jeudi 6 juin 2013

Le premier chapitre

Tous les auteurs ont leur bête noire : certains n'arrivent pas à finir, d'autres doivent toujours couper / rajouter des descriptions... Moi, c'est le premier chapitre.

Je vous jure : les premiers chapitres, c'est vraiment une plaie chez moi. Je ne sais pas combien de fois je les réécris, quand je ne les coupe pas tout simplement. Au début, je comptais (7 pour La Couleur de l'aube !), mais j'ai arrêté histoire de ne pas me faire trop peur.
Certains auteurs écrivent avec un plan et un séquencier, tout bien préparé avant de commencer. Ils ont déjà les personnages dans la peau quand ils commencent. Moi, au contraire, j'ai bien une idée d'où je vais et des traits principaux de mes personnages, mais je les découvre en même temps que j'écris. Du coup, mon début est toujours un peu décalé, bavard, parce que je cherche ma voie / ma voix.
J'ai cherché des solutions pour y remédier, bien réfléchir au début avant de l'écrire, tout ça... rien à faire : quel que soit le projet, le premier chapitre est toujours à revoir complètement, et je n'arrive pas à le corriger, même avec l'aide des bêtas (ou alors, au bout de plusieurs essais). 

C'est difficile, le premier chapitre : il faut être accrocheur, en même temps donner des tas d'informations, bien placer les enjeux pour ne pas décevoir le lecteur tout en instaurant du suspens ou de la tension... chaque fois, j'essaie de nouvelles pistes, chaque fois de nouveaux problèmes apparaissent.
En fait, je crois qu'il y a une chose en particulier qui me bloque : la pression. Elle est énorme sur les débuts, parce que c'est ce qui va accrocher ou non un éditeur (et lui donner envie de lire la suite), mais aussi le lecteur, plus tard. Si on n'entre pas tout de suite dedans, on pose le livre.
C'est quelque chose qui me pose question parce je suis moi-même, en tant que lectrice, très exigente sur les débuts, j'ai souvent du mal à rentrer dans l'histoire et/ou l'univers et, si je suis coupée dans ma lecture alors que je n'ai toujours pas accroché (à la fin d'un trajet de transports en commun par exemple), j'ai tendance à laisser traîner, pour finalement laisser tomber pour de bon.

Du coup, la question du jour, c'est : est-ce que nos défauts d'auteurs correspondent à nos "défauts" (ou exigences) de lecteurs ? Est-ce que, parce que j'ai du mal à entrer dans une histoire qu'on me raconte, j'ai aussi du mal à commencer à raconter une histoire ?
Ca m'intéresserait de savoir comment ça se passe pour vous :)


8 commentaires:

  1. J'ai un peu le même problème que toi, mais je pense que nous ne sommes pas les seuls ;)

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    1. Alors serrons-nous les coudes, nous vaincrons cette satanée bestiole !

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  2. De toute façon, le premier chapitre, il faut le réécrire quand on a vu la fin (presque toujours).

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    1. Ca, oui, mais chez moi, c'est à chaque relecture, ou presque ^^

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  3. Je confirme Sychophante, vous n'êtes pas les seuls ^^

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  4. Il est chouette ton blog, du coup je m'invite...je peux?
    J'aime particulièrement cet article. Le premier chapitre!!!!mon plus gros obstacle je crois. J'écris aussi au feeling, avec un vague plan dans la tête. Je commence, je trouve ma voix et là...je relis le premier chapitre: argh!très parlant cet article ^^

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    1. Bien sûr, avec grand plaisir !
      Enchantée ;)

      Oui, la terreur de la relecture du premier chapitre... De plus en plus, j'ai tendance à le supprimer pour mettre le deuxième chapitre en premier et distiller les infos du premier après. En fait, ça marche nettement mieux comme ça ^^ On va dire que le premier chapitre, c'est le tour de chauffe !

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