mardi 3 janvier 2017

Objectif 2017 : c'est parti !

Bonjour à tous, 
Et d'abord, une excellente année 2017, pleine de projets, de sourires et de bonne humeur ! 

Comme d'habitude, après avoir dressé le bilan (pas si mal) de 2016, il est temps de me fixer des objectifs pour 2017. Pas question ici de faire de l'exercice ou de mieux manger, mais plutôt de faire le point sur les projets en cours et de déterminer des priorités pour l'année à venir, si possible réalistes (mais je suis une grande optimiste). 
Bref : on va parler romans !

C'est parti.



Casquette d'auteure

* Commençons par le commencement : en 2017, il y aura la sortie de "Quelques pas de plus" et j'ai bien l'intention de bichonner ce roman en terme de communication. Il s'éloigne de ce que j'ai déjà fait, a un thème plus contemporain, plus dur aussi, et est à la fois plus léger ; bref, j'espère qu'il vous plaira autant que les autres. Et donc, je passerai du temps à en papoter avec vous, sur le net ou sur les routes !
D'ailleurs, si vous les avez manqués, des extraits sont disponibles sur le blog :)
* Mon objectif prioritaire qui devrait me prendre le plus gros de cette année en terme d'écriture, c'est #NouveauRoman. Je l'ai tout juste commencé (un chapitre, pour être honnête), j'ai une deadline serrée (car, oui, il a déjà un éditeur, je vous en parlerai plus quand ce sera signé), il m'obsède depuis déjà plusieurs mois et je sens que je vais m'éclater à l'écrire. Je reste dans un univers connu tout en changeant de registre... Bref, surprises au programme, pour vous comme pour moi !
* En parallèle, j'aurai bien sûr le #RomanMystère co-écrit avec Cindy, qui s'intercalera entre les chapitres et les corrections éditoriales. Gérer les deux de front promet d'être complexe (j'ai lamentablement échoué pendant que je finissais d'écrire "Quelques pas de plus" en juin dernier, j'espère faire moins pire cette année). Attendez-vous à entendre Cindy râler que je lui dois un chapitre ^^
* Enfin, j'aimerais retrouver un éditeur pour mon petit "Secret des Bois-Noirs" :)

Une année ambitieuse donc, parce que deux romans en même temps, ça va être chaud, on ne va pas se mentir. Heureusement, je ne suis pas toute seule pour le 2e ^^ 
J'espère tenir tous les délais !

Casquette d'éditrice

* Mon gros enjeu va être de réussir à gérer les coups de bourre pour ne pas finir sur les rotules, maintenant que j'arrive à gérer les coups de mou sans angoisser pour la suite. Et prendre un peu plus de vacances.
* Autre enjeu : j'ai réussi à gérer la pile de manuscrits cette année, moins à trouver du temps pour lire. Donc : retrouver du temps pour lire sans me laisser déborder par la pile de manuscrits pour autant. Ce qui, soyons honnêtes, n'est pas le plus simple de mes objectifs. 
Je me suis même inscrite à 30 livres sur le challenge Goodreads (heureusement que je pourrai rentrer les bouquins du boulot, vu que les manuscrits ne comptent pas ! ^^).

Quand je pars en vadrouille

Je vais continuer à essayer de gérer le rythme des salons tranquillement, et ne pas en faire plus d'un par mois pendant les saisons "fortes". Il me faut du temps pour m'en remettre côté fatigue (ma cheville a dû laisser quelques traces derrière elle) et, même si j'adore ça, je dois faire attention si je veux garder assez d'énergie pour l'écriture ;)
Je ne peux pas encore annoncer de dates, mais, promis, il y en a au printemps ! J'ai une sortie à honorer comme il se doit :)

Et pour le reste ?

* Conserver ce blog et la chaîne YouTube et les alimenter tous les mois, mais j'arrête de me mettre des objectifs de ce côté : je ne les tiens jamais de toute façon. ^^
Donc : écrire ou parler quand j'en ai envie, et laisser traîner si je n'ai pas d'inspiration ou de temps. C'est comme ça que je prends plaisir à faire ce blog depuis tout ce temps, et il est temps de l'assumer. J'espère que ça vous conviendra toujours !
* Cette année, je veux pouvoir sauter et courir de nouveau, pour enfin pouvoir dire "je suis guérie". Je veux publier mon roman de boiteuse et laisser tout ça derrière moi. 
* J'ai envie de jouer, aussi, parce que je l'ai pas mal fait cette année et je découvre des merveilles. Encore, encore !

Conclusion : je n'ai plus qu'à trouver un retourneur de temps, ou à voler un des clones de Cindy.
Mais quand je vois tous ces projets, que je tienne les délais ou pas, je m'en fiche : je suis heureuse. Tout ça, c'est que du bonheur ! (Et de la fatigue.) (Un peu quand même.) (On sent que je sors de vacances non ? ^^)


samedi 31 décembre 2016

2016, le bilan !

Bonjour à tous !
Comme chaque fin d'année, c'est l'heure de reprendre mes objectifs 2016 et de faire le bilan, avant de vous souhaiter un excellent réveillon.
Prêts ?

Casquette d'auteure

* Mon objectif premier est de boucler le fameux #projetsecret pour les éditions PlayBac, car je dois rendre une première version incessamment sous peu et une version définitive fin mars ! J'ai bien avancé (j'en suis à ma 3e relecture), mais il y a encore quelques gros changements à faire. Donc, du boulot en perspective dans les prochaines semaines !
Fail
Bon, ça commence mal : ce projet est finalement tombé à l'eau. Il dort dans un tiroir, a milieu de sa 3e relecture, et végète tranquillement.

* Ensuite, en avril, il y aura bien sûr la sortie d'IRL, que j'attends avec une grande impatience... J'ai bien l'intention de mettre le paquet sur la comm', et j'ai super hâte de voir comment vous allez accueillir mon petit gros dernier ! 
Check
Là par contre, c'est bon ! Cette sortie était géniale, je n'aurais pas pu rêver mieux. Merci, merci, merci pour votre enthousiasme à tous, car tout ça c'est quand même grâce à vous !

* Dans les mois suivants, je compte écrire un nouveau projet de Young Adult, nom de code A la petite cuillère, dont je vous ai déjà brièvement parlé sur le blog. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez que j'ai promis de faire souffrir ma prochaine héroïne et de lui faire passer tout le roman en boitant... C'est toujours d'actualité, et je peux vous dire qu'elle va en baver :)
Si tout va bien, ce roman sera contemporain, ou presque ; je change donc de registre par rapport à mes dystopies ! Un nouveau défi en perspective.
Et il faudra aussi lui trouver un éditeur !
Double check !
Vous en avez largement entendu parler : ce roman est écrit et sortira au mois d'avril sous le nom de "Quelques pas de plus" aux éditions Scrineo. Pour ceux qui l'auraient manqué, un extrait est disponible dans le sujet précédent. Bonheur, donc ! :)

Notez que deux autres romans se sont invités au programme : le #RomanMystère co-écrit avec Cindy et un #NouveauRoman que je commence tout juste. Une année productive en terme d'écriture, même si je n'ai pas vraiment suivi les objectifs de départ ^^


Casquette d'éditrice

* Mettre en oeuvre les nouvelles opportunités qui s'offrent à moi en ce début d'année, et voir où ça peut mener.
* Continuer à développer mon activité.
* Publier de nouveaux projets chez Scrineo.
A ce propos, je vais essayer de moins me laisser dépasser par la lecture de manuscrits que l'an dernier, maintenant que je rattrape enfin le retard pris au printemps et cet été.
Check
Mon activité s'est développée, j'ai publié des romans de Loïc Leborgne et Carina Rozenfeld en plus de celui d'Aurélie Wellenstein, signé un projet avec Cindy Van Wilder, et d'autres en préparation. Et j'ai rattrapé mon retard de lecture (même si Montreuil a bien fait remonter la pile ^^) !
Une très bonne année de ce côté-là, en somme.

Quand je pars en vadrouille

Je croise très fort les doigts pour que ma santé me permette de faire pas mal de salons ce printemps, parce que vous me manquez !Si tout va bien, vous pourrez me voir au Salon du Fantastique de Paris en février, au SDL en mars, à Grésimaginaire et à Montrouge en avril, et aux Imaginales en mai.
Check
Ce fut folklo, mais j'ai fait tous ces salons avec mes petites béquilles (sauf Montrouge). Et en prime : les Halliennales, les Utopiales, et Montreuil !!!
Une excellente année côté salons.

Et pour le reste ?

* J'aimerais réussir à faire deux ou trois articles par mois sur le blog, et surtout reprendre les articles de fond sur l'écriture.
Fail
Je n'ai pas tenu le rythme. J'ai repris quelques articles de fond, mais je n'arrive pas à être régulière sur le blog. D'autant que j'ai lancé ma chaîne YouTube, ce qui me prend du temps aussi. ^^
Peut mieux faire, donc !


* Côté lecture, j'aimerais aussi trouver du temps pour lire des romans pour moi. Je vais réinstaurer ma règle 3 manuscrits / 1 livre perso dès que j'aurai fini de rattraper mon retard.
Fail
J'ai réussi à lire un peu plus de livres perso ces dernières semaines mais, globalement, j'en ai quand même lu très peu en dehors du boulot et des manuscrits. Je cherche encore un moyen de composer avec tout ça tout en me gardant du temps de lecture.
En revanche, j'ai pas mal joué et regardé des séries. Ca, c'est cool. ^^

Conclusion : une année plutôt productive et positive malgré quelques revers, surtout grâce à la sortie d'#IRL qui a été plus qu'incroyable ! Et qui continue de l'être. J'espère que mon prochain roman vous plaira tout autant ;)
Une année de rémission, aussi, pour ma cheville, et ça, ça reste ma plus grande victoire.

Il me reste à vous souhaiter un excellent réveillon et une très bonne année 2017... et on se retrouve bientôt pour les objectifs de cette nouvelle année !


mardi 27 décembre 2016

Cadeau de fin d'année : un extrait de "Quelques pas de plus" !

Bonjour à tous !
J'espère que vous passez une bonne fin d'année :)
Pour ma part, je vous avais promis un petit cadeau, et figurez-vous que je n'ai pas oublié !
Je vous livre donc un extrait de "Quelques pas de plus", ex- "A la petite cuillère", mon prochain roman à paraître (en avril, chez Scrineo). Je vous avais déjà offert un extrait qui montre l'aspect "handicap invisible" du roman, et un autre ici. Cette fois-ci, on change d'ambiance et on s'envole pour les USA, et plus précisément le Far West, en pleine course-poursuite en voiture. Parce que Sora a beau être boiteuse, ce n'est pas la dernière à se retrouver dans les ennuis jusqu'au cou !

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Jour 1
Barstow - Calico

Quand le pick-up s’engage derrière nous sur la route déserte, Kay me lance ce regard injecté de sang qui m’est devenu familier. Ce regard qui l’emporte loin de moi, là où son emprise est la plus forte. Je vois sa lutte intérieure marquer ses traits, creuser les rides de son front, déformer les plis de sa bouche en une grimace bestiale. Et je retiens mon souffle, impuissante.
Pendant la fraction de seconde que dure son hésitation, je suis persuadée qu’il va gagner et qu’on a fait tout ça pour rien. Puis le pick-up derrière nous klaxonne ; Kay revient à la réalité dans un sursaut.
— Putain de bordel de merde ! hurle-t-elle en accélérant à fond.
Je respire un peu mieux. Ça, c’est ma sœur tout craché. Quand elle panique, elle balance dix jurons à la seconde. Nouveau coup d’œil dans le rétroviseur, le pick-up est désormais à pleine vitesse. Aucun doute possible : on est suivies. Quant à savoir ce qui va se passer s’il nous rattrape… L’image rémanente d’un visage penché sur moi, grimaçant de haine, me donne la nausée.
— Je suis nulle à cloche-pied, lâché-je dans le silence tendu de l’habitacle.
Tout à coup, cette pensée m’obsède. Je ne peux pas courir et je suis nulle à cloche-pied. Les vidéos d’auto-défense à béquilles que j’ai regardées avant de partir m’ont montré comment frapper un méchant – en piquet dans le ventre ou à revers au niveau de la tête –, mais j’ai les mains moites et les bras en coton. Je n’arriverai jamais à donner assez de force à mes coups. Ni à me porter assez vite pour m’enfuir.
—  Kay, je ne peux pas courir.
—  Je sais.
Ses dents sont serrées à se rompre. Le pick-up se rapproche un peu, et elle appuie d’un coup sur l’accélérateur. En dépit de tous ses efforts, elle n’a aucune chance de le semer sur ces routes super larges et super désertes. Mon portable manque de m’échapper des mains alors qu’elle tourne violemment vers la gauche, s’engouffre sur une route qui a l’air de quitter la ville ultra-flippante de Barstow, mais se retrouve dans un coin encore plus isolé. Génial.
Je regarde derrière nous : la voiture nous suit toujours. Kay fait une brusque embardée en s’apercevant un peu tard que la route tourne. Au loin, apparaît une grosse colline couleur de terre où on peut lire « Calico » en lettres blanches.
— Je vais le semer, grogne-t-elle entre ses dents. Il ne nous arrêtera pas, cette fois.
Je relève les yeux sur ma sœur juste à temps pour voir les siens s’écarquiller. Sa peau habituellement brun clair a pris une teinte gris cendré de mauvais augure.
— Chiasse ! C’est un cul-de-sac !
Un peu plus loin devant nous, la route semble barrée par un panneau en bois. Même à cette distance je distingue la tête de mort rouge peinte dessus. Je jette fébrilement un œil au résultat de ma recherche sur Internet, puis tends un doigt vers la barrière.
— Ne t’arrête pas.
— Sora, il y a une tête de mort dessus.
— Fais-moi confiance, Kay. Contourne la barrière avant qu’ils nous voient faire.
Je vois sur son visage qu’elle hésite, mais elle n’a plus le temps de réfléchir : la barrière est juste devant nous et on entend le grondement du moteur loin derrière. Elle fait une embardée pour contourner l’obstacle, hurle quand la voiture rebondit sur des mottes de terre sèche, et dérape sur le chemin désert qui s’ouvre devant nous. Il tourne d’un coup, nous cachant de nouveau à la vue du pick-up avant de déboucher sur… un parking. Un parking avec plein d’autres voitures.
— Que fout un parking dans un endroit aussi paumé ? lâche ma sœur, incrédule.
— Gare-toi au milieu des autres voitures. On va se mêler à la foule.
— La foule ?
— Gare-toi, Kay. Fais confiance à tonton Google.

Elle grommelle, mais s’exécute, trop soulagée pour protester plus longtemps. Mon cœur bat à toute allure tandis que je prends conscience que tout repose sur moi. Et sur tonton Google. Ça fait quand même beaucoup de pression pour une seule jambe et une coque en plastique.


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Alors ? Votre avis ? ;)

mardi 8 novembre 2016

Être invité en table ronde : ça se passe comment ?

Souvenez-vous : il y a quelque temps, je vous parlais du top 10 des trucs qu'on ne nous apprend pas en tant qu'auteur, et j'évoquais les tables rondes/conférences en salon du livre en expliquant que j'étais bien stressée à l'idée d'en faire. Maintenant que j'ai fait mon baptême du feu (aux Imaginales, puis aux Utopiales), il est temps de vous raconter un peu l'expérience.
Prêts ?

Tout commence par une invitation en salon. 
On est content, on sautille partout, on prépare les affaires pour dédicacer, on prend des rendez-vous...
Et puis, environ une semaine avant (c'est-à-dire en même temps que tout le monde, ou presque), on découvre le planning du salon. Et là, fébrile, on regarde la liste des conférences pour savoir à quelle sauce on va être mangé.
(Note : des fois on le reçoit par mail, on n'a pas besoin de se connecter sur le site web.)

Car sachez-le : ce n'est pas l'auteur qui choisit les sujets sur lesquels on va l'interroger (ce serait sûrement un cauchemar d'organisation !), ni quand, ni avec qui. ET on n'a pas toujours un doctorat sur le sujet en question. Voire, il se peut qu'on tombe sur un sujet sur lequel on n'a jamais écrit, très peu ou pas lu, et qui ne nous était même jamais venu à l'esprit. (Spéciale dédicace à la conférence de Cindy Van Wilder sur les félins aux Imaginales et, pour ma part, à celle sur la vulgarisation scientifique en littérature jeunesse aux Utopiales). 
Imaginez un peu, c'est comme devoir faire un exposé avec des gens qu'on ne connaît pas, sur un sujet qu'on ne connaît pas, sans pouvoir prévoir les questions et avec pour enjeu d'éviter d'endormir le public, et même de lui apporter des choses !
C'est pas stressant du tout, hein ?




Mais j'exagère un peu : en général, les sujets sont quand même reliés à un ou plusieurs romans qu'on a écrits. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on n'est pas à l'école et que si on dévie du sujet, ça n'embête personne tant qu'on dit des trucs intéressants. Par exemple, sur la conférence des Utopiales "Dystopie VS post-apocalyptique : mécanismes d'un succès jeunesse", on a évacué le sujet du post-apo, parce que ni Léna Jomahé ni moi ne connaissions assez le sujet pour en parler, et on s'est concentrées sur la dystopie qu'on maîtrisait bien mieux.

Donc, après avoir découvert le programme des conférences, selon les modérateurs, il arrive qu'on reçoive un mail pour préparer un peu le sujet (enjeux à aborder, choses qu'on aimerait dire, romans qu'on a écrits sur la question, etc.). Parfois, on a juste le sujet et les noms des autres intervenants, et on découvre tout une fois sur place. De toute façon, le format "table ronde" étant plus libre qu'un exposé, justement, ça varie beaucoup en fonction de ce qu'on dit sur le moment, pour rebondir et essayer d'avoir plus une discussion/débat que des questions/réponses assez décousues.
Donc, au final, l'improvisation reste le maître mot.




Pour ma part, j'aime réfléchir un peu aux sujets avant le jour J. C'est un exercice intéressant, parce que ça me force à aborder mes romans et mes lectures sous un angle précis, auquel je n'aurais pas forcément pensé toute seule. Par exemple : mon rapport à la science dans mes romans, comment je l'utilise et la présente. Ou la raison pour laquelle j'écris des dystopies. Ou la force de la liberté dans mes textes (OK, ça j'y avais déjà réfléchi, mais ça force à mettre des mots dessus). J'apprends souvent des choses sur mes propres récits, au final, et je trouve ça assez passionnant, même si toujours un peu déconcertant.

Et puis vient l'heure de la conférence
Je passe aux toilettes avant d'y aller (essentiel, surtout quand on a bu trop de café !), j'y vais un peu en avance pour trouver la salle (je vous ai déjà parlé de mon absence terrible de sens de l'orientation ?), je regarde, fébrile, s'il y a du public ; je stresse un peu en voyant les autres arriver.
Je dis bonjour, je m'assieds, dans mes petits souliers.


Comme ça.

Et puis le stress disparaît. On est là, entre potes ou collègues, à discuter de sujets qui nous intéressent et qui, avec un peu de chance, en intéresseront d'autres. Le modérateur permet d'éviter les blancs et de recadrer si on s'écarte trop de la question ; il fait en sorte que chacun puisse parler et évoquer ses romans, son point de vue. En général, je suis bien.

Sauf quand je commence une phrase et que j'oublie la fin.




Ou quand je m'enflamme sur un sujet, et que tout à coup je réalise que je ne sais plus pourquoi je suis en train de raconter ça, que j'ai oublié la question initiale et que quelle horreur, je raconte n'importe quoi !





Ou quand, du coup, je me mets à bafouiller en plein milieu d'une phrase, cherche mes mots sans parvenir à les formuler, avec l'impression que ça dure des siècles pendant que le public a les yeux rivés sur moi.




Ou quand j'ai plein de trucs à dire mais que c'est trop tard parce qu'on a changé de question.




Ou quand, la fatigue de fin de salon aidant, je m'aperçois que j'ai décroché pendant que les autres parlaient et que c'est bientôt mon tour et que je n'ai aucune idée de ce qui a été dit.




Au final, ça tient un peu du miracle qu'on vienne me voir après la conférence pour me dire que c'était intéressant et acheter mon roman parce que j'ai donné envie !
Le plus drôle étant que, autant sur le coup je suis super convaincue et passionnée par ce que je raconte, autant une fois la conférence terminée je suis parfaitement incapable de me rappeler de quoi j'ai parlé (à part de très courtes bribes). 
Je veux dire : je ne me rappelle rien. Ni les questions, ni les réponses, sauf une ou deux idées qui me sont venues et m'ont marquée, éclipsant tout le reste (les miennes ou celles des autres intervenants, d'ailleurs). Ce qui est vachement pratique quand on me reparle de la conférence après coup, vous en conviendrez.



Bref : les conférences, pour moi, c'est une succession de micro instants de panique et de révélations littéraires, avec la satisfaction suprême d'avoir des questions intéressées à la fin et de réussir (parfois) à donner envie de lire mes romans (ou ceux que j'aime). 
Et ça a l'air cauchemardesque, comme ça, mais au final ce sont surtout de belles découvertes avec des auteurs que je ne connaissais pas, avec un public qui ne me connaissait pas, sur des sujets auxquels je n'avais pas toujours pensé et où je me rends compte que, finalement, j'ai toujours des choses à dire.

Le premier qui dit que c'est parce que je suis bavarde fait la prochaine conférence à ma place !




vendredi 4 novembre 2016

Les Utopiales 2016 - derrière la table

Bonjour à tous !
Cette année, j'ai été pour la première fois aux Utopiales de Nantes en tant qu'invitée. J'avoue que j'étais intimidée : c'est un salon très orienté SF avec beaucoup de spécialistes du genre et, si I.R.L. en est bel est bien, je lis surtout de la SF pour l'aspect dystopie, et demeure assez ignare sur le reste.
Bref, je sortais de ma zone de confort... et j'en suis bien contente !
Un petit résumé (probablement très long) en images, ça vous dit ?


D'abord, avant de partir, j'ai fait un véritable marathon de corrections pour rendre à temps la dernière version de A la petite cuillère (qui va sûrement changer de titre). Et je me rends compte que j'ai complètement oublié de l'annoncer ici alors, pour ceux qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux : le roman paraîtra en avril aux éditions Scrineo !

Tadaaaa ! (Avec Jean-Paul Arif, directeur des éditions Scrineo)

Or donc, sitôt le fichier renvoyé à Jean-Paul, j'ai préparé ma valise, sorti la panthère de poche qui tentait de s'y glisser discrètement, et j'ai filé prendre mon train.
N'ayant pas de dédicace ou de conférence prévue le weekend, j'ai débarqué sur Nantes les dimanche soir, où j'ai été accueillie par ma très chère Silène Edgar (Vous ne connaissez pas ? Foncez sur son blog !), qui m'a accompagnée pendant ces trois jours. Un vrai ange gardien ! 
Soirée du dimanche papotage avec les copines et jeux de société, donc. Il y a pire pour commencer un salon !


L'ange gardien de mon weekend !

Lundi

Premier jour, première conférence ! Arrivée vers midi, j'ai juste eu le temps de passer à l'accueil pour récupérer mon badge et mon programme, d'aller aux toilettes (essentiel avant une table ronde), de dire bonjour aux copines installées au bar et de rejoindre Lena Jomahé et Simon Bréan, qui m'accompagnaient pour cette première aux Utos. 
Au programme : la dystopie en littérature jeunesse.
Que dire sinon que le public était nombreux et l'échange intéressant ? 


De gauche à droite : Simon Bréan, votre serviteuse, et Léna Jomahé. Photo ©Actu SF

J'espère ne pas avoir raconté trop de bêtises, c'est toujours un exercice difficile de devoir répondre des trucs intelligents à la volée, quand on a l'habitude de prendre le temps de réfléchir derrière son clavier. Si le sujet vous intéresse, cela dit, vous pouvez en juger par vous-mêmes grâce à ActuSF qui enregistre toutes les conférences !



Une fois la conférence terminée et les questions posées, il est temps de filer à la librairie, où nous sommes attendues pour une séance de dédicaces. J'ai le plaisir d'y retrouver Angela Léry, ma chère attachée de presse aux éditions Gulf Stream, qui immortalise l'instant pour vos beaux yeux.



Je me suis un peu tordue le cou pour la photo, mais le coeur y est ! 
Le public est au rendez-vous, donc une bonne part ont écouté la conférence et viennent prendre l'un de mes romans parce que ça leur a donné envie de le découvrir. Je crois que c'est le signe d'un échange réussi ! :)
L'heure passe à toute vitesse.

Et là, paf ! Le contrecoup de toutes ces émotions/discussions me tombe dessus sans prévenir. Je nage dans un brouillard ambiant et je me laisse guider par Silène et Angela qui me proposent un jus de fruit et un sandwich (il est 15h30 et je n'ai toujours pas eu le temps de manger) au calme, prennent soin de moi pendant que je comate doucement. Je parviens à me réveiller peu à peu pour discuter avec elles. 
C'est là que Silène, qui cherchait un programme dans le "kit de bienvenue" qu'on m'a remis à mon arrivée, me lance :
"Oh, tu as une interview à 16h30 !"
Je la regarde avec des yeux ronds. 
"Hein ?"
Elle me tend une feuille trouvée dans mon kit de bienvenue, qui détaille les demandes d'interviews reçues pendant le festival. Comme j'ignorais tout de ce système, heureusement qu'elle m'a prévenue !
Pas de chance pour moi, ça tombait pile pendant une conférence que je voulais absolument écouter. Je passe donc à l'accueil pour demander s'il est possible de décaler à 17h, et j'ai de la chance : ça ne pose pas de problème.

Du coup, pouf ! Me voilà à la conférence qui me tenait à coeur, dans le public cette fois : Le handicap en SFFF. Forcément, vu que je viens de rendre "A la petite cuillère" qui parle précisément de ça, le sujet m'intéresse. 
Premier constat : je ne suis pas la seule !


Voilà qui me réjouit, car c'est toujours bon de voir que beaucoup se sentent concernés par ces questions. En ce qui concerne le contenu, j'avoue être un peu déçue : on parle beaucoup de la SF comme un moyen de corriger le handicap (Daredevil aveugle, Iron Man avec une superarmure qui le maintient en vie, etc.) ou de le sublimer (les figures de génie Asperger ou autistes, comme Spock ou Sherlock Holmes), mais assez peu de la réalité du handicap au quotidien représentée dans des romans. Moi qui espérais récolter des références sur la questions, je reste un peu sur ma faim.
L'un des intervenants dit aussi à un moment qu'on ne parle jamais du handicap invisible dans la littérature, qui est très difficile à vivre au quotidien car très mal perçu.
Là, j'avoue que c'est ma petite fierté du jour : c'est précisément l'un des sujets abordés dans mon prochain roman (ça, et une héroïne qui doit faire avec son handicap et n'a aucune machine ou pouvoir pour compenser). J'ai d'autant plus hâte de le partager avec vous !

Vous pouvez réécouter la conférence ici : http://www.actusf.com/spip/article-23670.html

Je pars un tout petit peu avant la fin pour me rendre à l'accueil, où je retrouve la blogueuse qui doit m'interviewer. L'échange est riche et dure une bonne heure, contre la demie-heure prévue au départ... Hâte de voir le résultat, que je partagerai bien sûr avec vous !

De nouveau, je suis vannée, et heureusement il est l'heure de rentrer. Silène me récupère pour me dorloter toute la soirée, et je ne fais pas long feu... c'est qu'il reste deux jours à tenir !

Mardi

Aujourd'hui, journée cool : je n'ai ni conférence ni dédicace au programme. Je vais donc pouvoir en profiter pour voir un peu le festival, que j'ai à peine aperçu hier !

Je commence par la conférence sur le nouvelle collection Space Opera de Scrineo, dirigée par Stéphanie Nicot. (Disponible ici.) J'en ressors avec plein d'envies de lecture, évidemment. 
Ensuite, je profite que la matinée soit encore un peu calme pour foncer vers l'un des stands proposant d'essayer le HTC Vive, le casque de réalité virtuelle le plus performant sur le marché actuellement. Ca faisait trop longtemps que je rêvais d'en essayer un pour passer à côté de cette occasion !


Verdict : c'est très déroutant, mais très fun ! J'ai fait un module où il fallait esquiver les tirs des vaisseaux spatiaux et détruire lesdits vaisseaux. Déjà, c'est tout bizarre quand on nous tend les manettes : on sait à quoi elles ressemblent, mais ça ne correspond pas à ce qu'on voit en réalité (deux armes). Ensuite, bon, j'ai galéré à esquiver, n'étant pas habituée à devoir bouger pour de vrai pour jouer. Une grille apparaît à l'écran quand on approche d'un mur, ce qui évite de se cogner.
C'est plutôt bien fait !

Je poursuis sur ma lancée en découvrant des petits robots qui ont plusieurs fonctions (éviter les obstacles, suivre un signal ou une route, etc.), que j'ai oublié de prendre en photo. 
Et puis, il y a Pepper, le robot trop mignon destiné aux enfants ! Il avait plusieurs programmes mais, évidemment, je décide de lui faire danser les castagnettes. Et comme je suis sympa, je partage cette découverte avec vous ! Ca va bouleverser votre vie. ^^


video



C'est si chouuuuu !

C'est pendant que je m'extasie que je croise Jean-Paul Arif (M. Scrineo, pour mémoire), qui me propose d'aller déjeuner. On parle corrections et couverture de "A la petite cuillère" (et titre !), en plus des projets des autres auteurs qu'on est en train de préparer. C'est ça aussi, les festivals : des tonnes de projets en gestation !
Vite rejoints par Silène, Ioana (une proche amie novelliste) et Estelle Faye, on poursuit la discussion en faisant les louanges de Francis Berthelot et de son dernier roman. Je vous ai déjà dit qu'il fallait absolument lire Francis Berthelot ?

Le ventre plein et le cerveau aussi, chacun retourne à ses activités. Je reste avec Silène pour continuer mon tour du salon, et découvrir la partie exposition scientifique. J'ai le bonheur de voir la caméra thermique qui sera envoyée dans l'espace en 2018 (et de m'amuser à faire une photo de mise en abîme. Si si, c'est moi sur l'image !).



Ensuite, nous avons une discussion passionnante avec un chercheur de CEA qui propose une démonstration d'impression 3D pour recréer un corps et des organes humains. Il y a des minis oreilles, faites d'une sorte de gelée dans laquelle on injecte des cellules humaines qui sont ensuite capables de se reproduire ; et aussi des minis os en plastique... J'en ai même emporté un !

Ma trouvaille du salon.

Forcément, ayant pas mal étudié la question pour I.R.L., j'en profite pour vérifier que je n'ai pas dit de bêtise (non, ouf !) et pour évoquer mes questions existentielles (reproduction, vieillissement, éthique...). On ressort de là avec le contact du chercheur, qui nous explique que lui et ses collègues seront ravis de nous répondre si on a besoin d'infos pour de prochains romans. C'est quand même superchouette de mélanger science et littérature, des fois !

Le reste de l'après-midi se passe essentiellement en papotages : Denis Hamon, Angela Léry, Jérôme Vincent, Erik L'Homme, et plein d'autres ! Je regarde le début du défilé de cosplay, mais la fatigue me rattrape doucement, et Silène et moi regagnons nos pénates avant la fin.
Je mesure quand même l'effet des conférences et dédicaces sur mes journées : je suis beaucoup moins crevée qu'hier alors que je suis restée bien plus longtemps au salon. Ca promet pour demain, qui est plus que chargé !

Mercredi

Réveil sur le salon, arrivée juste à temps pour écouter la fin de la passionnante rencontre avec Erik L'Homme en buvant un café. (Vous pourrez la retrouver ici quand Actu SF l'aura mise en ligne.)


Jérôme Vincent et Erik L'Homme

Le temps de déjeuner avant ma conférence, et je manque aussi une bonne moitié de la rencontre avec Estelle Faye, dont j'aperçois quand même un bout à la fin.




Et puis, c'est l'heure de l'interro surprise sur la vie virtuelle ! Reprise des cours et fin de vacances aidant, il y a peu de monde en ce mercredi midi, si bien que la rencontre se déroule dans une ambiance assez intime. Il y a quelques questions, même si elles sont peu nombreuses ; Jérôme Vincent (le modérateur) m'en pose aussi un certain nombre. L'échange est agréable mais, vu que le public est réduit, on fait le tour de la question en moins d'une heure, si bien qu'on écourte un peu. J'avoue que ça m'arrange : ça me laisse le temps de souffler un peu entre mes deux conférences !

Vous pourrez bientôt retrouver le podcast de la conférence ici :

Le temps de dire bonjour à deux-trois personnes et de faire une dédicace sauvage au détour d'un couloir, et je dois déjà me rendre à la prochaine table ronde, qui a lieu sur l'énorme scène des Utopiales (pas DU TOUT impressionnant). Au programme cette fois-ci : Science et littérature jeunesse.

De gauche à droite : Estelle Faye, moi-même, Michelle Laframboise, Estelle Blanquet, Hervé Jubert



Le débat est passionnant, les avis et influences très variés. Il y a un peu de public malgré le calme de la journée, et je fais une belle découverte en la personne de Michelle Laframboise, auteure canadienne qui m'a bien fait rire et que j'ai hâte de lire. Le podcast n'est pas encore disponible sur le site d'ActuSF, je vous mettrai le lien dès que ce sera le cas.

Vient l'heure de la dernière séance de dédicace, plus calme que lundi mais qui permet aussi d'échanger plus longuement avec les lecteurs. Et de glousser comme une pintade avec Michelle Laframboise, qui me montre son blog "Savante folle" où elle a mis en BD plein de situations qu'elle a vécues en dédicaces. Allez jeter un oeil, fou-rire garanti !

Et puis, pouf ! Un gentil bénévole m'accompagne jusqu'à la gare, et je rentre jusqu'à Paris dans un brouillard ambiant, l'excitation de la journée retombant tout à coup. Douze heures de sommeil plus tard, j'étais de nouveau prête à travailler ^^

En bref : un festival rempli de rencontres inattendues et appréciées, des conférences intéressantes, et un tourbillon d'idées et d'innovations scientifiques !

Prochain festival : le salon de Montreuil, dans un petit mois
En attendant, je vous prépare un article sur l'auteur en table ronde !

mardi 20 septembre 2016

Adapter un roman pour les "Dys"

Aujourd'hui, j'enfile ma casquette d'éditrice pour vous parler d'une facette que je découvre avec les éditions Castelmore, qui ont la bonne idée d'adapter certains de leurs romans YA pour les Dys.
Note : je ne suis pas une spécialiste, et travaille avec une consultante pour être sûre de ne pas faire de bêtise. N'hésitez pas à me corriger si j'ai mal expliqué certaines choses !

D'abord, les Dys, qui est-ce ?
Ce sont des personnes sujettes à des troubles cognitifs, comme la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dyspraxie, la dyscalculie... Des troubles qui leur rendent la lecture (et l'apprentissage) difficiles, voire impossibles.
Je vous invite à parcourir le site de la Fédération Française des Dys pour en savoir plus (ils vous expliqueront tout ça bien mieux que moi).

Source : Dysmoitout.org


Pourquoi adapter des romans pour eux ?
Eh bien, tout simplement parce qu'ils n'ont pas la même capacité de concentration sur la lecture que les autres, et qu'il est pour eux très difficile de lire un roman long. Leur seule solution consiste à se tourner vers les premières lectures et les romans pour les plus jeunes. Mais en tant qu'ado ou jeune adulte, ils ont, comme tout le monde, envie de lire des romans qui abordent des thèmes qui leur parlent, qui leur apprendront des choses, les feront vibrer... Bref, des romans comme les autres.
La forme de ces romans les empêche d'accéder au contenu qui les intéressent. D'où l'intérêt d'adapter la forme pour leur faciliter la lecture et leur permettre de lire ce qu'ils veulent - et donc, peut-être, d'éviter qu'ils se détournent complètement de la lecture du fait de leurs difficultés.


Source : Dysmoitout.org



Et concrètement, ça donne quoi ?
Il y a plusieurs éléments à prendre en compte, dont voici les principaux :

* Fixer les lettres dans l'espace
Pour certains Dys, le texte n'est pas figé : les lettre sortent de la page et tournent, ou s'intervertissent. Certaines polices de caractère ont été étudiées spécifiquement pour limiter ces effets, et faciliter la lecture. Celle choisie ici est plus fine et plus grande, avec des interlignes plus élevés et des empâtements qui simplifient la différenciation des lettres. On évite aussi les italiques, qui compliquent la lecture (on remplace par des guillemets, par exemple pour les titres d'oeuvres). 



Vous voulez comparer ?





*Raccourcir les phrases
L'attention des Dys est difficile à garder. Vu que lire est pour eux plus compliqué que pour nous, ils se fatiguent plus vite (en toute logique), et ont du mal à rester concentrés. La moindre difficulté peut les faire décrocher, surtout dans le cadre d'une lecture plaisir. Des études ont montré qu'au-delà de 12 mots-clés dans une phrase, ça devenait difficile pour eux de rester concentrés. C'est donc cette limite qu'on s'efforce de ne pas dépasser, en coupant les phrases existantes pour leur faciliter la compréhension.
En revanche, on a un mot d'ordre : raccourcir ne veut pas dire simplifier. Avec la consultante, puis avec l'auteur, on fait en sorte de ne surtout pas changer le sens des phrases. La plupart du temps, couper en deux phrases suffit ; parfois il faut adapter un peu parce que ça ne colle pas mais, dans tous les cas, on conserve l'esprit initial du texte (c'est la raison pour laquelle on travaille en collaboration étroite avec l'auteur). Tout l'intérêt d'adapter des romans existants est de permettre aux Dys de lire les mêmes romans que les autres ; il ne s'agit donc pas de couper ou de simplifier à l'extrême, mais bien de proposer le même texte, en le rendant plus lisible pour eux.


Certains Dys voient aussi les lettres en couleur.

* Ne pas couper n'importer où
Là aussi, le but est de faciliter la lecture au maximum. Dans la plupart des romans, le texte est justifié à droite et on ne prête pas trop attention à la jonction entre deux lignes. Pour les Dys, en choisit plutôt une présentation en drapeau (justifié à gauche et pas à droite), et le choix du mot qui termine la ligne est très important. Cela ne correspond d'ailleurs pas forcément à notre logique et au choix qu'on ferait spontanément. Dans le cas de la collection de Castelmore, on fait appel à une consultante spécialiste de la question pour effectuer les coupures, qu'elle doit vérifier au moindre changement dans le texte.
De la même façon, on évite de faire courir un dialogue entre deux pages, et on préfère le couper en fin de page et le faire recommencer en page suivante (ce qui nécessite parfois quelques ajustements).





*Expliquer les mots compliqués
Enfin, toujours dans le but de faciliter la lecture, on essaie de définir simplement et rapidement, en note de bas de page, les mots un peu compliqués qui risquent de freiner la compréhension. Bien sûr, pas question de mettre des dizaines de notes, sinon c'est plus laborieux qu'autre chose.

Le tout est donc de faire au cas par cas, selon les romans initiaux, pour simplifier au maximum la forme et permettre aux Dys d'apprécier le fond sans trop lutter. C'est un travail passionnant et riche d'enseignements, et j'espère que ça aidera quelques lecteurs à découvrir des romans géniaux comme ceux que j'ai cités dans cet article (et d'autres !). 






vendredi 16 septembre 2016

Les dédicaces de la fin d'année

Bonjour à tous !

A mi-septembre, il est grand temps de faire un point dédicace pour les salons de fin d'année !


Et le premier approche à grands pas, car je serai aux Halliennales (Lille) le samedi 8 octobre toute la journée. Et pour cause : I.R.L. est sélectionné pour leur prix, en bonne compagnie... Le suspense est à son comble !

Vous pourrez trouver toute la programmation et les auteurs invités ici : http://www.halliennales.com/

Avec les copains Carina Rozenfeld, Aurélie Wellenstein, Franck Dive, Rod Marty, Estelle Faye et Cindy Van Wilder... on ne va pas s'ennuyer !
Et en parlant de Cindy... Si vous hésitez encore à venir, j'ai un argument qui pourrait vous convaincre. Car ma chère amie a promis de porter des oreilles d'elfe à cette occasion, pour fêter la réimpression d'I.R.L. ! Pour la première fois et sûrement la dernière (parce qu'il va falloir trouver du lourd pour l'inciter à recommencer), vous pourrez avoir un roman dédicacé par son auteur et l'un de ses personnages ! 


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Du 29 octobre au 03 novembre, je serai aux Utopiales de Nantes pour vous parler science-fiction. Il y aura des conférences et des horaires de dédicaces bien précis, alors je vous invite à suivre leur page Facebook ou à consulter leur site Internet pour connaître la programmation avant le départ.

Et si vous êtes amateur de cosplay, vous ne devriez pas être déçu !



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Enfin, du mercredi 30 novembre au lundi 3 décembre, se déroule comme chaque année le salon du Livre et de la Presse jeunesse, à Montreuil... Et cette année, pour la première fois, j'y serai en dédicaces avec les éditions Gulf Stream !
C'est encore trop tôt pour vous en dire plus, mais croyez-moi : ça promet. Et comme ça fait des années que je rêve de dédicacer dans ce salon qui est particulièrement cher à mon coeur, je peux vous dire que j'ai déjà plus que hâte !
Toutes les infos seront disponibles en temps et en heure sur le site du salon : http://slpj.fr/lieu-dates-et-horaires/


Voilà pour la fin de l'année ! On résume ?

* Lille le 8 octobre

* Nantes du 29 octobre au 3 novembre

* Montreuil du 30 novembre au 3 décembre.

See you soon, folks !