lundi 18 février 2019

Cliché #4 : un auteur doit accepter toutes les critiques pour s'améliorer

J'ai envie d'écrire une série d'articles sur les clichés qu'on trouve sur l'écriture et la vie d'écrivain. Et, en particulier, ces clichés qui m'ont longtemps culpabilisée parce que, moi, je ne fonctionnais pas comme ça. Après tout, je me dis que je ne suis sûrement pas la seule à culpabiliser, que d'autres doivent bien fonctionner comme moi, et que, peut-être, ça leur fera du bien de savoir qu'on peut réussir à publier des romans même quand on n'applique pas à la lettre les conseils des manuels d'écriture. 







Attention : ces articles sont personnels et visent à déculpabiliser ceux qui, comme moi, ne se retrouvent pas dans certains poncifs. Si vous, vous vous y retrouvez : merveilleux, après tout les clichés ne naissent pas de nulle part et vous êtes sûrement nombreux dans ce cas. Tant mieux ! 
Il se peut aussi que je n'aborde pas d'autres sujets que, vous, vous trouvez clichés, parce qu'il se trouve qu'ils s'appliquent bel et bien à moi et que je n'aurais pas grand chose à dire pour faire avancer le shmilblick. Sorry for that... et si vous écriviez votre propre article sur la question ? :)

Cliché n°4 : un auteur doit accepter toutes les critiques pour s'améliorer

La dernière fois, je vous disais que j'adore corriger mon roman et que, forcément, recevoir des retours constructifs de mes bêtas et de mes éditeurs qui me disent qu'en gros, c'est bien mais ça pourrait être bien meilleur, ça ne me fait pas peur (au contraire, j'ai parfois peur que mon relecteur ne soit pas assez critique). Je dis souvent aussi (et je le pense vraiment) que les lecteurs ont tout à fait le droit de ne pas aimer mes romans, et de le dire, puisque je suis la première à le faire pour les romans des autres.
Au risque de faire polémique, je me lance pourtant aujourd’hui dans un sujet sur lequel j'ai beaucoup réfléchi : cette idée qu'une chronique doit être constructive. Et que, par conséquent, l'auteur doit l'accepter, qu'elle soit bonne ou mauvaise, parce qu'elle lui permettra de s'améliorer.
Je ne suis pas (plus) d'accord avec ça. D'abord, parce que ce n'est pas le rôle d'une chronique. Une chronique est là pour guider les lecteurs dans leurs choix, pas pour guider les auteurs dans leur écriture. Elle intervient sur le produit fini, qui a déjà été longuement travaillé, qui a été publié parfois plusieurs années auparavant et qui ne peut plus être retouché. Alors, certes, recevoir une multitude de retours identiques sur un roman permet de prendre du recul dessus, de se dire que peut-être on aurait dû faire ça autrement, que la prochaine fois, on fera attention à ce point précis. Mais c'est un bonus à la discrétion de l'auteur - pas l'objectif premier de la chronique. 
J'ai depuis longtemps fait le choix de ne jamais commenter publiquement les chroniques que je reçois, même quand ça me démange, même quand on m'interpelle, même quand j'ai envie de blaguer dessus, de répondre à une question que le lecteur se pose. Je conçois ces chroniques et leurs commentaires comme un espace de liberté pour les lecteurs, qui sera biaisé si j'interviens, parce qu'ils n'oseront pas toujours donner leur avis avec franchise. Je réserve mes réponses à la sphère privée, bien plus propice à la discussion. 
Mais, même lorsque je réponds, je n'argumente pas mes choix (à moins d'une question directe). Le lecteur n'a pas aimé mon héroïne ? C'est son droit. Ça ne servirait à rien que je lui démontre par a+b qu'elle est telle qu'elle doit être, parce qu'il a le droit de ne pas l'aimer de cette façon. Tout comme ça ne servirait à rien qu'il me démontre par a+b que j'ai eu tort de la décrire de cette façon - d'une part parce qu'à ce stade, c'est trop tard, et d'autre part parce que j'ai le droit, moi, de ne pas être d'accord.



Je ne dis pas qu'aucun dialogue n'est possible. On peut dire "je n'ai pas aimé ce choix parce que...", répondre "ah, je n'y avais pas pensé ! C'est intéressant, même si j'ai fait ce choix parce que... etc." et discuter de nos goûts et envie respectifs, c'est même ce qui fait la richesse de la littérature. Le tout est de ne pas chercher à convaincre l'autre qu'il a tort - parce qu'il n'a pas tort. Il a son avis, et c'est tout.
Partant de là, une critique ne nous permettra pas forcément de nous améliorer. Parce qu'elle peut ne pas correspondre à ce qu'on a envie de faire (par exemple un lecteur qui trouve un roman jeunesse "trop jeunesse"). Parce qu'elle est peut-être contraire à 15 autres chroniques reçues. Parce qu'elle reflète la réaction d'une personne précise à un moment précis de sa vie, qu'elle aura peut-être un autre avis à un autre moment, que certains ont sûrement aimé ce qu'elle a détesté, qu'on ne peut pas plaire à tout le monde (ouh, le cliché), et que ce serait vain d'essayer de le faire. Parce que quelqu'un qui n'a aimé ni l'intrigue, ni le personnage, ni l'univers, ni le style, n'est tout simplement pas fait pour lire ce qu'on écrit.
Parce que si on part dans cette direction, on finit par écrire uniquement ce que veulent nos lecteurs (ou plutôt ce qu'on pense qu'ils veulent) sans plus nous demander ce que nous, on a envie d'écrire - et on perd notre identité, notre voix, faite de nos forces et de nos faiblesses. Alors, oui, il faut accepter que tout le monde n'aime pas ce qu'on écrit. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit en retirer quelque chose. C'est important pour moi d'accepter ça parce qu'aujourd'hui, c'est terriblement culpabilisant, parfois, d'être présent sur les réseaux sociaux. Tout le monde y va de sa théorie sur ce qu'un auteur doit ou ne doit pas faire vis à vis des chroniques : répondre, ne pas répondre, lire, ne pas lire, partager, ne pas partager... au point qu'on finit par ne plus savoir comment on a vraiment envie de réagir. Ma réponse, elle est là : j'adore que vous écriviez des chroniques. J'adore que vous ayez parfois envie d'en discuter avec moi. Mais n'ayez pas l'impression de me dire quelque chose de constructif. Ne vous sentez même pas obligé d'argumenter - vous en avez le droit, mais c'est votre choix. Par cette chronique, j'en apprends plus sur vos goûts, pas sur ma façon d'écrire. Sauf si, encore une fois, le même point se retrouve dans un grand nombre de chroniques, et qu'il fait écho à quelque chose qui me parle. Mais, ça, c'est une autre histoire :)


vendredi 25 janvier 2019

Cliché #3 : un auteur déteste corriger son roman.

Pour bien commencer l'année, j'ai envie d'écrire une série d'articles sur les clichés qu'on trouve sur l'écriture et la vie d'écrivain. Et, en particulier, ces clichés qui m'ont longtemps culpabilisée parce que, moi, je ne fonctionnais pas comme ça. Après tout, je me dis que je ne suis sûrement pas la seule à culpabiliser, que d'autres doivent bien fonctionner comme moi, et que, peut-être, ça leur fera du bien de savoir qu'on peut réussir à publier des romans même quand on n'applique pas à la lettre les conseils des manuels d'écriture. 






Attention : ces articles sont personnels et visent à déculpabiliser ceux qui, comme moi, ne se retrouvent pas dans certains poncifs. Si vous, vous vous y retrouvez : merveilleux, après tout les clichés ne naissent pas de nulle part et vous êtes sûrement nombreux dans ce cas. Tant mieux ! 
Il se peut aussi que je n'aborde pas d'autres sujets que, vous, vous trouvez clichés, parce qu'il se trouve qu'ils s'appliquent bel et bien à moi et que je n'aurais pas grand chose à dire pour faire avancer le shmilblick. Sorry for that... et si vous écriviez votre propre article sur la question ? :)


Cliché n°3 : un auteur déteste corriger son roman.

Tout le monde connaît cette image de l'auteur imbu de lui-même qui refuse de toucher une ligne de son roman parce que ça détruirait son génie. Je ne dis pas que ça n'existe pas (j'en ai rencontré quelques-uns), mais ce n'est pas de ça que je vais vous parler aujourd'hui, parce que ce n'est clairement pas la majorité des auteurs (et heureusement).
En revanche, beaucoup d'auteurs, même s'ils savent très bien corriger leur roman et le font sans rechigner, disent qu'ils n'aiment pas ça : ils préfèrent le "flow" du premier jet, la création pure, plutôt que retravailler l'existant. J'en suis la première surprise, mais, là encore, ça n'est pas mon cas.
J'adore le premier jet, mais j'adore aussi les premières phases de corrections (le fond), peut-être même plus ! Rien ne me fait plus plaisir que de reprendre un roman en profondeur, parce qu'il en ressort grandi, bien meilleur ; parce que les choses que j'avais envie de faire ressortir apparaissent enfin clairement, parce que mes gros sabots se transforment en petits pas nuancés... J'ai véritablement l'impression de donner vie au roman.


La correction, c'est comme sculpter un texte de bois brut.

Cela tient sûrement en grande partie à ma façon de travailler, parce que mes corrections de fond s'apparentent bien souvent à de la réécriture partielle, si bien que je retrouve ce plaisir créateur que j'ai lors du premier jet, sauf que je n'ai pas besoin de réfléchir à ce que je vais faire de mon histoire : je le sais parfaitement, et je n'ai plus qu'à dérouler et à me laisser surprendre par ce que j'ai mis dans ma V1 sans le savoir. Pour les curieux, j'avais déjà détaillé ce processus dans un article (clic !).
Pour ceux qui savent déjà parfaitement ce qu'ils veulent écrire dès la V1, l'approche est forcément différente. Ils n'ont pas besoin de réécrire. Pour ma part, ça fait partie intégrante de mon processus d'écriture. 
On me demande très souvent si ce n'est pas trop pénible, trop décourageant. Pas du tout. Au contraire, c'est très excitant de voir le roman se transformer, se bonifier, gagner en profondeur et en nuances. Je peux ajouter ou supprimer des personnages, en transformer certains, créer des liens qui n'existaient pas (ou qui existaient sans être visibles), supprimer des pans de l'intrigue inutiles (je coupe quasiment tout le temps mon premier chapitre)... Je sors la tronçonneuse, sans pitié, et je n'ai aucun problème à supprimer des pans entiers de texte parce qu'ils ne correspondent plus à la nouvelle mouture, ou bien parce que l'intrigue patine. OK, j'ai quelques darlings, des scènes que j'adore et qui me font râler quand je dois les supprimer, j'avoue. Mais ça reste l'exception. Il y a même un petit côté jouissif à couper des trucs, parce que tout devient utile, tout est lié, et c'est tellement plus fort comme ça.





Est-ce que j'ai peur que ce soit moins bien qu'avant ? Pas vraiment. J'avais cette peur dans mes premières corrections, mais j'ai pu constater que c'est, finalement, toujours mieux dans la V2. En revanche, j'ai souvent peur que ça ne suffise pas. Parce que, la correction étant une réécriture partielle, j'ai autant la tête dans le guidon que pendant un premier jet, je manque de recul, et je n'ai pas toujours la possibilité de laisser reposer pour le reprendre à froid. C'est mieux, mais est-ce assez ? C'est la question qui me déprime m'agace le plus pendant la phase de corrections, et à laquelle je ne trouve jamais de réponse. Je crois que ce ne sera jamais assez, mais qu'à un moment il faut se lancer. Si j'attends 6 mois de plus et que je le reprends, et ainsi de suite, j'aurai toujours des choses à changer, et au final le roman ne sera plus celui que je voulais écrire à un instant T. 
Réécrire, donc, mais pas à l'infini. Et c'est peut-être ce que je déteste dans les phases suivantes de la correction, quand on ne peut plus toucher au fond : j'ai toujours cette interrogation du "aurais-je pu faire mieux ?", mais je sais que je ne peux de toute façon plus rien y faire, que si le roman n'est pas très bon, il paraîtra comme ça et sera lu comme ça. 
J'aime quand même ces corrections (sauf le BAT parce que j'ai relu mon roman 3645 fois et qu'il me sort par les yeux, et en plus j'arrête pas de douter), mais là, c'est sûr, ce n'est pas ma phase préférée du processus.

Donc : non, tous les auteurs ne détestent pas corriger leur roman, et ce n'est pas une question de flemme. C'est une question de méthode, de feeling avec son texte, avec son écriture ; de doutes aussi, beaucoup. Ce n'est ni mieux, ni moins bien.





Et vous ? Les corrections, vous adorez ou vous détestez ?

mercredi 16 janvier 2019

Cliché #2 : un auteur a toujours mille idées de romans

Pour bien commencer l'année (et la résurrection de ce blog), j'ai envie d'écrire une série d'articles sur les clichés qu'on trouve sur l'écriture et la vie d'écrivain. Et, en particulier, ces clichés qui m'ont longtemps culpabilisée parce que, moi, je ne fonctionnais pas comme ça. Après tout, je me dis que je ne suis sûrement pas la seule à culpabiliser, que d'autres doivent bien fonctionner comme moi, et que, peut-être, ça leur fera du bien de savoir qu'on peut réussir à publier des romans même quand on n'applique pas à la lettre les conseils des manuels d'écriture. 







Attention : ces articles sont personnels et visent à déculpabiliser ceux qui, comme moi, ne se retrouvent pas dans certains poncifs. Si vous, vous vous y retrouvez : merveilleux, après tout les clichés ne naissent pas de nulle part et vous êtes sûrement nombreux dans ce cas. Tant mieux ! 
Il se peut aussi que je n'aborde pas d'autres sujets que, vous, vous trouvez clichés, parce qu'il se trouve qu'ils s'appliquent bel et bien à moi et que je n'aurais pas grand chose à dire pour faire avancer le shmilblick. Sorry for that... et si vous écriviez votre propre article sur la question ? :)


Cliché n°2 : un auteur a toujours mille idées de roman en même temps.

Ça fait un moment maintenant que je rencontre des auteurs, et à chaque fois, ce qui me frappe quand je leur demande de me parler de leurs projets, c'est qu'ils en ont toujours plein en même temps. Un roman en correction, deux en cours d'écriture, un qui vient de sortir... ça marche aussi avec les jeunes auteurs qui commencent plein de projets et ont, du coup, du mal à se fixer sur un pour le finir.
Bien sûr, beaucoup ont aussi "leur projet", sur lequel ils passent dix ans avant de le soumettre - mais ça n'empêche pas certains d'entre eux, une fois publiés et débarrassés de cette obsession en quelque sorte, de multiplier les projets en parallèle.
Le monde de l'édition jeunesse nous y incite beaucoup, à vrai dire : il faut publier beaucoup et souvent pour être visible, on a souvent plusieurs éditeurs, et chacun nous demande si on a un projet pour lui, ou même une idée qu'on lui réserve.
Donc, avoir plein d'idées prêtes à éclore, c'est souvent bien pratique dans ces cas-là (encore faut-il trouver le temps de les écrire toutes, mais c'est un autre débat).





Mais, vous vous en doutez puisque j'écris cet article, ce n'est pas mon cas.

Je n'ai (quasiment) jamais deux idées en même temps. Quand j'en ai une, elle m'obsède, elle prend toute la place. Je vois la réalité par son prisme (comprendre : tout ce que je vois dans mon quotidien m'y fait penser), que je sois en phase d'écriture ou pas. Pendant tout le temps de la gestation, du premier jet puis des corrections de fond, je suis plus ou moins incapable d'imaginer une autre histoire que celle-là.
On me demande souvent lequel, parmi mes romans, est mon chouchou ; je réponds toujours que c'est celui que je suis en train d'écrire. Et c'est toujours vrai. Parce que, au moment de l'écriture, je ne pense qu'à lui. Les autres, en comparaison, me paraissent fades - non pas mauvais, mais moins... vivants. Parce qu'ils ne vivent plus dans mon esprit, mais dans le vôtre

Il n'y a que quand j'ai terminé mes corrections de fond et que le roman est soit en soumission éditoriale, soit en phase de correction de forme chez l'éditeur, que je parviens à me détacher de cette histoire ; je la considère comme terminée, j'ai mis dedans ce que j'avais à y mettre. Il me faut alors un moment de "vide" pendant lequel je fais tout sauf écrire, ravie de retrouver un cerveau capable de se concentrer sur autre chose que sur mon histoire, de manière un peu monomaniaque ; et, seulement alors, commence à poindre le bout d'un embryon d'idée d'un autre roman.

Quand on sait que le processus gestation/écriture/corrections de fond me prend en moyenne un an, c'est pas bien compliqué à calculer : ça fait pas des masses d'idée par an. ^^ Si bien que je me retrouve régulièrement bouche grande ouverte comme une idiote quand un éditeur me demande : "Alors, t'as un autre projet pour moi ?".
Mais tant pis. J'ai fini par accepter que c'était comme ça que je fonctionnais, que j'avais besoin de me laisser habiter complètement par mon roman, de vivre à travers lui pendant longtemps pour aller vraiment au fond des choses, lui donner de la profondeur, des nuances. D'autres y parviennent sur plusieurs histoires parallèles, pas moi. Chacun son truc !

Oui.


Si vous me suivez sur les réseaux, vous allez peut-être m'objecter : "Mais nous, on t'a vu parler de plein de projets différents cette année, t'en as pas qu'un seul en cours !"
C'est normal : les réseaux sociaux et le processus d'écriture ne sont pas sur la même ligne temporelle. Chaque roman met un temps défini entre l'écriture et la publication - un temps qui n'est pas identique d'une fois sur l'autre. Si bien que, quand je vous annonce qu'un projet va être publié, pour moi, il a pu se passer six mois depuis la fin de mes corrections de fond, et je suis passée à autre chose. Ou bien je vais vous parler des corrections de forme proposées par l'éditeur, qui ne changent plus le fond de l'histoire et qui, dans mon cas, ne font plus partie de la phase "obsession". Ou bien je vais vous parler d'un roman déjà sorti, ou en train de paraître, qui pour moi est terminé depuis bien longtemps.
Il y a toujours une sorte de décalage entre la façon dont je vis l'écriture d'un roman et le moment où je peux en parler. Si bien que vous pourrez m'entendre parler d'un roman en cours d'écriture, d'un autre en cours de correction d'un autre paru, et avoir l'impression que je fais tout ça en même temps. Mais non : tout ça s'est étalé sur de longs mois, des années, même.




En fait, la seule exception que j'ai faite, c'est pour écrire mon roman à 4 mains avec Cindy. Parce qu'il fallait accorder nos 2 plannings et que passer deux ans sans écrire d'autre romans, ce n'était pas possible. Mais, pour être franche, j'ai vraiment eu du mal à alterner deux projets en phase d'écriture. Ça a fonctionné parce que Cindy titillait ma curiosité et me donnait envie de me pencher sur son chapitre même quand j'étais plongée dans un autre ; toute seule, je n'aurais clairement pas fonctionné comme ça (j'aurais écrit tout le roman avant de passer au suivant).

En somme : vous n'avez pas à culpabiliser si vous ne fourmillez pas d'idées avec une muse indomptable qui vous pond 3 intrigues à la minute. Peut-être que vous avez besoin de plus de temps pour les maturer, pour laisser venir les idées et les assembler. Peut-être que vous êtes monomaniaque. Vous n'êtes pas moins légitimes pour autant. Vous n'écrirez pas moins non plus. Acceptez la façon dont vous fonctionnez, ça vous évitera de stresser en vous disant que vous n'avez pas d'idée et que ça-y-est-c'est-le-syndrome-de-la-page-blanche-je-n'écrirai-plus-jamais-de-bonne-histoire. (Ça sent le vécu ? C'est normal. ^^)




Et vous ? Vous avez mille idées à la fois, ou une seule ?

vendredi 11 janvier 2019

Cliché #1 : écrire pour soi avant tout.

Pour bien commencer l'année (et la résurrection de ce blog), j'ai envie d'écrire une série d'articles sur les clichés qu'on trouve sur l'écriture et la vie d'écrivain. Et, en particulier, ces clichés qui m'ont longtemps culpabilisée parce que, moi, je ne fonctionnais pas comme ça. Après tout, je me dis que je ne suis sûrement pas la seule à culpabiliser, que d'autres doivent bien fonctionner comme moi, et que, peut-être, ça leur fera du bien de savoir qu'on peut réussir à publier des romans même quand on n'applique pas à la lettre les conseils des manuels d'écriture. 





Attention : ces articles sont personnels et visent à déculpabiliser ceux qui, comme moi, ne se retrouvent pas dans certains poncifs. Si vous, vous vous y retrouvez : merveilleux, après tout les clichés ne naissent pas de nulle part et vous êtes sûrement nombreux dans ce cas. Tant mieux ! 
Il se peut aussi que je n'aborde pas d'autres sujets que, vous, vous trouvez clichés, parce qu'il se trouve qu'ils s'appliquent bel et bien à moi et que je n'aurais pas grand chose à dire pour faire avancer le shmilblick. Sorry for that... et si vous écriviez votre propre article sur la question ? :)

Place au premier article : écrire pour soi avant tout.

Je ne compte plus les fois où j'ai lu "n'écrivez pas pour les autres, écrivez pour vous" ; "ne songez à la publication qu'une fois le roman terminé". En un sens c'est judicieux : si on essaie de se calquer sur ce que les lecteurs veulent plutôt que sur ce qu'on a envie d'écrire, bien souvent, ça se ressent dans la qualité du roman. Ça sonne faux, ou pas assez approfondi, ou bien c'est une énième copie d'un roman à succès. Les bons romans ont tous ce "petit quelque chose en plus" qui vient des tripes de l'auteur, qu'il a arraché de lui-même pour le coucher sur le papier, parce que ça lui tenait à coeur.



Pour autant, je n'ai jamais écrit uniquement pour moi. J'écris ce que j'ai envie (ou besoin) d'écrire, oui, mais j'écris avant tout pour partager.

Partager une histoire, un personnage. Surtout, partager une idée. L'écriture, c'est mon engagement à moi. Ma façon de lutter ou, tout simplement, de partager mon point de vue sur un aspect de notre société. C'est le moteur premier de chacun de mes romans. Pour Quelques pas de plus, la première chose que je me suis dite, c'est "je veux écrire sur le handicap invisible". Pour IRL, c'était l'observation de masse, cette fascination qu'on a pour le contrôle de la vie des autres. Pour le Secret des Bois-Noirs, le deuil. Chaque roman, avant d'être une histoire, est une réflexion sur le monde qui m'entoure





Vous me direz qu'on peut très bien écrire pour réfléchir sur le monde sans pour autant le partager.
Et vous aurez raison.
Pour autant, ce n'est pas mon cas.

En fait, je me dis souvent que si je n'avais pas de lecteurs, je n'écrirais pas. 

Soyons clairs : avoir des lecteurs ne veut pas forcément dire "publier". Ce peut être des amis, des proches, une communauté en ligne, ou n'importe qui avec qui vous auriez envie de partager vos écrits. La première fois que j'ai réussi à aller au bout de mon processus d'écriture et de corrections, c'est quand j'ai découvert CoCyclics... et donc, quand j'ai cessé d'être seule. Quand j'ai pu faire lire mes écrits, en parler, me rendre compte que ce qui me préoccupait préoccupait également d'autres personnes, et que ça pouvait les intéresser de me lire. C'est comme ça que j'ai fini La Couleur de l'aube, mon tout premier roman.




Encore aujourd'hui, chaque fois que j'écris quelque chose, je pense à ceux qui vont me lire. Savoir que vous êtes là, derrière, me pousse à me challenger, me donne envie de me renouveler, pour vous surprendre à chaque fois. Je pense à des sujets que j'ai envie d'aborder avec vous en profondeur, à vos réactions quand vous découvrirez telle ou telle scène, au meilleur moyen de vous parler des choses qui sont importantes pour moi, et peut-être pour vous aussi, tout en vous faisant passer un bon moment.
Alors, non, je n'écris pas pour moi avant tout. Ecrire n'a pas à être un plaisir égoïste, même si c'est une activité solitaire : on a le droit d'avoir besoin de partager des choses, d'écrire un roman pour créer des liens, même invisibles, avec nos lecteurs.




Le résultat ne sera ni meilleur, ni moins bon : c'est juste votre démarche personnelle qui est différente, et vous n'avez pas à culpabiliser pour ça.

Alors... vous écrivez pour vous, pour les autres, les deux... ? :)

lundi 7 janvier 2019

Adieu 2018, bonjour 2019 !

Mais... serait-ce un blog qui ressuscite d'entre les limbes d'Internet ?





Incredible. On ne l'attendait plus, et pourtant, il est bien là... ^^
Et je commence par vous souhaiter une BONNE ANNEE et par m'excuser pour mon silence ici en 2018 : ce n'étaient pas les idées d'articles qui manquaient, mais je n'ai pas réussi à trouver le temps de les rédiger. En fait, je n'ai pas réussi à trouver le temps de faire grand-chose, comme vous allez vite vous en rendre compte dans ce bilan. 
Mais qu'à cela ne tienne. 2019 est là et j'ai bien l'intention de retrouver du temps pour vous !

Alors, au final, qu'est-ce que j'ai fait en 2018 ?

Côté écriture

- J'ai publié Erreur 404, et ça, c'était carrément trop chouette. Ce roman est un OVNI, je n'étais pas très sûre que vous me suivriez dans mon délire... et pourtant, vous êtes là, encore et toujours ! 
Merci pour ça. Merci de me permettre de briser quelques habitudes quand ça me chante, parce que c'est ce qui me plaît dans l'écriture. Ce défi de faire autre chose, de sortir de ma zone de confort, de vous sortir de la vôtre, encore et toujours, sans diminuer le plaisir de lecture (au contraire, même). C'est ce qui me stimule et que je vais continuer à cultiver. Alors, merci, vraiment.





- J'ai fini d'écrire et de corriger #TousDebout avec Cindy (Van Wilder, mon amie de coeur et de plume, pour les nouveaux venus), et ça aussi c'était un sacré challenge. J'ai toujours dit que je ne pourrais jamais écrire à deux, jusqu'à ce que je le fasse avec Cindy. Et bon sang je ne regrette pas d'avoir essayé. Ecrire à deux, c'est sortir de ses schémas narratifs inconscients, comprendre comment l'autre fonctionne, et comprendre mieux comment on fonctionne soi-même. C'est aller plus loin, bien plus loin qu'on ne l'aurait été en restant dans son coin. C'est oser ce qu'on n'aurait pas osé sans la présence de l'autre à nos côtés.

- J'ai écrit un roman 12 ans et +. Nom de code : Tous pour un. C'est un court roman épistolaire à la mode des nouvelles technologies : FB, Twitter, Snapchat, What's app, les t'chats, les forums, les mails, les SMS... tous les supports écrits connectés y passent, pourvu que ça puisse aider mes trois pré-ados solitaires à communiquer.
Il est actuellement en soumission chez différents éditeurs ; plus de news dès que j'en aurai. Croisez les doigts !

- J'ai tout juste commencé une nouveau YA. De l'anticipation, mais pas de jeu vidéo cette fois : on va parler médias, publicité et temps de cerveau disponible.

Et en fait, moi qui avais l'impression de ne quasiment pas avoir écrit, je me rends compte que ce n'est pas si mal !  Les six premiers mois de l'année, je n'ai quasiment pas touché le clavier, mais je me suis un peu rattrapée à la fin de l'été. Cette pause m'a fait du bien autant qu'elle m'a frustrée. J'ai l'impression d'être arrivée au bout d'un cycle d'écriture, d'avoir besoin de me chercher pour en commencer un nouveau, pour continuer à me renouveler. J'ai des idées, des envies, et je tâtonne un peu pour y mettre de l'ordre. J'ai envie d'aller plus loin que ce que j'ai déjà fait, comme si j'avais besoin de franchir une étape dans mon écriture.
Ça va être mon défi 2019 : maintenant que j'ai bouclé tout ce qui était en cours, il est temps de me relancer franchement pour aller de l'avant.


Côté boulot

En 2018, j'ai beaucoup travaillé, sur des projets très variés, et c'était génial. Je travaille notamment pour les éditions Eyrolles, avec qui je bosse vraiment le fond des romans (des romans de fiction/développement personnel), ce qui est à la fois un enjeu de taille et un réel plaisir.




Beaucoup de manuscrits lus (et acceptés !) pour Scrineo également : il y a plein de sorties prévues l'an prochain, pour mon plus grand bonheur... J'ai un peu mieux réussi à gérer mon rythme de lecture puisque j'ai réussi à lire quelques romans pour moi (truc de fouuu !), sans être trop à la traîne. J'espère continuer sur cette lancée !




Si le premier semestre a été plus que chargé de ce point de vue-là, la fin de l'année est en revanche plus calme, ce qui me permet à la fois de souffler et de recommencer à prospecter. J'aimerais diversifier mon activité, découvrir de nouveaux projets et de nouveaux éditeurs, pour maintenir mon activité malgré les diminutions de production éditoriale.
2019 va donc sûrement voir des évolutions, que j'espère positives : après deux années de course folle, je m'arrête tout à coup et prends le temps de me demander où j'ai envie d'aller. La trentaine qui approche, sûrement ! :)

Côté perso

L'an dernier, j'écrivais : "En 2018, c'est la vie perso qui va passer en priorité, au moins pour ce premier semestre (et le 2e sera probablement employé à rattraper le retard pris sur le reste au 1er semestre et à dormir). "
Eh bien, je ne me suis pas trompée :) 
Le premier semestre a été quelque peu envahi par cette petite bête appelée "mariage" qui a fini par occuper toutes mes pensées jusqu'au jour J. Et bon sang que c'était bien ! Une journée pleine d'amour, de tendresse, une invitation au voyage en compagnie de nos proches... Je ne regrette pas une seconde le temps que je lui ai consacré. Même si je suis aussi contente que ce soit terminé, pour pouvoir reprendre mes autres projets ^^

Crédit photo : Nicolas Elsen


Après le mariage, il y a eu les travaux, et après les travaux, les vacances. Si bien qu'on est arrivés à la fin de 2018 sans que j'aie eu le temps de comprendre ce qui se passait !
En 2019, j'espère retrouver un rythme perso plus calme, et profiter de ce bonheur qu'on a construit en 2018. Et puis, il paraît qu'on a un voyage de noces à préparer... :)

En conclusion ? Une année 2018 qui a filé à toute allure, pleine de moments forts inoubliables, et qui me laisse l'impression de me trouver à la croisée des chemins. J'ai accompli mes objectifs, je suis là où je voulais être. Et maintenant ? Comment je vais faire grandir mon écriture ? Vers où vais-je diriger mon activité professionnelle ? Comment vais-je concilier ma nouvelle vie de famille et cet avenir qui n'attend que moi ? Ils sont là, mes enjeux de 2019, mes objectifs pour cette année : trouver mon rythme, me renouveler, cesser de courir et marcher vers la direction que j'aurai choisie. Je sais, c'est assez vague comme objectif, mais après tout, ça fait partie du deal : me laisser porter pour être capable de saisir (ou d'aller chercher !) de nouvelles opportunités. Ah, et j'ai la ferme intention de reprendre ce blog en main, aussi. Vous être prévenus.

2019 : here I come !

jeudi 12 avril 2018

Erreur 404 : la genèse

Hiiii !

Ca y est, c'est aujourd'hui qu'Erreur 404 sort en librairie !!!





Du coup, c'est l'heure du traditionnel article sur la genèse du roman. Qui va pas être simple à écrire sans spoilers, pour le coup, mais je vais faire de mon mieux !

Erreur 404 est probablement mon roman le plus complexe narrativement parlant jusqu'ici... et, paradoxalement, c'est celui que j'ai eu le plus de facilités à écrire. Aucun blocage, aucun "ventre mou", tout juste un peu de réécriture à la correction, mais sans avoir cette impression de lutter qui m'assaille bien souvent. Au contraire : Erreur 404, c'est le roman de l'éclate.
Du jeu.

Après avoir exploré l'aspect "vidéo" du jeu vidéo dans I.R.L., j'avais envie de me pencher plus sur l'aspect "jeu". En fait, c'est une conférence aux Imaginales 2016 avec Christopher Priest qui a fait "tilt" pour la première fois (vous pouvez la réécouter ici) : Christopher Priest, écoutant ce que je disait à propos d'IRL, se faisait la réflexion que le thème des robots était en train de devenir ludique, ce qui correspond selon lui au dernier stade de la réflexion des auteurs par rapport à un thème donné.
C'est là que je me suis dit : ludique, oui, mais pas encore assez. Dans "jeu vidéo", il y a "jeu", et j'ai envie que mes lecteurs s'éclatent !



S'en sont suivies deux révélations successives, que je ne peux pas détailler sous peine de vous spoiler la 2e partie du roman, mais qui ont eu lieu en jouant à Uncharted 4 et bien sûr à Life is Strange, grosse grosse influence du roman. C'est là que j'ai commencé à avoir envie de mêler jeu et roman, intimement, jusque dans la structure même du récit.





Et puis il y a eu la période Pokemon Go. Avec cette nouveauté : les joueurs qui se rencontrent dans les rues, qui sortent de chez eux exprès pour aller jouer. Evidemment, ils restent toujours scotchés à un écran, mais quand même : c'est pas génial de tomber sur une adorable bestiole au détour d'une forêt, d'échanger avec des voisins qui la cherchent, de finir le trajet ensemble... ?
C'était ça, pour moi, le phénomène Pokemon Go, et Erreur 404, c'est aussi un moyen de montrer que le jeu peut être fédérateur, pourvu qu'on lui en laisse la chance. Et de réaliser un de mes rêves : mettre une adorable bestiole dans un roman. 😬
Parce qu'évidemment, dans le futur, plus besoin de téléphone pour jouer, tout se passe dans la rue, sous nos yeux, et bien plus encore !





A cela s'est ajoutée une question plus sérieuse, plus sensible, à laquelle je me suis retrouvée confrontée plusieurs fois dans l'année, et qui m'a poussée à entrer dans une nouvelle association et à rencontrer d'autres personnes luttant contre ce phénomène. Je ne détaille pas sous peine de vous spoiler, mais vous lirez les remerciements si vous êtes curieux ;)

J'avais mes idées fun, mon cheval de bataille, une excellente occasion de faire plein de jeux de mots pourris, de références geek et autres développements : Erreur 404 était né !
Ce n'est que lorsque j'en ai parlé à Paola, des éditions Gulf Stream, et qu'on a décidé qu'il paraîtrait dans la même collection qu'IRL, que j'ai décidé d'ajouter des liens avec ce roman. Après tout, j'y explore les mêmes thèmes, mais sous des angles très différents ; et puis j'avais envie de vous faire plaisir... Voilà comment je me suis retrouvée à placer ce roman 10 ans après IRL, et à en faire le prolongement logique de ce monde en plein changement.
(Et puis ça me donnait des arguments pour avoir une couverture violette, parce que ça va siiii bien avec le rose d'IRL !)



Et voilà pour la genèse d'Erreur 404, le roman du fun, de la prise de risques, et surtout du geek !

Des questions ? :)



vendredi 12 janvier 2018

Bilan 2017, horizon 2018... que de changements en vue !

Une fois n'est pas coutume, je suis SUPER à la bourre pour mon article bilan 2017. Du coup, je vais le coupler directement avec l'article d'objectif 2018, ça fera comme si c'était fait exprès.
Vous êtes prévenus : pavé en vue !

Reprenons donc d'abord mes objectifs de 2017 pour voir si tout s'est passé comme prévu.


Casquette d'auteure

  • Sortie de "Quelques pas de plus"
Check ! J'ai bichonné ce roman du mieux que je pouvais, et été très émue de l'accueil que vous lui avez réservé. J'ai reçu quelques retours tellement émouvants que je ne savais plus quoi dire (et il faut y aller !), des messages pleins d'espoir, aussi. Un énorme MERCI pour tout ça.

  •  Mon objectif prioritaire qui devrait me prendre le plus gros de cette année en terme d'écriture, c'est #NouveauRoman. Je l'ai tout juste commencé (...) et je sens que je vais m'éclater à l'écrire. Bref, surprises au programme, pour vous comme pour moi !
Plus que check ! Il s'agit bien sûr d'Erreur 404, qui est parti à l'impression il y a quelques jours. Et je me suis vraiment, vraiment éclatée à l'écrire. Il est un peu barré, spécial, différent de ce que j'ai déjà fait tout en s'en rapprochant dans les thèmes abordés. J'avoue, c'est un peu un pari et j'espère que vous allez me suivre là-dedans... Parce que j'ai vraiment adoré l'écrire. ^^






  • En parallèle, j'aurai bien sûr le #RomanMystère co-écrit avec Cindy, qui s'intercalera entre les chapitres et les corrections éditoriales. (...) Attendez-vous à entendre Cindy râler que je lui dois un chapitre ^^
Check à moitié. On a bien avancé le roman, mais il n'est pas encore terminé, et j'ai râlé plus souvent que Cindy pour avoir un chapitre parce que je suis plus méchante qu'elle. ^^ Bon, là, c'est mon tour... Au boulot !
  • Enfin, j'aimerais retrouver un éditeur pour mon petit "Secret des Bois-Noirs" :)
C'est encore dans les tiroirs pour le moment, mais ce n'est pas tout à fait un fail ;)


=> Et pour les objectifs 2018 ?
Eh bien, c'est assez simple...

* Ma priorité du moment est de terminer le roman écrit avec Cindy, de signer le contrat et de pouvoir enfin vous annoncer chez qui il paraîtra :) Ce qui, si tout va bien, ne devrait pas trop tarder... 

* Evidemment, gérer la sortie d'Erreur 404.

* Continuer à explorer la piste de réédition du Secret des Bois-Noirs

* Et enfin, écrire un roman court pour les 10+ que j'ai commencé, et que j'ai appelé provisoirement Tous pour un. Et lui trouver un éditeur, ça va de soi.

Pas de gros projet YA (en dehors de celui avec Cindy) prévu cette année, du moins pas pour l'instant : l'année va probablement être assez light en terme d'écriture, parce que j'ai de sacrés objectifs à remplir dans les autres cases... !


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Casquette d'éditrice

  • Mon gros enjeu va être de réussir à gérer les coups de bourre pour ne pas finir sur les rotules, maintenant que j'arrive à gérer les coups de mou sans angoisser pour la suite. Et prendre un peu plus de vacances.
Plutôt check. J'ai pris trois semaines de vacances à Bali au printemps et 10 jours en Turquie cet été, qui m'ont fait un bien fou. J'ai eu quelques coups de bourre bien stressants, mais j'ai moins fini sur les rotules que les années passées. Je vais essayer de garder le cap !

  • Autre enjeu : j'ai réussi à gérer la pile de manuscrits cette année, moins à trouver du temps pour lire. Donc : retrouver du temps pour lire sans me laisser déborder par la pile de manuscrits pour autant. Ce qui, soyons honnêtes, n'est pas le plus simple de mes objectifs. 
Sans surprise, c'est un gros fail. J'ai de plus en plus de manuscrits à lire (c'est grâce à votre confiance, alors merci !), j'arrive encore à gérer la pile même si je prends parfois du retard, en revanche, pour ce qui est des lectures perso... Je fonde tous mes espoirs sur ma toute nouvelle Kobo qui m'a permis de lire deux romans plaisir en cette fin d'année (incredible !). 

=> Et pour les objectifs 2018 ?
On prend les mêmes et on recommence !
Avec deux nouveaux enjeux :

* Saisir les opportunités offertes par ce début d'année par de potentiels nouveaux clients réguliers, en espérant qu'elles se concrétisent. Travailler plus souvent sur le fond du roman, à modeler l'histoire et le style avec l'auteur, parce que ça reste clairement ce que je préfère dans ce métier, même si la correction me plaît beaucoup aussi.

* Dans l'idéal (mais c'est un objectif à long terme, pas forcément 2018), diversifier mon activité en explorant notamment le domaine du jeu vidéo, que j'ai touché du doigt cette année et qui me plairait beaucoup.


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Quand je pars en vadrouille

  • Je vais continuer à essayer de gérer le rythme des salons tranquillement, et ne pas en faire plus d'un par mois pendant les saisons "fortes". Il me faut du temps pour m'en remettre côté fatigue (ma cheville a dû laisser quelques traces derrière elle) et, même si j'adore ça, je dois faire attention si je veux garder assez d'énergie pour l'écriture ;)
Check, et la même pour 2018 ! J'ai trouvé un rythme qui me convient bien pour le moment, avec quelques temps fort et des moments calmes.
Je peux d'ores et déjà annoncer une avant-première d'Erreur 404 au Salon de Paris en mars (hiiiii !), puis ma venue à Grésimaginaire à Grenoble en avril. Il y aura une dernière date au printemps, mais c'est tout pour ce premier semestre. Promis, j'ai de bonnes raisons pour ça, que vous connaîtrez en lisant la fin de l'article ;)

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Et pour le reste ?

  • Conserver ce blog et la chaîne YouTube et les alimenter tous les mois, mais j'arrête de me mettre des objectifs de ce côté : je ne les tiens jamais de toute façon. ^^
Bon, même ça, c'est un fail vu que ma chaîne YouTube est à l'abandon et que je suis loin d'avoir écrit tous les mois sur le blog. Cela dit, vous êtes toujours au rendez-vous et ça, c'est vraiment chouette. Merci !!!

  • Cette année, je veux pouvoir sauter et courir de nouveau, pour enfin pouvoir dire "je suis guérie". Je veux publier mon roman de boiteuse et laisser tout ça derrière moi. 
C'est peut-être mon plus gros check de l'année. Après deux ans de galère, j'ai enfin repris la danse normalement, avec des sauts, des courses, des pirouettes et tout ce que vous voulez. Bien sûr, j'ai encore une appréhension à chaque réception sur le pied gauche et je ne me lâche pas assez dans ces moments là, ça se sent. Mon corps réapprivoise petit à petit le parquet. Mais c'est bon : JE SUIS GUÉRIE !

  • J'ai envie de jouer, aussi, parce que je l'ai pas mal fait cette année et je découvre des merveilles. Encore, encore !
Check ! Entre autres merveilles : Horizon Zéro Dawn que j'ai vraiment adoré. Et le préquel de Life is Strange évidemment.



=> Et pour les objectifs 2018 ?
Eh bien, côté perso, il y en a deux de taille, qui vont prendre le pas sur pas mal d'autres...

*Aménager l'appartement dans lequel je viens de rentrer, prendre mes marques dans mon nouveau chez moi, mon nouveau bureau.

* Et... me marier ! À moi la déco, le traiteur, la première danse, et surtout la belle robe (gniiii !). C'est prévu pour cet été et il reste pas mal de boulot, alors ça va me prendre "un peu" de temps. Me voilà transformée en midinette !
Et mon petit doigt me dit que vous connaissez une de mes témoins... ;)


Souvenir des fiançailles :)

En conclusion : je m'excuse d'avance si je suis peu présente cette année, et si j'écris moins. En 2018, c'est la vie perso qui va passer en priorité, au moins pour ce premier semestre (et le 2e sera probablement employé à rattrapé le retard pris sur le reste au 1er semestre et à dormir). 
Cela dit, j'ai quand même quelques projets dans les tiroirs et pas mal de boulot... D'ailleurs, j'y retourne !
À nous deux, 2018 !