mardi 30 juillet 2013

Garder le secret




Un des trucs les plus durs dans la vie d'auteur, c'est de garder le secret. 
Au début, si on est du genre à partager, on parle de son histoire à tout le monde, on dit où on en est de l'écriture, des corrections, des soumissions éditoriales, des refus... et puis il y a le "oui". Ce premier oui qui nous fait sauter de joie et courir dans tous les sens en riant tout seul, et qu'on a envie de crier au monde entier.
Seulement voilà : pour des raisons évidentes de confidentialité, il faut attendre avant de le crier au monde entier. On peut le dire à quelques-uns de nos proches (en leur faisant jurer et signer de leur sang une charte leur demandant de garder le silence), partager notre bonheur avec ceux qui importent le plus. Mais aux yeux du monde, on est toujours un auteur amateur, un écrivain en herbe. Alors que nous, on sait. Bientôt, on pourra passer de l'autre côté de la barrière.

"Alors, tu en es où des soumissions de ton dernier roman ?
- Euh, nulle part, j'attends..."
*grand sourire idiot qui en dit long sur votre sincérité*

Ce moment-là, entre l'acceptation et le jour où, enfin, on peut rendre la future publication publique (ouh, la répétition), est un moment où on oscille entre l'hystérie absolue, la frustration terrible et les gloussements sadiques du teasing. Puis vient la libération, la consécration, la confirmation qu'on y est arrivé... 

Du moins,  pour un temps. Parce que cette satanée attente muette recommence à chaque nouveau roman, à chaque nouvelle acceptation. Et puis il faut aussi attendre avant de pouvoir montrer la couverture. Et les éléments de publicité. Et les extraits. Et... vous voyez ce que je veux dire ?

Mais le pire n'est pas encore passé. Vient un moment où vous écrivez un roman pour un éditeur en particulier, parce que vous avez eu des contacts avec lui. Ce roman, vous n'êtes pas sûr qu'il sera accepté, mais vous ne pouvez pas vous permettre de trop en parler autour de vous des fois que ce soit le cas, et que l'éditeur préfère la confidentialité. Donc, vous préparez votre roman, vous le rédigez, vous le corrigez, dans l'excitation la plus totale (parce que vous espérez bien ferrer le poisson, vous avez la chance de votre côté !), mais sans pouvoir en parler, comme vous le faisiez avant.
C'est à ce moment-là que vous devenez le roi du teasing. Parce qu'il faut bien en parler un peu pour évacuer toute cette frustration de ne pas pouvoir partager ce à quoi vous pensez tous les jours depuis des mois. Et aussi pour vous venger des autres qui ont teasé avant vous. Non mais.

Garder le secret, sur un premier "oui" ou sur un projet énorme qu'on a envie de crier sur tous les toits, c'est un combat de tous les jours. Heureusement, il y a les copains pour se défouler un peu !

Et pour finir cet article, je vous fais un peu de teasing :

- J'ai un roman à paraître en septembre (bon, ça, vous le savez).
- Deux autres de mes romans devraient paraître en 2014 chez des éditeurs différents (et j'ai hâte de vous en parler !)
- Mon projet mystère est toujours mystérieux, sans doute pour longtemps encore, mais c'est duuur de tenir ma langue !


mercredi 24 juillet 2013

De l'autre côté du mur - Trailer



Il est tout beau, il est tout chaud, le trailer de De l'autre côté du mur !

Ouverture des précommandes dans une semaine, et sortie en librairie le 1er septembre :)

vendredi 19 juillet 2013

Les réponses personnalisées

Quand on envoie un roman à des gros éditeurs, on s'attend à moitié à recevoir des lettres types en cascade, mais on se dit qu'il vaut mieux tenter, sait-on jamais (en plus, en général, ils répondent vite quand ils ont un service dédié aux manuscrits). 
Puis vient le jour où on reçoit le refus qui fait plaisir (si si, il y en a !). Vous savez, ces refus très gentils, encourageants, qui disent que votre manuscrit est plein de qualité mais qu'il a un défaut / ne correspond à ce qu'ils cherchent / est trop ceci ou pas assez cela ; bref : "c'est génial, mais ce n'est pas pour nous, envoyez-nous autre chose !". 
La première fois qu'on reçoit ce type de refus, on saute de joie. C'est la consécration, la reconnaissance qu'un gros éditeur aime ce qu'on fait même si c'est pas encore tout à fait assez bon... On y est presque, et un jour on les aura, c'est sûr !
Et puis, au cours des mois qui suivent, pour ce projet comme pour les autres, on commence à recevoir d'autres lettres de ce genre. Chaque fois, c'est la même rengaine : "c'est très bien, mais non, mais on continuera à vous lire." Et petit à petit, la joie qu'on ressentait quand on recevait un retour personnalisé d'un "grand" devient de la frustration, voire de l'agacement. C'est comme la 4e place aux JO, pour reprendre la comparaison d'une excellente auteur qui sait très bien de quoi je veux parler : on y est presque, mais on reste éternellement au pied du podium.
Et on se rend compte que ça ne veut pas dire qu'on les aura un jour, ces éditeurs qui nous brossent dans le sens du poil, parce qu'on peut très bien être en inadéquation totale avec ce qu'ils cherchent. Eux, ils veulent nous lire au cas où, par hasard, on fasse une histoire qui leur corresponde : ça ne leur coûte pas grand-chose, et puisqu'ils ont aimé quelque chose dans notre texte, ça vaut le coup de jeter un oeil aux suivants. Mais nous, on ne sait pas ce qu'ils cherchent, et il se peut qu'on ne le sache jamais. 
Si j'ai appris une chose de ces expériences, c'est de me méfier de ce genre de réponse. Oui, je continue à leur envoyer des choses, mais je n'y place plus tous mes espoirs en me disant que cette fois, mon roman est mieux que le précédent et que j'ai corrigé les défauts qu'ils y avaient trouvé, que ça ne peut que marcher. Pour moi, écrire un roman qui leur correspond demande des mois de travail, beaucoup d'angoisse et d'attente impatiente, de l'hystérie aussi, et la déception est encore plus cruelle la deuxième fois (c'est toujours très bien, mais c'est toujours non, mais on vous lira encore, hein !). Pour eux, cela ne prend que quelques heures, ce n'est en rien une promesse que ça fonctionnera un jour.
Bref. Ceci n'est pas un billet désabusé du monde éditorial, juste un constat pour épargner les nerfs de ceux qui seraient dans la même situation que moi : un retour personnalisé, c'est génial, c'est une excellente accroche pour envoyer autre chose et prendre contact avec l'éditeur, mais n'en faisons pas une montagne, car pour l'éditeur, cela représente beaucoup moins que pour nous.

Qu'en faire, du coup ?

1) Récupérer le nom du contact et lui envoyer le manuscrit directement la fois suivante.
2) Essayer de gagner le droit d'envoyer par mail pour économiser du papier et des timbres.
3) Tirer du retour personnalisé une idée de la personne qui nous lit, pour savoir si on pourra peut-être lui correspondre un jour (attention, à prendre avec des pincettes, c'est juste une lettre, mais ça donne le ton !)
4) Si on le souhaite, continuer à lui envoyer des projets, sans y mettre plus d'espoir que pour les autres, mais avec l'assurance qu'on sera lus avec bienveillance, et vraisemblablement plus vite que la première fois.
5) Si le manuscrit est publié, tenir l'éditeur au courant, pour lui montrer qu'on avance et qu'on tient à garder contact avec lui pour la suite.

Et parfois, cela donne lieu à d'autres projets, comme des commandes ou bien des conseils sur ce qu'ils cherchent, et alors on avance encore d'un pas vers le monde des grands... mais ceci est une autre histoire !

mercredi 10 juillet 2013

Liebster award



Nadia Coste, une auteur que j'admire et qui relit tous mes écrits, m'a tagguée pour répondre à un questionnaire sur les blogs afin de "faire découvrir des blogs de moins de 200 abonnés, en répondant aux 11 questions posées par le blog précédent, puis en en posant 11 nouvelles aux suivants."








Les règles du jeu :
Poster les règles du jeu
Répondre aux 11 questions
Inventer 11 nouvelles questions
Taguer 11 blogueurs et leur annoncer la nouvelle.

Me voici donc pour répondre aux questions de Nadia !

1) Quelle phase de l'écriture est-ce que tu préfères ? (La préparation ? L'écriture pure ? Les corrections ?)

La phase d'écriture pure, parce que j'oublie tout pour vivre avec mes personnages, j'ai hâte de savoir ce qui va se passer (non, non, je ne le sais pas toujours) et, parfois, les éléments se mettent en place d'eux-mêmes et me surprennent quand ils se recoupent. J'adore !


Cela dit, les corrections, quand on a vraiment le sentiment de "tailler le diamant", c'est super chouette aussi.

2) Quel est ton mot préféré ?

Euh... Je ne sais pas si c'est mon mot préféré, mais je mets toujours "yeux" environ un millier de fois par roman. Je trouve qu'il n'y a rien de plus expressif que les yeux. Et puis en plus, c'est beau !

3) "Rien ne brille sans frotter", vrai, ou pas ?

Vrai. Surtout quand on regarde mes premiers jet. Il faut frotter beaucoup beaucoup pour qu'ils brillent... ^^

4) Choisis un adjectif pour te décrire quand tu étais petit(e)

Hmmm... trouillarde prudente. ^^
Sans rire, même monter debout sur une chaise, ça me faisait peur.

5) Et un autre adjectif pour te décrire maintenant ?

Heureuse :)

6) As-tu un adverbe que tu supprimes systématiquement en relecture parce que tu en abuses ?

"Légèrement" ou "doucement". Mes bêta en savent quelque chose...

7) Conjugaison, grammaire ou ponctuation, est-ce qu'il y a une notion précise sur laquelle tu bloques toujours ? (moi, c'est le passé simple des verbes du 2ème groupe, ça rentre pas !)

Bon, je triche un peu, parce qu'un de mes métiers, c'est correctrice, alors on va dire que quand je bute sur un truc, je m'acharne dessus jusqu'à ce que ça rentre. Mais j'ai du mal à savoir comment orthographier les formes en "amment", "emment", "ement" et "ament", je me trompe une fois sur deux (merci Word !).

8) Star Wars ou Star Trek ?

Le Seigneur des Anneaux ? ^^

9) Si tu ne devais choisir qu'une seule histoire à écrire, ça serait quoi ?

Une dystopie avec une histoire d'amour dedans, vu que ça revient toujours dans ce que j'écris.

10) As-tu déjà rencontré ton auteur préféré ?
Vouiiiii ! Voir mes billets précédents, c'est Francis Berthelot et il est adorable !

11) Et sinon, bientôt les vacances ?

Toi, tu cherches les ennuis...


Bon bon bon, maintenant il me faut 11 questions !

1) Papier ou clavier ?


2) Ton rêve (éditorial) le plus fou, ce serait quoi ?


3) Quelle est la folie qui te pousse à écrire ?


4) Chocolat ? (Cette réponse déterminera si nous resterons amis ou non)


5) Est-ce que tu aimerais vivre dans un de tes romans ? Lequel ?


6) Quelle est la scène la plus loufoque que tu as eu à écrire ?


7) Est-ce que tu as un chouchou parmi tes personnages ?


8) Elfe ou hobbit ?


9) Les romances, tu les aimes comment ?


10) Tu as déjà joué les groupies auprès d'un auteur / acteur / réalisateur de tes rêves ?


11) Pourquoi tu as répondu à mes questions stupides ?

Et pour le tag, vu que tous mes contacts ont déjà dû être cités à un moment ou à un autre, je triche : toi qui lis ces ligne, si tu n'as pas encore été taggué pour répondre à cette chaîne, c'est désormais chose faite !