que j'ai vraiment trop pleuré (au point de devoir les couper de temps en temps pour reprendre mon souffle). J'ai nommé : Dancer in the dark  et PS : I love you.


Le premier est un peu étrange, parfois dérangeant, toujours poignant. Je ne peux pas vous dire ce qui m'a fait pleurer, ça vous gâcherait tout le film. J'ai été très déroutée par ce film, mais dans le bon sens, dans le sens de ces films qui dérangent pour mieux marquer. Bref, je vous le conseille, mais évitez de le regarder quand vous être seul ou déprimé.
Le second n'est pas un "grand" film, c'est même une comédie romantique assez basique (mais on y viendra : j'adore les comédies romantiques assez basiques). Pourtant, il touche une corde sensible chez moi, à travers dix lettres posthumes d'un homme qui guide sa femme sur le chemin de la guérison. Je suis terriblement romantique, et l'idée d'un grand amour fauché beaucoup trop tôt par la maladie, ça me fait fondre en larmes immédiatement. A regarder avec son amoureux (ou son chat), blottie sous la couette, et une bonne tasse de thé réconfortante dans les mains.

Les films qui me font sourire
Je dis bien sourire, et non pas "rire", car si j'aime rire dans un film, ce n'est pas ce qui me touche le plus. Je vais parler ici des comédies romantiques que j'ai le plus aimé, parce qu'elles donnent de l'espoir  mon coeur de midinette, qu'elles me font vivre des contes de fée pour adultes, bref, parce que ce sont de belles histoires.


 


Je ne vais pas vous parler des quatre en détail (vous pouvez toujours faire une rapide recherche Google si ça vous intéresse), mais je dirai juste que ces quatre films ont allié le rire, l'émotion, et des situations cocasses de la vie quotidienne (ou pas), avec des acteurs qui savent très bien jouer de la force de leur regard.


Les films qui font battre mon petit coeur plus fort
Ce sont ceux qui vont me toucher juste là où il faut, sans que je sache trop pourquoi, qui me donnent à la fois du rêve, de l'amour, de la réflexion. Ceux dont je n'ai pas envie de sortir une fois le générique lancé. Qui sont poétiques, aussi, chacun à leur manière. Ceux que je peux revoir indéfiniment.

 


Oui, bon, ce sont encore des histoires d'amour, mais elles sont toutes spéciales :) La première, parce que Robin Williams entre dans les tableaux de sa femme, morte, pour retrouver une part d'elle, de leur amour... On y voit une vision de l'enfer, une autre du paradis, mais toujours à la mode des peintres. Superbe. (Et puis, Robin Williams, quoi...). Le deuxième, parce que deux mains qui se frôlent ne m'ont jamais autant émue. Le troisième, parce que... ben, j'aime tout, le romantisme fou, le côté déjanté et tragique à la fois, les sublimes reprises, les chorégraphies. Le dernier, pour son ambiance un peu spéciale, difficile d'en dire plus sans spoiler.


Mes dessins animés favoris
Bon, ça, ça se passe de commentaire, on va juste dire que je suis une grande gamine qui a vu tous les Disney, une bonne partie des Pixar, et qui adore toujours autant qu'avant ^^



Les films que je suis incapable de définir
Et donc, dont je ne peux pas vous parler plus en détail, mais que j'aime tous très très fort, et que je vous enjoins encore plus fortement de les regarder. Vraiment. Ca vaut le coup. Si vous voulez voir quelque chose de différent, décalé, et en même temps très fort, foncez.

 

 


Voilà, vous savez tout sur mes goûts cinématographiques... je veux bien des nouvelles références en rapport avec celles-là (même si j'en ai des tas d'autres que je ne peux pas citer ici, faute de vous perdre tous ^^), j'ai des périodes où je suis assez boulimique en films :)

Et vous ? Quels sont vos films préférés ?

mercredi 11 septembre 2013

C'est quoi ton truc pour écrire si vite ?

C'est une question qu'on m'a souvent posée (on m'a aussi demandé à quoi je me droguais, parfois... mais rien que du chocolat et du thé, promis juré !).
Aujourd'hui, j'ai envie d'y répondre. Non pas par fierté d'y parvenir, ou bien parce que je pense que j'ai des conseils à donner à ceux qui n'écrivent pas vite. Mais parce que, au contraire, je veux montrer que ce n'est pas un exploit, que c'est juste que je ne peux pas faire autrement, et que ce n'est pas forcément mieux que ceux qui écrivent plus lentement. 

Donc, j'écris vite. C'est vrai. Il m'est déjà arrivé d'écrire 150 000 signes en une semaine, plusieurs fois. Mais ce n'est pas nécessairement un choix, et parfois j'avoue que je préfèrerais écrire plus lentement et plus régulièrement, ce serait moins fatiguant. 
Parce qu'il est là, mon "secret" : quand j'écris, je ne fais que ça. Littéralement. Je mange sur le pouce, j'y passe les journées, mes soirées, mes nuits. Je mets un réveil pour me lever plus tôt et avoir une vraie journée d'écriture, qui se termine tard dans la nuit. Mes dossiers importants ? Ils passeront après. Ma vie sociale ? Je ne la sacrifie pas totalement, c'est vrai, mais disons qu'elle se limite au strict minimum. 

Ce n'est pas super équilibré, j'avoue. Seulement voilà : je ne sais pas faire autrement. Quand je commence une histoire, que ce soit pour la raconter ou la corriger, je me plonge dedans corps et âme, je la vis littéralement. Je suis dans une sorte de jubilation à découvrir les différentes facettes de mes personnages, les embûches qui tombent sur leur route, je ricane toute seule en imaginant les prochaines péripéties sadiques que je vais inventer pour eux. Bref, je suis dans le flux (voir à ce sujet l'article de Samantha Bailly, dans lequel je me retrouve beaucoup). 
Ce qui veut dire aussi que j'y pense tout le temps. Quand je fais la vaisselle, la cuisine, quand je me lève, quand je me couche, même quand je suis devant la télé ou censée travailler sur autre chose. Donc, en fait, j'ai plutôt intérêt à écrire vite : parce que la vraie vie ne peut pas être mise de côté trop longtemps, qu'il y a des impératifs, et que j'ai besoin de vivre plein de choses en dehors de l'écriture pour avoir encore des tas de choses à écrire et à partager avec vous.

L'avantage, c'est que c'est un vrai gain de temps : quand on est tout le temps dans l'histoire, pas besoin de perdre du temps à revenir en arrière pour savoir où on en était, peu d'incohérences laissées dans le premier jet vu qu'on a tout bien en tête. Et puis, le feu sacré du flux, c'est quand même sacrément jouissif. Je m'éclate vraiment, je vous jure, je souhaite à tout le monde de vivre ça un jour. Même pendant les corrections, si si !
L'inconvénient, c'est que du coup, je ne peux pas travailler régulièrement, sous peine de perdre toute notion du temps. Je travaille beaucoup, et par à-coups, mais du coup, j'ai des longues périodes sans toucher à l'écriture (là, par exemple, pendant tout le mois de septembre, je ne commence rien, parce que j'ai trop de trucs à faire qui ne peuvent pas attendre côté IRL). 

Alors, le voilà, mon secret :
- Un bon fauteuil
- Une bonne tasse de thé (si possible avec de la cannelle dedans)
- Un bon ordi avec Word dessus
- L'envie de vivre dans l'histoire, de la découvrir, puis de la "tailler" pendant les corrections, pour la sublimer. L'impatience de la partager, qui donne envie d'écrire, d'écrire encore plus vite, pour pouvoir la donner aux autres.
- Et prendre le temps, hors des séances d'écriture. Le temps de vivre, de profiter, de faire tout ce que vous ne faites pas quand vous êtes trop pris par vos romans pour regarder autour de vous. Et ne pas culpabiliser, parce que c'est ça qui va vous donner l'énergie et l'imagination de replonger dans une autre histoire, très bientôt, dès que ça vous démangera trop.

Mais, si vous écrivez plus lentement, peut-être plus régulièrement, ou peut-être pas, ce n'est pas moins bien ; c'est juste que vous fonctionnez différemment, que vous avez votre propre rythme. Et, tant que vous avez aussi votre propre équilibre, alors c'est que vous avez le bon rythme.
Alors, il est comment, le vôtre ?

dimanche 1 septembre 2013

Petit point

Puisque c'est la rentrée (même si je ne suis pas partie en vacances... disons que l'ambiance y est ^^), j'en profite pour faire un petit point sur tous mes projets, avec vous :

Côté écriture

- De l'autre côté du mur est sorti aujourd'hui (hiiiiiiii !), et disponible sur Amazon, dans les librairies et sur le site des éditions du Chat Noir (en 5e place des meilleures ventes, oh yeah !) : par ici !
Vous pouvez lire les premières pages et la présentation .
Et les chroniques ici-même.
A cette occasion, je développe un peu ma communication, j'apprends ce que c'est que d'échanger avec ses lecteurs (et potentiels lecteurs), je fais mes premières dédicaces (voir l'article précédent)... Bref, je vais de petites joies en joies énormes, avec un peu d'anxiété sur les retours des lecteurs à venir, mais surtout beaucoup de plaisir, parce que je pense pouvoir prendre du recul sur les critiques négatives. Après tout, quand je vois les avis tellement différents que je peux avoir avec mes amies lectrices sur des romans ou des films, je me dis que ça ne présage en rien de la qualité de l'oeuvre, simplement de sensibilités diverses !

- Pour mes deux autres projets en instances éditoriales (Le Secret des Bois-Noirs et La Couleur de l'aube), je fais des corrections, mais toujours rien d'officiel en vue, donc je ne peux pas en dire plus !

- J'ai deux romans chez les éditeurs (Hoài et Play Your Life), qui attendent des réponses. Dont un très très important. Wait, and see...

- Du coup, pour le moment, je n'ai plus rien en cours. Ca tombe bien, mon mois de septembre va être très chargé côté pro, et quand je commence quelque chose je suis incapable de m'arrêter... Du coup, je vais en profiter pour lire (j'ai beaucoup moins lu cette année, et ça fait plusieurs fois que je tombe sur des bouquins qui ne m'emballent pas, pour ne rien arranger.)
Et après, dès que je pourrai, j'aurai à rédiger le T2 du projet important qui est chez les éditeurs (oui, vous avez bien entendu ! Pour la première fois, je fais un deuxième tome !). J'ai hâte, même si je veux bien prendre mon temps.

Côté comm'

Outre ma page Facebook, j'ai ouvert un site internet (http://agnesmarot.jimdo.com/), développé ce blog (vous aurez remarqué que j'écris plus souvent des articles, si si !), et euh... ben c'est tout en fait. 
Mais bientôt, je ferai mes premières dédicaces, en librairie (le 12 octobre à l'Antre-Monde) ou en salon (au Salon du Fantastique en novembre, à Bagneux et aux Imaginales, au moins).
Et j'ai hâte de vous rencontrer ! N'hésitez pas non plus à me contacter via Facebook ou par mail (agnemarot.contact@gmail.com), ça me fera vraiment plaisir.

Voilà voilà ! En résumé : merci à tous pour votre soutien qui grandit de jour en jour, j'espère que je ne raconte pas trop de bêtises ^^ 
Et pour mes projets, ça bouillonne, ça bouillonne !