jeudi 8 novembre 2012

Hoài et le tigre

Je n'ai pas encore eu le temps de vous parler de mon dernier projet, Hoài et le tigre. J'ai rajouté la fiche dans les onglets en haut du blog, mais je n'ai pas encore fait d'article, donc je me rattrape.
Ce projet est né très très vite. Cela faisait longtemps que je voulais écrire une histoire avec un tigre, mais je ne savais vraiment pas de quelle façon. Mon seul critère, c'est que je ne voulais ni un tigre qui parle, ni un tigre humanisé ou magique : je voulais une bête sauvage, une vraie. La conclusion s'est imposée rapidement : j'écrirais dans un univers réaliste.
Par une nuit d'insomnie, j'ai soudain eu l'idée du contexte. Je voulais écrire l'histoire d'un garçon auquel on ne donne pas sa chance mais qui, par sa rencontre avec le tigre, devient à sa façon quelqu'un d'extraordinaire. Moi qui ne fais jamais de syno à l'avance, celui-ci est né tout seul, et il n'a pas bougé d'un poil depuis. En plus, il suit à la lettre la structure lambertienne du récit, mais c'était pas fait exprès ^^
A l'occasion du nano, j'ai commencé à l'écrire. Je voulais aller vite, et j'aimais bien passer mes journées avec Hoài et Anh. Résultat, je l'ai fini hier, et j'ai mis une semaine tout pile pour écrire les 160ksec du projet. De la folie !

Au final, on a un projet très réaliste, encore plus proche du conte que les deux autres puisque le personnage principal est un conteur et que c'est un des éléments essentiels de l'histoire (vous avez remarqué que l'art revient souvent dans mes textes ? ^^). Il y a un peu de magie spirituelle, mais vraiment très minime. On pourrait presque se demander si ce n'est pas l'effet de l'imagination du héros. 
Donc voilà, je vais le relire un coup, l'envoyer à mes primo lectrices préférées si elles le veulent bien, le laisser reposer le temps que je fasse les corrections de DLCDM, et m'y replonger avant de l'envoyer. Celui-ci, on pourra dire que ç'aura été du vite fait !

Dans les autres news, il y a le retour des bêtas sur De l'autre côté du mur. Il est bon, voire très bon, avec bien sûr des points à travailler mais dans l'ensemble, je suis vraiment fière de leur retour, beaucoup plus léger que ce que j'avais eu sur la Couleur (et pourtant, NB a replongé ^^). 
Merci les filles, vous êtes des as <3

Quel pokémon es-tu ? (5)




Acte #22 – Raconte-nous une scène entre tes personnages que tu n'as jamais écrite et dont tu n'as jamais parlé à personne (sérieuse ou non) ! 

Euh... celle où Sibel surmonte son tabou du toucher une fois pour toutes et fait des petites expériences en compagnie d'Aslan ? Ils ont l'air de deux nigauds parce qu'ils n'ont pas la moindre idée de comment ça marche. (Oh, tu as un truc bizarre entre les jambes ! Tiens, c'est drôle, on dirait que... ^^)

Acte #23 – Combien de temps te faut-il pour terminer une histoire, de la planification à l'envoi ou à la mise en ligne ? 

C'est assez variable.
Pour La Couleur, j'ai un an et demi de la première ligne à l'envoi, parce qu'il y a eu le cycle.
Pour DLCDM, Il a mûri un an dans ma tête avant que j'écrive un seul mot, puis je l'ai écrit en deux mois, et j'achèverai les corrections bientôt, ce qui fera environ 5 mois.
Pour Hoài et le tigre (oui, il y en a un nouveau depuis le dernier post !), j'y ai réfléchi deux petites semaines (une nuit en fait où j'ai mis par écrit un vague plan et un pitch, le reste était du temps où le cerveau travaille tout seul), écrit en une semaine, et je ne vais pas attaquer les corrections tout de suite parce que j'en ai d'autres avant, mais ça devrait être rapide, il ne fait que 160ksec.

Acte #24 – Dans quelle mesure arrives-tu à tuer tes personnages si cela sert l'intrigue ? 
Je n'ai pas trop de mal, je suis une sans coeur ! Je tue souvent un proche des personnages principaux pour ajouter un peu de drama :)
Par contre, je ne veux pas tuer mes héros, ça non !
  
Quelle est la mise à mort la plus intéressante que tu aies écrite ?
Euh... Bein... La seule mise à mort c'est celle du père d'Alya dans la Couleur, par un assassin complètement timbré. Un vrai carnage ! Vu à la première personne par l'assassin fou, c'est vrai que c'était intéressant mais pas des plus faciles pour éviter les clichés du "mouahahaha c'est moi le méchant et je suis trop fort !"
Les autres sont des morts moins violentes, mais non moins douloureuses ;)

Acte #25 – Certains de tes personnages ont-ils des animaux familiers ? Parle-nous d'eux. 
J'ai envie de répondre non, parce que le tigre de Hoài n'est pas un animal familier, c'est un félin dangereux qui a vachement la classe et qui se prend d'affection pour le garçon. Pas un gentil gros chat qui répond aux ordres de son maître :)
Il y a aussi le chat de DLCDM, qui appartient à un des personnages secondaires. Tanem, je l'aime bien :)

D'autres personnes les dessinent-elles ? 
Nop, je n'ai pas la chance d'avoir des bons dessinateurs avec du temps libre dans mes contacts :( 

Choisis un de tes personnages et montre-nous l'image de lui que tu préfères ! 
Ah ah, facile ! C'est Anh, le tigre du dernier roman : 


Mais puisque je pense que tout le monde l'a déjà vu, je vais aussi mettre l'idée que je me fais de Sibel :


lundi 8 octobre 2012

Quel pokémon es-tu ? (4)





Acte #17 – Parmi tes protagonistes (héros), quel est ton préféré et pourquoi ? 
 Sibel, pour les mêmes raisons que c'est mon personnage préféré tout court (cf. je ne sais plus quelle question précédente ^^)

Acte #18 – Parmi tes antagonistes (méchants), quel est ton préféré et pourquoi ? 
Tyr ! Le seigneur de la ville du Désir dans la Couleur de l'aube.
D'abord, j'en ai pas des masses, donc le choix est facile ^^
Ensuite, c'est le plus subtil. Parce qu'il est méchant, mais il a un fond complexe, et au fond il défend son royaume comme il peut, sans oublier qu'il est manipulé par sa ville. Il est cruel et manipulateur, il prend un malin plaisir à voir Alya souffrir mais, quelque part, il est attaché à elle. Il est surtout très intelligent !
Bref, il a la classe.

Acte #19 – Parmi tes personnages secondaires qui se sont hissés sous les feux de la rampe, quel est ton préféré ? Pourquoi ? 
Pas facile cette question. Je crois que c'est Malik, le peintre de la Couleur de l'aube (le vieux sage un peu taquin et un peu visionnaire), ou bien Tanem, le chat de DLCDM, celui qui montre la voie mais qui est surtout très câlin ;)
La raison pour laquelle se sont mes préférés est assez obscure. En fait, j'avoue que je n'en sais rien, parce que d'autres apparaissent plus souvent, ce sont des personnages plus forts ou plus importants, plus travaillés aussi. Mais eux, je ne sais pas, ils ont cette petite touche de poésie et de vie qui fait que je me suis prise d'affection pour eux.

Acte #20 – Quel type d'interaction entre personnages préfères-tu écrire ? 
Euh... Ca étonne quelqu'un si je dis les histoires d'amour (ou d'amitié) ?
J'aime les dialogues taquins et complices, mais aussi les moments où le silence est plus fort que les mots, les moment où des petits détails prennent soudain une importance cruciale pour deux personnes, et juste pour ces deux-là. Quelque chose qu'ils sont les seuls à partager.

Acte #21 – Certains de tes personnages ont-ils des enfants ? Comment t'en sors-tu avec eux ? 
Hmmm... Mes personnages principaux n'en ont pas, mais leurs parents apparaissent parfois. En fait, mes personnages principaux sont jeunes, ceci explique cela. En revanche, j'ai déjà mis en scène des enfants (notamment au début de la Couleur, et dans DLCDM où ce sont de jeunes ados).
Je pense que je m'en sors pas trop mal, j'aime jouer de leur naïveté et de tout ce qu'ils encore à découvrir, à apprendre. De ces idées qu'ils se forgent tout seul et peuvent garder des années en tête alors qu'elles sont bien loin de la vérité - et souvent bien plus imaginatives.
Cela dit, c'est toujours difficile de déterminer ce qu'un enfant peut ou ne peut pas faire / comprendre selon son âge et sa personnalité.

samedi 6 octobre 2012

Quel Pokémon es-tu ? (3)





Acte #12 – Pour quelle histoire estimes-tu que tu as créé le meilleur univers ? 
La Couleur de l'aube, sans hésiter. Pour DLCDM, l'univers est assez simple et proche du nôtre, tandis que pour la Couleur, j'ai créé un univers "vivant", avec des villes comme méchantes et les éléments comme alliés. 

Acte #13 – Quelle est la culture, réelle ou fictive, au sujet de laquelle tu préfères écrire ? 
J'aime les contes en général, et je mélange les différentes cultures qui en ont écrit : contes africains, contes de fée ou contes orientaux. Sinon, je ne sais pas, c'est selon l'humeur.

Acte #14 – Comment établis-tu le plan de tes lieux lorsqu'il faut le faire ? Montre-nous des exemples ! 
Ca m'est arrivé à deux reprises : pour la Couleur, j'ai dû établir un plan selon le mouvement des villes - et pour DLCDM, les plans de l'intérieur du "monde", c'est-à-dire les locaux dans lesquels mes personnages sont confinés. 
Ce sont des plans simplistes qui me permettent juste de me mettre les idées en place pour ne pas me tromper lors des corrections. J'ai juste un exemple pour la Couleur, fait à l'arrache. J'ai presque honte de le montrer, mais soyons fous ^^


Voici comment j'ai procédé : j'ai mis sur le papier la façon dont j'imaginais mon monde (avec les villes en étoile, principalement), j'ai fait la même chose avec le premier déplacement effectif. Après, j'ai essayé de faire coller selon ce que j'avais déjà écrit pour les déplacements des villes et les besoins de déplacer toutes les villes à chaque fois. J'ai ajouté les déplacements de mes personnages pour être sûre que leurs humeurs correspondaient aux villes qui les influencent (celle dans laquelle ils sont + les deux voisines). 
Bref, rien de bien passionnant ^^ 

Acte #15 - Petite question à mi-parcours : parle-nous d'un auteur que tu admires, qu'il soit professionnel ou amateur. 
Francis Berthelot ! Il parle de thèmes forts et pas toujours faciles à aborder, avec une plume magnifique qui nous y emmène tout en douceur et en émotion. Ses personnages sont forts, complexes, furieusement vivants. Et la poésie de son écriture et de ses images nous fait voir le monde différemment.
"Quelque chose s'écoule qui ressemble à du temps."

Acte #16 – Y a-t-il des histoires romantiques dans tes textes ? 
Oh oui, tout le temps ! C'est un de mes sujets favoris, parce que "je suis une incorrigible romantique" (dixit Teo Silis ;) ) et que j'y vois un espoir qu'on peut propager, et une force émotive capable de toucher tout le monde. Les histoires d'amour sont si complexes que leur exploration est infinie.

Comment les gères-tu, et jusqu'où pousses-tu la relation entre les amoureux ? 
Eh bien, c'est très différent selon les récits. Je vais prendre l'exemple des deux derniers :
Dans la Couleur, j'ai choisi d'explorer l'amour fou, inconditionnel et immédiat, qui doit surmonter des obstacles pour survivre mais peut aussi sauver. Sauver les deux membres du couple, sauver les autres, sauver le monde. Par l'espoir dont il est porteur et par sa capacité unique à toucher tout le monde. La relation va loin, autant qu'elle le peut, et elle est furieusement malmenée au cours du roman, jusqu'à la presque mort des héros. Une vraie tragédie à la Roméo et Juliette ;)
Dans DLCDM, qui est une projet jeunesse, j'ai voulu faire beaucoup plus simple. D'abord, la relation amoureuse n'est pas au coeur du récit, même si elle en découle naturellement. Sibel et Aslan commencent par s'opposer, mais ont besoin l'un de l'autre pour se sortir du pétrin dans lequel ils sont fourrés. Leur rencontre, c'est la rencontre des hommes et des femmes qui ne s'étaient jamais vus, mais aussi de l'art et la science. C'est deux mondes différents qui, quand ils s'unissent, s'aperçoivent qu'ils sont beaucoup plus forts au lieu de se diviser comme ils le pensaient. Mais qui sont aussi confrontés à leurs façon de penser fondamentalement divergentes.
Du côté de la relation elle-même, elle ne va pas très loin : des mains qui se touchent, des regards, un baiser. Mais pour eux, c'est déjà beaucoup dans un monde où le toucher est tabou.

jeudi 4 octobre 2012

Coup de plumeau sur le blog

Le blog avait bien besoin d'un bon ménage, c'est désormais chose faite. Au programme :
- Une nouvelle mise en page plus adaptée à mes différents projets
- L'ajout de la page de "De l'autre côté du mur" avec présentation du projet et extraits
- La mise à jour de celle de "La Couleur de l'aube" avec la mise en ligne des débuts et la suppression d'extraits obsolètes
- L'ajout de la possibilité d'un abonnement par mail à mon blog
- La suppression de surlignements intempestifs dans certains anciens articles.

Des les prochaines semaines, je continuerai à vous parler de ma relation avec l'écriture à travers la découverte des Pokémons, et je vous donnerai des nouvelles de mes premiers retours sur DLCDM :)

mardi 2 octobre 2012

Quel pokémon es-tu ? (2)


Et voilà la suite du questionnaire.

Acte #06 – Où te sens-tu le mieux pour écrire ? À quel créneau horaire ? Ordinateur ou bon vieux stylo et papier ?
Chez moi, dans mon fauteuil Ikéa (si si, c'est important), avec une couette et un bon thé ou encore un vers de coca frais et en grillant au soleil pour l'été. J'aime mon confort ^^
Je suis assez efficace en fin de matinée, ou en soirée jusqu'au milieu de la nuit. Mais je peux écrire à peu près à n'importe quelle heure, quand j'ai un petit trou dans mon emploi du temps. Les salons de thé avec les copines marchent bien aussi !
Pour l'outil, ordinateur, sans hésiter.

Acte #07 – Écoutes-tu de la musique pendant que tu écris ? Quel genre ?
Ca arrive, oui, mais ce n'est pas systématique. Pour DLCM, j'ai écouté une playlist en boucle, avec le sentiment magique que le rythme et l'ambiance des chansons s'adaptaient aux scènes que j'écrivais. Pour la Couleur, j'ai écouté certaines musiques à des moments clés, mais rien la plupart du temps.
Quant au genre, ça dépend beaucoup de ce que j'écris. Par exemple, j'aime bien écouter du tango pour des scènes de jalousie, ou des BO de film. Beaucoup de BO de film.

Acte #08 – Quel est ton genre préféré en écriture ? Et en lecture ?
La fantasy ! Pas la classique avec les dragons et tout ça, plutôt une fantasy originale, proche du conte et du monde réel par certains aspects. En fait, j'aime quand le roman que je lis se sert de l'imaginaire pour m'emmener complètement ailleurs (mentalement, me faire oublier où je suis par exemple), me distraire, mais aussi pour me faire réfléchir en douceur à des choses qui me choquent trop dans le monde réel ou ne m'intéressent pas parce qu'elles me semblent trop compliquées. Se servir de l'imaginaire pour mieux revenir au réel.
Du coup, pour l'écriture, c'est pareil. Et parce qu'on me reprocherait de ne pas le signaler si je ne le précisais pas : j'adoooore les romans avec des histoires d'amour dedans, quel que soit le genre ^^

Acte #09 – Comment trouves-tu l'inspiration pour tes personnages ? Explique comment tu procèdes pour les créer. 
Alors là... Je n'en ai aucune idée. Tout est très intuitif. J'écris, et ils apparaissent dans une scène, se modèlent dans leurs interactions avec les autres et mon monde. Je ne sais jamais à l'avance comment ils vont être. Sauf pour mes personnages principaux, à la limite, dont je connais vaguement les traits de caractère au départ, et leur évolution (dans les très grandes lignes). Dans ce cas, je me dis : j'ai envie d'un personnage au caractère fort. j'ai envie qu'il se prenne une claque et devienne plus réfléchi sans perdre sa spontanéité (pourquoi, je ne sais pas, ça peut venir dans la rue, devant un film, dans le métro... juste parce que j'ai vu quelque chose qui m'a fait penser que). Et je le fais.
Pour le physique, je suis fichue de me tromper et de changer d'avis plusieurs fois dans le roman (hein Aslan aux cheveux-de-toutes-les-couleurs ?), donc autant dire que ce n'est pas très réfléchi. Si, quand même, j'aime qu'ils aient la classe ^^
Je crée souvent leur prénom selon leur fonction dans le récit, en revanche. J'aime quand le prénom a un sens, même caché, pour le personnage. Et qu'il sonne bien :)

Acte # 10 – Quelles sont les situations les plus étranges ou farfelues dans lesquelles tes personnages se sont retrouvés ?
Pour Mémoires d'une étoile, les deux héros qui se retrouvent coincés dans la tête d'une Déesse juste parce qu'ils se sont embrassés.
Un mariage qui dégénère en censuré pour La Couleur de l'aube.
Et pour DLCDM, je dirais le moment où ils se rencontrent, tout simplement. Imaginez votre tête si vous ne connaissez pas l'existence de l'autre sexe et que vous vous retrouviez subitement devant un de ses représentants !

Acte 11# – Quel est le personnage que tu préfères mettre en scène ? Quel est le personnage que tu aimes le moins ?
Mon préféré, je crois bien que c'est Sibel, pour son amitié avec Aylin et ses disputes avec Aslan. Elle a un caractère fort et ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle est rigide et raisonnable, mais a gardé son côté enfantin qui lui laisse une spontanéité étonnante. Elle se donne à corps perdu pour ceux qu'elle aime, mais sans perdre la tête. Elle me fait beaucoup rire !
Celui que j'aime le moins, c'est plus difficile. En fait, quelque part, je les aime tous pour des raisons différentes. Peut-être Ealeth est-il trop mou, trop apitoyé, mais j'aime quand même son dévouement absolu et sa part sombre. 

Suite au prochain épisode ! ;) 



vendredi 21 septembre 2012

Quel pokémon es-tu ?

Teo Silis m'a passé un relai sur son blog, et je me dois de l'honorer.

Voici donc le début d'une longue série de questions sur mon écriture.




Acte #01 – Quel est ton projet / univers d'écriture préféré ? 
Je dirais que c'est le dernier, De l'autre côté du mur. L'écriture a vraiment été un moment génial, je rigolais toute seule, je me suis amusée avec mes personnages et je les ai sentis vivants. Avec La Couleur de l'aube, j'ai un rapport très différent, plus profond mais aussi plus mitigé. Je vois plus ses défauts, avec le recul. Quant à Mémoires d'une étoile...Je préfère oublier cet épisode ^^





Acte #02 – Combien de personnages as-tu ? 
Plein ? Mettons une dizaine de personnages principaux et secondaires par roman.



Préfères-tu les personnages masculins ou féminins ? 
Difficile à dire. Ca dépend vraiment du contexte. Dans La Couleur, je préfère Alya, tandis que dans DLACDM, je préfère Aslan. J'ai quand même beaucoup de personnages féminins dans mes différents romans, sans doute que je me sens plus proche d'eux.



Acte #03 – Comment décides-tu des noms de tes personnages (et des lieux s'ils sont fictionnels) ?
Pour les noms, déjà je ne mets jamais de nom de famille (ne me demandez pas pourquoi). Ensuite, j'aime bien qu'ils aient un sens. Dans DLCDM, j'ai choisi de n'utiliser que des prénoms turcs prononçables par un français et dont le sens avait un rapport avec le personnage en question. Pour La Couleur, j'ai surtout joué sur les sonorités, et j'ai inventé les prénoms.

Pour les lieux... aucune idée !



Acte #04 – Racontes-nous une de tes premières histoires / un de tes premiers personnages. 
La toute première histoire ? Une jeune fille chanteuse qui veut devenir écrivain (ou l'inverse, je ne sais plus). Je ne l'ai jamais terminée, j'étais en CM2 je dirais, avec un traitement de textes pour enfant muni de bruitages et d'images diverses. Après, j'ai écrit surtout des poèmes, jusqu'à Mémoires d'une étoile en seconde.



Acte #05 – En âge, quel est ton personnage le plus jeune ? et le plus âgé ? et chronologiquement, quel est le plus récent et le plus ancien ? 
Mon personnage le plus jeune, c'est une petite fille de 5 ans, l'héroïne de La Couleur de l'aube (qui a très vite 19 ans dans le récit mais ce qui lui arrive lorsqu'elle a 5 ans est essentiel pour tout le roman).

Le plus âgé, c'est soit Malik le peintre de La Couleur, soit Dunya la nurse de DLCDM. Tous les deux ont une vague fonction de mentor et ne sont vus que de loin.

Mon personnage le plus ancien, mettons le premier auquel j'ai vraiment réfléchi, c'est Aelys (eh oui -_-) dans Mémoires d'une étoile. Une elfe qui part en quête pour sauver son peuple d'une guerre contre des elfes méchants et doit s'allier aux humains pour ça. Ah oui, il faut savoir aussi qu'elle possède sans le savoir la moitié de l'âme d'une étoile, la déesse de leur monde.
Le plus récent, eh bien ce doit être "le garçon à la peau noire" dans DLCDM. Un personage secondaire qui apparaît à la fin du récit, ne sert pas à grand chose (et je dirai pas à quoi because gros spoiler), mais il est sympathique et il aime très très fort sa petite soeur, au point de sacrifier sa liberté pour elle. 


Et la suite, une autre fois :)

mercredi 19 septembre 2012

Ce que CoCyclics a fait pour moi


 Le jour où je me suis inscrite sur CoCyclics, j'étais loin de me douter de la façon dont ce forum allait changer ma vie. D'ailleurs, si on m'avait dit, à l'époque, que deux ans plus tard j'aurais connu la plupart de mes amis sur Internet, que j'aurais écrit et corrigé deux romans qui tiennent la route, publié une nouvelle et écrit beaucoup d'autre, lu des dizaines de romans pas (encore) publiés et aidé leurs auteurs à les retravailler, je crois que j'aurais ri très fort et que j'aurais tourné les talons.

Et pourtant...

Pourtant, en quelques mois, j'ai appris à connaître des gens de tous les coins du monde francophone. J'ai partagé avec eux ma passion, ils m'ont montré leur travail, se sont intéressés au mien. J'ai fait un progrès incroyable du point de vue de mon écriture, parce que des lecteurs critiques n'ont pas fait de quartier à mes textes, mais qu'ils l'ont fait avec le sourire et la volonté de m'aider.

Plus encore, j'ai découvert derrière ces auteurs et apprentis auteurs des personnes sensibles, attentives, pour qui je déborde d'affection. Ioana, bien sûr, ma Ioana, la seule à avoir lu tous mes textes et presque toutes leurs versions, celle à qui je n'ai pas peur de soumettre mes premiers jets, mais aussi la plus dure de toutes mes bêtas. Et la plus fidèle, la plus généreuses des amies. Marie-Anne, Nadia, Paul, Silvie, Véro, Cécile, Blacky, Siècle, Syven... Autant de grenouilles que j'adore rencontrées autour d'un roman ou d'une discussion enflammée sur nos visions respectives de l'écriture et de l'édition. Silène, ma douce Silène, vive et spontanée, dont les romans me font à la fois rêver et pleurer, et avec laquelle j'adore travailler, toujours dans la bonne humeur et la sensibilité. La liste est tellement longue qu'elle pourrait presque faire un roman à elle toute seule. Des compagnons de galère qui sont devenus de véritables amis, à qui je peux confier mes doutes, mes angoisses, mes joies, toutes celles qui jalonnent mon parcours d'auteur et d'éditrice. Pour toutes ces rencontres humaines et tellement enrichissantes : MERCI.

CoCyclics, c'est aussi une étape importante de ma vie d'auteur. Pour la première fois, j'ai pu faire lire mes textes à des lecteurs inconnus et avoir leur ressenti. Cela m'a aidé à progresser et à réfléchir à ce que je voulais écrire, à pourquoi j'écris. Cela m'a aidé à prendre confiance dans mon écriture, à oser dire "J'écris" même si je n'ai encore rien publié. Et même si ça n'arrivait jamais, j'ai eu sur CoCyclics exactement ce que je cherche en écrivant : des lecteurs qui ont aimé mon roman et, mieux, l'ont compris tel que je voulais qu'on le comprenne. Ils m'ont montré que c'est possible, que je peux partager ce que j'ai à partager, même si ça nécessite du temps et des progrès. Parfois, même, ils l'ont vécu au-delà de toutes mes espérances. Parce que grâce à CoCy, je me sens auteur légitime : MERCI.

CoCyclics, c'est encore un formidable réseau au sein de l'imaginaire, dont chacun peut profiter à sa façon grâce à un esprit d'entraide. Découvrir ces jeunes auteurs qui luttent pour se faire une place dans le milieu éditorial justement au moment où je commençais mes deux dernières années d'étude pour devenir éditrice a été une révélation. D'un côté, le métier de l'éditeur, ses aspects techniques, la connaissance de la chaîne du livre, des budgets, de la compta,  de la sélection des manuscrits, de la PAO... De l'autre, la difficulté de construire un récit, de le partager tel qu'on le perçoit, de s'adresser à un éditeur qui nous intimide parce qu'il est en position de force, de l'interminable attente, mais aussi de la joie de voir les autres y arriver, et de se dire qu'un jour, peut-être, ce sera notre tour. Deux mondes fondamentalement liés et pourtant radicalement différents. Deux mondes dans lesquels je me sens à ma place, parce qu'ils se réunissent autour des textes dans la volonté de le rendre meilleur, mais aussi de le partager avec le plus de monde possible.

Grâce aux rencontres des milieux de l'imaginaire et à la confiance en moi que CoCyclics et m'a donnée, j'ai décroché deux stages géniaux dans des grandes maisons d'édition et des missions indépendantes dont je suis fière. Les éditeurs avec lesquels je travaille les textes apprécient ma rigueur et ma méthode, ma capacité de synthétiser un roman et de pointer les problèmes de structure pour trouver les solutions. Ces qualités, je dois à CoCyclics de les avoir révélées, parce que ce sont exactement celles qui sont développées dans la méthode de bêta-lecture en deux temps (fond puis forme) propre au cycle. Donc, non, la bêta-lecture n'est pas une correction, c'est un avis de lecteur argumenté et précis. Tout comme la première phase du travail de l'éditeur - à la différence près que l'éditeur, lui, est un lecteur qui a un pouvoir sur le devenir du texte, et un public à respecter, ce qui oriente ses réflexions en direction d'une ligne éditoriale précise. Pour me faire comprendre ces choses-là, m'offrir des contacts, de l'expérience, et bien plus encore : MERCI.

Il y a une dernière chose que je voudrais préciser sur ce que CoCyclics m'a apporté, parce que c'est celle à laquelle je m'attendais le moins en m'inscrivant sur le forum. En devant modératrice, puis permanente, j'ai dû faire face à des situations de crise avec des gens que je ne connaissais pas toujours très bien (voire pas du tout), d'autres que je connaissais trop bien. Les trolls (eh non, ce n'est pas une légende, ils existent vraiment), mais aussi les bien intentionnés qui sont très maladroits, ceux qui ont le sang chaud, ceux qui n'osent jamais s'exprimer et finissent par exploser... Quand on est 1000 personnes et qu'on ne communique que par écrit, forcément, il y a des fois où ça ne marche pas. Travailler au contact des permanents et des modérateurs, qui ont chacun leur caractère et leur façon de gérer les conflits, a été très formateur dans ma façon de gérer les conflits et les relations de groupe. J'ai pris l'habitude de laisser reposer ce qui m'énerve avant de répondre pour pouvoir discuter sereinement, de rester la plus neutre possible et de demander les avis des autres pour ne pas en faire un conflit personnel. Je commence à comprendre pourquoi CoCy ne peut pas convenir à tout le monde (heureusement, on ne pourrait jamais gérer tout ce monde là !) et comment discuter avec quelqu'un qui n'écoute pas parce qu'il est blessé ou drapé dans sa dignité. En un mot, j'apprends aussi le tact et la diplomatie, avec des gens proches et des moins proches : cela me sert tous les jours, même quand je ne suis pas connectée.


Je n'ai donc pas peur de dire que CoCyclics a changé ma vie, même si ceux qui ne connaissent pas ce sentiment vont me rire au nez, comme je l'aurais fait il y a deux ans. Grâce à ce forum, j'ai trouvé des amis, des contacts professionnels et une grande confiance en moi. Et, surtout, même si je quittais le forum, j'aurais toujours des lecteurs enthousiastes volontaires pour m'aider à travailler mes textes et des amis très chers à mon coeur que je serai ravie de revoir, à grands coups de crie de joie et de fous rires.




mardi 18 septembre 2012

Une chronique de ma nouvelle "A fleur de peau"

Bonjour à tous,

Le blog "Un monde de nouvelles" a chroniqué ma nouvelle "A fleur de peau" dans le fanzine "Piments et Muscade" d'une manière qui me fait rougir !

L'extrait de la chronique qui me concerne :
J'ai une histoire un peu particulière avec la nouvelle d'Agnès Marot, "À fleur de peau", puisque j'en ai lu la première mouture sur le site Cocyclics et elle ne m'avait pas plus emballé que ça (Agnès sait assez bien pourquoi d'ailleurs :) ) du coup, je n'étais pas super motivée pour lire la nouvelle dans le zine, heureusement, je n'ai pas écouté mon manque de motivation ! Cette nouvelle est peut-être celle qui m'a le plus touché. L'évolution de l'héroïne, l'épreuve qu'elle a subie, sa manière de l'affronter et d'y faire face m'a profondément ému. La fin m'a même fait monter les larmes aux yeux. Agnès Marot est une incorrigible romantique et je pense que cette façon de voir la vie donne à ses textes une puissante note d'espoir. 


Lien vers l'article complet

Merci I. !


Pour le reste, je suis à fond dans une bêta et dans la maquette du GGG.

jeudi 6 septembre 2012

De l'autre côté du mur - extrait


Et voici l'extrait promis, avec un peu de retard ! ;)

Une brusque bouffée d'affection pour mon amie me fait monter les larmes aux yeux. Aslan me regarde bizarrement :
"Euh… tu sais que tu souris et que tu pleures en même temps ? C'est carrément flippant."
Je hoquette une réponse incompréhensible, quand une forme noire attire mon regard. Un petit animal pourvu de quatre pattes et d'une tête, recouvert de poils, se glisse dans l'herbe. Il tourne la tête vers nous, immobile. Seules ses moustaches frémissent. Ses yeux luisent dans l'obscurité, surmontés d'une petite tache blanche au milieu du front.
"Tu as vu ? souffle Aslan.
– Oui. ressemble à une panthère, comme dans Le Livre de la jungle, mais je l'imaginais beaucoup plus grosse, c'est bizarre.
– C'est normal que je ne comprenne rien ?
– Un roman que j'ai lu quand j'étais petite. Il y avait un animal dessiné sur la couverture qui y ressemblait, mais il était presque aussi haut qu'un enfant.
– Euh… arrive souvent, que tes romans deviennent réalité ?
– Chut ! Tu vas la faire fuir !"
La panthère miniature fait un bond en arrière, arrondit le dos –ce qu'elle est drôle, elle est toutes déformée ! –puis reprend une apparence normale. À pas prudents, elle s'approche de nous, et je m'aperçois que le bout de ses pattes aussi est blanc. Dans le livre, elle était toute noire, pourtant.
La panthère émet un drôle de bruit aigu, puis pose sa tête sur le dos de ma main.
Surprise, je sursaute avec un petit cri. La panthère s'éloigne aussitôt de bonds rapides et légers, et disparaît derrière un arbre.
"Attends, reviens !"
Seul le silence me répond.
Aslan me fusille du regard :
"C'est malin, tu lui as fait peur.
– Mais elle était… elle était toute douce, comme une couverture !
– Tu n'en avais jamais vu ?
– Non, et toi ?
– Non plus."
Une lueur d'intelligence brille dans ses yeux. Je sais aussitôt à quoi il pense.
"Tu crois que…
– C'est forcé ! Si ça ne vient pas du monde, ça vient de dehors, non ?

jeudi 23 août 2012

De l'autre côté du mur - chapitrage

Et en exclusivité, le chapitrage provisoire de ce nouveau roman :

1 - Prise de contact
2 - Isolement
3 - Le mur
4 - Une fille étrange
5 - Dans les coulisses du monde
6 - Les Maîtres
7 - Il y a quoi, dehors ?
8 - Aslan
9 - La panthère
10 - Une porte vers la sortie
11 - C'est quoi, l'amour ?
12 - Le journal
13 - Un lion dans la bergerie
14 - Au fond du monde
15 - "On ne découvre pas la vérité : on la crée." (Saint-Exupéry)

Envie d'un petit extrait ?

De l'autre côté du mur

Oh, oh, cela fait bien longtemps que je n'ai pas posté par ici !
Il faut dire que je n'ai pas chômé : après ma pause d'écriture pour terminer mon mémoire (rendu et soutenu, yeah !), j'ai tout de suite commence "De l'autre côté du mur".

Ce roman est une expérience incroyable : il sort tout seul, n'en fait qu'à sa tête, mais suit quand même le schéma de récit à la Truby que je voulais essayer pour avoir une intrigue bien ficelée.
Le fait d'avoir choisi un style simple, des personnages dynamiques et un contexte assez proche du nôtre sauf pour les règles qui régissent la société, me permettent d'avancer vite, très vite.
A tel point qu'en un peu moins de deux mois pourtant bien occupés, j'ai déjà 360 000 signes. Il ne me reste plus qu'un chapitre à écrire, ce qui devrait être fait très bientôt !

Il va bien sûr y avoir du travail, notamment au niveau des transitions et des émotions, mais j'ai l'impression que la structure est assez solide. Rendez-vous dans un mois ou deux pour voir si je suis toujours d'accord avec moi-même ^^

Au final, l'histoire d'amour est présente, mais ce n'est pas l'intrigue principale. Pourtant, on y retrouve des éléments déjà présents dans La Couleur de l'aube (toujours en recherche d'éditeur), dont je n'ai pris conscience qu'il y a peu. Les mystères de l'imagination...

En attendant, je me suis engagée dans un cycle sur CoCyclics, celui de Sycophante, et j'ai hâte de pouvoir commencer à lire son roman. J'ai fait quelques bêtas off fort plaisantes au cours des derniers mois, je compte bien poursuivre sur ma lancée !


vendredi 22 juin 2012

De l'autre côté du mur - pitch

Des nouvelles ?
Hum... Non, pas de nouvelles ;)

Ceci est un message parfaitement inutile pour vous dire que je reviens bientôt avec un nouveau roman pour la jeunesse. Début des hostilités fixé au week-end prochain !

Le pitch, pour ceux qui n'auraient pas suivi mon challenge :

De l'autre côté du mur



Sibel est une apprentie danseuse qui vit dans un monde de femmes, où chaque seconde de sa vie est consacrée à l'art. Elle n'a pas le choix : c'est tout ce qu'elle connaît. Les Mères lui ont appris à obéir sans poser de questions. Un jour, pourtant, elle découvre que, de l'autre côté du mur qui délimite son existence, vivent des êtres étranges, à la fois semblables à elle et différents : on appelle ça des "hommes"...

Pourquoi ce garçon si sûr de lui est-il couvert de bleus ? Qu'est-ce que cette "science" dont il n'arrête pas de lui parler ?

Et, surtout, pourquoi le regard des Mères devient-il si menaçant quand elle évoque son extraordinaire découverte ?


A très vite !!!

samedi 12 mai 2012

Vite vite vite !

En quelques mots (parce que je cours partout ces temps-ci), les dernières nouvelles.
Ça va aller vite, de toute façon, parce que l'écriture est en stand-by jusqu'à juillet, comme je le disais dans mon billet précédent.
Donc :

Côté La Couleur de l'aube :
Les 4 envois de la première vague ont été refusés, avec tout de même deux refus motivés et encourageants. La Couleur de l'aube a passé la première barrière du comité de lecture chez Hachette et, même s'il a finalement été refusé, c'est une excellente chose !

J'ai fait aujourd'hui une deuxième vague d'envois, je retourne dans l'attente.

Côté nouvelles :
Je n'ai rien écrit du tout, j'ai eu deux refus mais tous deux très enthousiastes et plutôt motivés par une non concordance avec la ligne de l'anthologie, ça m'a fait bien plaisir aussi.

Et le reste ?
Je cogite sévèrement sur le prochain roman, De l'autre côté du mur (titre hyper provisoire), j'ai un pitch provisoire et je pense avoir ce dont j'ai besoin pour commencer à écrire dès que je pourrai. Ce sera très vraisemblablement un roman pour les jeunes ados :)

Voilà, c'est tout, en attendant juillet et la reprise de l'écriture !

lundi 27 février 2012

Nouvelles du front

Bonjour à tous,

Ce blog risque de tourner au ralenti jusqu'au mois de juillet, car je fais une pause forcée d'écriture pour terminer mon mémoire.

Avant cela, je vous livre les dernières nouvelles :

- La Couleur de l'aube est parti chez les éditeurs depuis environ deux semaines. J'ai eu pour le roman un refus, rapide et détaillé, qui ne me surprend pas.

- Je reprends l'alpha de Macalys pour l'aider à assurer son passage en phase II.

- J'effectue un certain nombre de bêtas off, sur des textes courts et une novella. J'ai un roman qui attend sur mon disque dur que je reçoive ma nouvelle tablette pour le dévorer tout cru :)

- Je recycle quelques nouvelles, celles en lesquelles je crois vraiment. Les autres attendent que le temps tombe du ciel pour être retravaillées.

- Je continue à cogiter le roman qui attend depuis mai dernier que je veuille bien commencer à l'écrire. C'est la première chose que je ferai quand je rendrai enfin mon mémoire - je m'empêche de le commencer avant, sinon je me connais, je prendrai trop de retard. Comme ça, je me familiarise avec mes personnages et mon univers, tout doucement. Même si je n'ai pas l'ombre d'un mot écrit sur papier ^^
Un indice : il s'agira d'un pays ou science et arts seront complètement séparés depuis si longtemps qu'ils auront chacun oublié l'existence de l'autre et se seront développés en autarcie. Sauf...

Vous l'aurez compris, mon projet du moment n'a rien de folichon : il s'agit de boucler mon mémoire avant tout. En attendant, je vous fais d'énormes bises et je vous donne rendez-vous en juillet, sauf imprévu !

dimanche 5 février 2012

La Couleur de l'aube - Cycle terminé

Ça y est, le cycle est terminé.

J'ai envie de revenir sur cette expérience qui m'a énormément apporté.
D'abord, l'alpha, avec le stress de la première lecture, des retours, la peur d'un gros travail de fond.
La phase 2, que du bonheur : j'ai senti mon roman se modeler sous mes doigts grâce aux commentaires des alphas qui m'ont ouvert les yeux sur un certain nombre de défauts narratifs. Le stress que les corrections ne suffisent pas était là, mais je sentais que j'avais compris ce qu'elles m'avaient souligné, et surtout que c'était quelque chose qu'au fond, je savais déjà, sans parvenir à mettre le doigt dessus.
Ensuite, la bêta. La phase a été la plus difficile pour moi, d'abord que je n'avais pas le temps de m'y consacrer autant que je l'aurais voulu et que ça me frustrait énormément, ensuite parce que recevoir des retours de trois bêtas exigeants quasiment tous les deux jours, avec un nombre incroyable de commentaires que je n'avais pas le temps de lire et qui me terrifiait, m'a assommée. J'ai eu vraiment du mal à ouvrir les fichiers.
Enfin la phase 4. Le début a été très dur, j'ai ramé sur le chapitre 1, je me suis aperçue que ça risquait de me prendre beaucoup de temps. Petit à petit, j'ai trouvé ma méthode, je me suis familiarisée avec les commentaires de mes bêtas et je me suis aperçue qu'ils se recoupaient beaucoup. Après, ça a été un vrai bonheur : cette fois, c'est mon style que j'ai ciselé (au sens propre : j'ai perdu 80 000 sec sans couper de scène !), j'ai mieux compris ce qu'est le "show", j'ai vu mes défauts récurrents et les ai compris, de sorte qu'à la fin, j'en corrigeais la plupart de moi-même. En relisant, je trouve que mon style y a vraiment gagné en efficacité et en potentiel émotionnel (important dans une histoire d'amour ^^). Et je pense être capable de m'améliorer toute seule pour les prochains textes, ce qui n'a pas de prix.

Petit bonus, mes deux lectrices-test qui lisent la dernière version du manuscrit. Non seulement elles me rassurent (je n'ai pas laissé de grosse bourde dans la version qui partira chez les éditeurs !), mais elles sont hyper enthousiastes et ça me donne une confiance en moi que je n'imaginais pas. Je suis vraiment heureuse de partager mon roman avec elles <3

Pour finir cet article, quelques chiffres :

La Couleur de l'aube, c'est :

495 737 signes.
88 227 mots.
14 chapitres.
4 parties.

1 an, 4 mois et 5 jours de travail au total.
6 mois et 3 jours de cycle.
1 mois et 23 jours de phase 1 (du 1er août au 23 septembre)
1 mois de phase 2 (du 23 septembre au 23 octobre)
1 mois et 27 jours de phase 3 (du 23 octobre au 19 décembre)
1 mois et 16 jours de phase 4 (du 19 décembre au 5 février)

1 première lectrice et une magnifique rencontre.
5 merveilleux bêtas, exigeants et encourageants, qui m'ont poussée à rendre ce texte le meilleur possible. Et qui m'ont énormément apporté d'un point de vue personnel. Autant de belles rencontres.
2 lectrices-test qui me donnent confiance en moi et me donnent envie de le porter très haut.

Un nombre incroyable de grenouilles adorables qui m'ont supportée et suivie pendant tout ce temps, depuis mes balbutiements dans les papyrus jusqu'à aujourd'hui.


C'est maintenant une nouvelle aventure qui commence : l'obtention de l'estampille, et la chasse aux éditeurs. Sans compter les autres projets que j'ai envie d'écrire.

vendredi 13 janvier 2012

Quel écrivain êtes-vous ?

Petit test amusant trouvé ici (merci Kira !) : Quel écrivain êtes-vous ?

JACARANDA :

Vous faites patie des derniers romantiques... Ou des nouveaux peut-être.

Votre sensibilité se manifeste dans une écriture retenue, toute en demi-teintes, comme votre sensualité à fleur de ligne s'accommode d'une certaine pudeur. Les aléas du coeur, leurs tortures et leurs enchantements sont votre pain quotidien; l'aventure votre élixir.

Un brin de mélancolie se conjugue avec l'intuition que, malgré tout, la vie peut recéler des trésors d'élégance, de charme et d'harmonie.